lundi 7 juin 2010

Enfumage en série...


Sarkozy accueille les dictateurs africains sur la Côte d’Azur pour une bouffe mémorable, à la santé de la démocratie souillée et de relations commerciales que notre petit PDR souhaite « débridées ». En termes plus directs, les échanges commerciaux ne doivent plus s’embarrasser de ces billevesées, tels les droits de l’Homme, le souci écologique, les luttes armées, les génocides, la répression…. et autres barrières inutiles aux transactions marchandes, bienfaitrices de notre humanité moutonnière. Notre petit PDR s’est illustré comme un formidable maître de cérémonie, un véritable trublion surélevé derrière son pupitre. Il a harangué ses visiteurs, les a caressés dans le sens du porte monnaie, a flatté les égos les plus vils. La ville de Nice par son maire étiqueté gouvernemental s’est mise en quatre, tapis rouges, repas somptueux, bonnes blagues de fin de banquets, limousines avec chauffeurs, voitures de sport… La crise visiblement n’était pas au rendez-vous de la promenade des anglais… Nice bordée par la baie des Anges, a offert heureuse ses eaux à une bande de requins.

Les années se suivent et se ressemblent pour le Tour de France cycliste. Lors d’un procès retentissant et après une résistance acharnée de l’accusé, une nouvelle affaire de dopage a éclaté aux Etats-Unis par un ancien vainqueur de la grande boucle. En effet, ce dernier a avoué sa tricherie et balancé ses collègues complices et pas des moindres. Armstrong en première place des dénoncés de la seringue. Évidemment le multiple vainqueur de l’épreuve éructe son innocence. Et les margoulins directeurs d’équipe font le dos ronds et défense commune. Les choses se tassaient avec le temps. Et puis, une autre révélation voyait le jour… Le récent vainqueur du Paris Roubaix aurait, il faut se pincer pour ne pas croire à une grosse blague, il aurait utilisé un vélo à moteur… Rien que ça… Un mécanisme dissimulé dans le cadre de sa bécane qui s’enclenche sur simple pression d’un bouton de commande… Et voilà le gars propulsé vitesse grand V sur les pavés tape-cul en direction du Nord… A cette nouvelle, à ce scandale de plus, la grande instance du sport cycliste n’a pas dénié approfondir l’enquête… Curieuse méthode pour endiguer la tromperie généralisée des professionnels du vélo… Ah si, elle a promis que tous les vélos utilisés sur le futur Tour de France seront vérifiés… Les bicyclettes seront interrogées par des enquêteurs à l’air sourcilleux, elles devront déclarer sur l’honneur qu’elles ne sont pas porteuses d’une petite turbine au goût d’urine frelatée d’EPO… Les engins à roulettes seront automatiquement exclus.

L’hôtel de l’équipe de France devient le centre d’une pitrerie dont le monde politique et des médias ont le secret. Rama Yade est envoyée au front, elle se retient de rire et elle s’indigne du choix d’un hôtel de luxe pour accueillir l’équipe de France pour son périple en Afrique du Sud. Son ministre de tutelle l’a reprend de volée sur une autre radio, indignée de l’indignation « déplacée » de sa Secrétaire d’Etat aux shorts et aux crampons et refuse d’étendre une polémique « inutile ». Le chef de parti, pardon de clan, Xavier Bertrand, dit Bébert, en prenant ses grands airs d’outragé, se scandalise de cette polémique insupportable et se dresse face aux caméras, en revêtant une écharpe, un maillot et un bob tricolore et crie son amour et son statut de supporter avant tout ! L’UMP appelle de ses vœux les plus sincères à faire front commun autour de notre équipe nationale ! Les clairons sonnent ! L’hymne retentit ! Pensées émues vers nos soldats dans la jungle en Adidas, qui nous conseillent SFR, de faire nos courses à Carrefour en prenant une assurance au Crédit Agricole ! La manœuvre n’est pas subtile, elle est énorme, elle est collégiale, elle est une de ses énormes machineries attrape-couillon ! Le sujet occupe la France entière, les unes des journaux se mobilisent, l’affaire Karachi est reléguée en seconde division, la réforme des retraites s’évapore et attend son heure, le chômage n’est plus qu’un triste souvenir, la baisse des aides sociales passent par enchantement… Les concepteurs de cette belle industrie de communication, de la déviation, de l’occupationnel intellectuel, se congratulent ! Ils sirotent une coupe de champagne dans les salons dorés en rigolant encore de leurs jolis rôles d’acteurs ! Qu’est ce qu’ils en ont à foutre de la luxueuse boîte à partouze du monde du ballon rond ? Et qu’est ce qu’ils iraient dire à des types qui gagnent un SMIC en une demi heure ? Rien. Mais vraiment rien, à part s’il peut devenir un motif à l’enfilade. Et puis ce n’est pas l’entourage d’un souverain « bling-bling » qui va nous la jouer mur des lamentations devant les sommes astronomiques et les conditions d’existence d’un sport professionnel, dont ils sont tous les jours les garants en dérégulant un peu plus les marchés, au nom de cette sacro sainte concurrence, devant laquelle ils se flagellent d’un plaisir non dissimulé…

mardi 11 mai 2010

"Tu la sens ma grosse rigueur ? !" disent les traders à un Fillon


Le plan de sauvetage européen de quelques 800 milliards d’euros a été salué par les marchés dès le premier jour, avec des plus values dépassant les espérances les plus optimistes pour les valeurs boursières de premier plan. Pour faire court, celles qui s’engraissent sur la bête avec le plus d’avidité. Dès le premier jour ? Ah non, pardon, seulement le premier jour… Les cotations sont reparties à la baisse le temps de rafler une poignée de milliards, histoire de s’assurer un nouveau compte dans un paradis fiscal. Oui, oui ils existent encore, malgré les gros yeux de notre petit PDR. Même sur la pointe des pieds.
La Grèce volée par des dirigeants incapables et des banquiers illusionnistes menaçait d’entraîner tout le monde dans un jeu de dominos. Alors face au spectre de la gamelle générale, au lieu de remettre en question notre course effrénée, pas vers l’argent, mais cette chevauchée aveugle vers le profit sourd, nos élites élues et auto proclamées ont décidé de mettre sous morphine, un mécanisme dont l’orgie financière l’emporte sur toute autre prérogative. La critique de nos sociétés se tourne souvent sur les années 80, dénoncées comme les années du fric, de frime, de fortunes ordurières… Pourtant les années 90 et 2000 n’ont absolument rien à envier. La référence à cette décennie fait figure de caution subliminale, avec le message sous-jacent du fameux « plus jamais ça ». Nos aristocrates du pognon se gaussent, se moquent, vitupèrent cette période comme pour mieux se rassurer, en tout cas nous endormir, nous passer la pommade et nous faire croire en un monde révolu.

La légende dit que la caricature est la pire ennemie de la politique. Ce qui se joue sous nos désirs de vie meilleure outrepasse allégrement, écrase le prétendu caricatural. A peine les sommes colossales, dont se sont félicitées toutes les croupes dressées vers les marchés, les différents gouvernements de la zone euro ont annoncé la bonne nouvelle : rigueur pour tout le monde ! Bon à part l’UMP avec en tête de gondole Frédéric Lefebvre, qui jongle avec le vocabulaire à disposition pour ne pas prononcer le gros mot.
Caricature donc disais-je, puisque à peine la roteuse débouchée et éructée en une chorale appliquée, à peine les magouilleurs, les truqueurs de la finance crasse rassurés (les pauvres, ils sont fragiles) sur leur métier et leurs existences débiles par nos Etats guichetiers, l’addition gigantesque doit trouver sa source. Sans hésiter, les mesures sociales au profit des plus fragiles sont coupées en tranches, stoppées, rangées dans les placards. L’éducation, le volet social, la culture, la formation vont être les premières victimes des économies budgétaires drastiques. Le manège est en route, ne se cache pas. Il s’étale même.
On a sauvé les truands, on stigmatise les va-nu-pieds, ces anomalies. La solidarité oui, mais sélective la solidarité. Tout le monde le clame, suivant les camps le ton change, mais la vérité de la situation reste, c’est écrit noir sur blanc, du Figaro à Libération, de La Croix à Charlie Hebdo, de TF1 à I-Télé, et… et… personne ne bouge. Tout le monde se regarde les pieds en espérant sur son bout de trottoir, que son voisin crèvera plus vite, en souhaitant que le surendettement, le licenciement, la déchéance sociale s’écrasent la tronche sur le visage d’en face. Chacun pour soi. Advienne qui pourra. Plus d’une génération aurait haussé le ton pour moins que ça, attention je ne parle même pas de révolution, juste, ne serait-ce juste un peu ouvrir sa gueule et pas seulement bien rangé derrière la CGT le 1er mai. Plus d'une génération aurait arrêté de fixer les manifestants grecs comme des excités sous le soleil de l’Acropole.

Mais non personne ne bouge et ne bougera, persuadé que sa quête personnelle vaut toutes les données collectives. Collectif le vilain mot. Il fout la gerbe, ça sent le communisme et le renfermé du mausolée de Lénine ça, pouah ! Dégueulasse ! L’individualisme raz la gueule conchie toute rébellion, toute réflexion, toute volonté de justice, attention pas d’égalité, pouah ! Là c’est certain ça donne la gerbe ! Saloperie ! Aux générations futures nous paraîtrons fades, égoïstes, peureux, enfermés la face dans notre beau tas de merde, à se plaindre, mais jamais agir, trop peur, trop coincé par son désir de coin de paradis même sur une immondice d’ordures. Que la planète crève ! Que l’existentialisme économique perdure et nous enfile ! Que ceux qui ne s’accrochent pas, s’asphyxient la bouche ouverte comme un poisson hors de l’eau, qu’ils perdent leurs espérances et leurs souffles mais en silence, dans l’indifférence, oui dans l’indifférence, c’est jouissif ça l’indifférence.

Allez cachons-nous ! Arpentons nos chemins étroits tant que notre gros cul passe devant les ghettos infects. Au fait, qui va gagner Koh-Lanta ? Comment il dit la grande tige déjà ? Ah oui, la sentence est irrévocable. Et qui va gagner La Nouvelle Star ? Et Mickaël Vendetta il va se la taper Paris Hilton ? Camilla Jordana avec ou sans lunettes ? Et la liste des bleus ? Et Miss France dans tout ça ?

mercredi 28 avril 2010

Le "Karachigate"...?


Enfin l’affaire « Karachi » revient sur le devant de la scène. Elle avait disparu, elle s’était évaporée aussi vite qu’elle était apparue. Pourtant en ces balbutiements, elle sentait déjà le souffre, le scandale à grosses louches, le goût amer et indigeste de la tambouille-magouille politique dans ce qu’elle offre de plus glauque.

L’affaire Karachi ne s’arrêterait pas à l’attentat dégueulasse qui a frappé le bus des ouvriers de la DCN (direction des constructions navales). Ces derniers étaient en quête d’un peu d’exotisme et d’une prime au déplacement pour s’offrir un peu d’aisance. Mais un taré s’est jeté dans leurs roues, une ceinture d’explosifs en guise d’airbag. Il a réussi son coup le ravagé : onze victimes françaises sur le carreau.

Immédiatement, les autorités ont consciencieusement tourné et dirigé leur regard ébahi vers l’action terroriste en arguant que les scélérats attaquaient l’honneur de la mère patrie, la France avec un grand F, bâtiments publics en berne, les clairons au diapason. Le coupable et ses complices ne pouvaient être que des barbares à la solde de Ben Laden le fantôme des grottes afghanes. L’enquête était vite résolue, les yeux du monde occidental, y compris hexagonal, encore englués sous l’effondrement des tours jumelles de New York. Les criminels étaient vite trouvés, dénoncés, conchiés, il n’en pouvait être autrement.

Nos responsables ne s’en sont pas privés et ont appuyé sur la corde sensible de la nation outragée. Alors, tous, innocemment et habilement convaincus, nous avons fixé le bout de leur gros doigt accusateur, au bout duquel trônait un homme barbu, une bombe entre les dents, la haine et la folie dans les yeux. Les journaux ont relayé, trop heureux de s’adonner et plonger dans le mélodrame du pays éventré par le terrorisme aveugle et sanguinaire.

C’était notre 11 septembre à nous.

Cocorico.

On a couru. On a eu tord. On s’est essoufflé pour rien.

Car enfin, un journal a fait son boulot et a fouillé un peu plus près les poubelles scabreuses du drapeau tricolore porteur des droits de l’Homme et a mis en exergue des points très troublants. Toute cette horreur, dans ses raisons et ses motivations, va bien au-delà d’un car éclaté par un givré de kamikaze en attente d’un lot de soixante dix vierges. Elle serait d’une toute autre complexité, d’une toute autre importance, d’une toute autre influence, d’une toute autre crapulerie, une histoire classée sous le plus ignoble terme, celui sous lequel la République perd son âme et cache ses paradoxes les plus souvent assassins : le secret défense.

Les quinze victimes dont onze français seraient au centre d’un système mafieux, coincés entre des commissions et rétro-commissions illégales et le financement d’une campagne électorale, et pas des moindres, la présidentielle française, et pas du plus petit des candidats, puisqu’il s’agirait de Balladur accompagné dans son œuvre par son lèche-goitre en titre de l’époque : notre petit PDR, un certain N.S, un mètre vingt les bras levés, devenu entre temps Khalife à la place du Khalife… Les onze hommes dépêchés par la DCN de Cherbourg auraient donc perdu la vie pour la gloire hypothétique d’un Premier Ministre au faciès ingrat d’un Louis XIV boursouflé, en manque de voix et de fonds de caisse.

Par un mécanisme dont la brocante de guerre a le triste secret, une partie des commissions illicites allouées aux émissaires chargés de corrompre et d’obtenir le marché au Pakistan, serait venue alimenter les caisses du candidat Balladur. Une légère envie de gerber vous prend la gorge ? De surcroit, comment le roquet, le porte parole de campagne, le ministre du budget et porte parole du gouvernement d’Edouard bouche-pincée, peut affirmer ne pas être au courant de cette mélasse… ?

La question qui se pose dorénavant : « l’affaire, l’infamie « Karachi » va-t-elle partir sur la pointe des pieds ? Va-t-elle être archivée sans suite et garnir les scandales d’Etat étouffés et rangés en haut d’une armoire poussiéreuse ? Est-ce que le juge chargé du dossier va soudainement devenir muet, muté, rétrogradé agent de la circulation ou être la proie désignée d’une réforme de la justice destinée à l’éradication des juges d’instruction ? Ah merde c’est déjà en cours ça non… ?

mardi 20 avril 2010

Billet de "rumeurs"...


La rumeur voudrait que le couple présidentiel ne soit qu’un alibi à un échangisme forcené… Quelle terrible histoire ! Une histoire de cul devient une affaire d’Etat ! Décidemment le quinquennat de notre petit PDR n’est que le synonyme de la désacralisation de la fonction suprême… Voilà au moins un point sur lequel il aura réussi. Les manœuvres politiques vont bientôt se résumer en des scènes de jalousie et des ouï-dire de boites à partouze où le GIGN sera envoyé pour récupérer un caleçon accusateur ou un préservatif usagé de semences de notables. La luxure trônera au sommet des programmes politiques. Bientôt les QG de campagne seront des maisons closes et Paris Match titrera « Sarkozy et son harem en tête devant DSK et ses conquêtes »… Ces histoires d’érections en motivent d’autres : ce n’est pas avec ces coucheries que l’abstention aux élections va dégonfler... Notre petit PDR a mis les racontars et ses soucis personnels sur le dos de la pauvre Rachida Dati. Encore un dommage collatéral de ce nauséabond débat sur l’identité national du félon Besson, c’est encore l’immigré qu’on dénonce du doigt et qu’on dévisage… Ah ce cher Besson qui a joué les pleureuses quand Guillon lui a concocté sa chronique… Ce même ministre crie à la méchanceté, à la critique déplacée, à l’acharnement, à l’irrespect, lui, ce bon Eric, celui qui renvoie un coup de pied au cul les sans papiers dans des pays en guerre, lui qui dresse des doigts d’honneur aux caméras, lui dont le corps est secoué de spasmes proche de la jouissance yeux au ciel au doux mot « trahison », lui qui a inventé le délit de solidarité, lui démolisseur à Calais pour les électeurs du Front National, lui le sauveur du clan le Pen et ses pensées négationnistes… La provocation où est-elle déjà ? Chez un humoriste dont le temps de parole avoisine les cinq minutes ou du côté d’un ministère dont le titre n’est qu’un amalgame dégueulasse, guidé de main de maître par un opportuniste dégoulinant de bassesse ? Besson n’est que le portefeuille ministériel, véritable trésor, implacable tribune pour le borgne et sa fille catcheuse, ne lui en déplaise…

La rumeur enfle, un seul cratère bloquerait le ballet aérien d’une partie du globe… Un nuage venu d’Islande, échappé d’une éruption volcanique, squatte les cieux européens et empêche les gros n’avions de faire leurs lignes de fumée au dessus de nos têtes… La masse médiatique a foncé dans le tas, comme à son habitude, avec grosses louches et messages grandiloquents de connerie. L’occident a toujours eu cette sale habitude de s’admirer le nombril… et de croire en son monde merveilleux. O grand malheur ! Le volcan est un gros méchant qui crache de la vilaine fumée ! Les premières victimes ? Non ce n’est pas vrai ? ! Pas eux ? ! Si ? ! ... Les touristes ! Les vacanciers en guinguette ! Les pauvres, eux et leurs appareils photos derniers modèles coincés au bord de la piscine… Le monde s’arrête de tourner, les allemands en short, les français à casquette, les anglais en bermuda et consorts ne peuvent plus rentrer dans leurs pays ? Ils sont obligés de rester dans ces contrées lointaines peuplées de sauvages ? Ils vont peut-être louper la finale de Koh Lanta ? ! Attention, le drame arrive, un drame en un seul mot, ils vont devoir, horreur parmi les horreurs de ce cloaque sans pitié : ATTENDRE.

Ça y est le terme est lâché, l’opprobre s’abat sur notre civilisation… Musique aux morts… Drapeaux en berne… Notre monde est si con, est devenu si con, que même un événement naturel devient motif à toutes les lamentations. Et de surcroît se mue en un empêcheur de produire en rond, de s’en mettre plein les fouilles, encore un peu plus, notre existence chiale, menée par cette quête éperdue de la croissance économique, proxénète de notre espèce perdue sur son radeau bleu… Notre fonctionnement robotique et forcené est si bien enclenché que les journaux brandissent la honte ultime : « Des millions de voyageurs obligés de « prolonger » leurs vacances »… Une annonce comme un scandale, les millions de sous-alimentés peuvent crever, les SDF cuire sous le soleil radieux du printemps, les queues des restos du cœur patienter dans leurs godasses, les licenciés par wagons fermer leurs gueules, l’homme qui gagne est en souffrance… L’inquiétude se porte à vous véritables malheureux, à vous les condoléances, à vous, tourisme, tours opérateurs, compagnies aériennes, complexes hôteliers, vous, tous liés par les mêmes angoisses ravageuses : le chiffre d’affaire en berne et l’action à la baisse. A vous, nos pensées émues et tristes...

Pendant ce temps là, le brouillard islandais couvre les dérives pédophiles des hommes catholiques en robe, les affaires se tassent. De plus, le pape s’excuse à tour de bras, il fait un prix d’ensemble : les dégueulasses tonsurés sur enfant de cœur, les enfants de cœur sous dégueulasses tonsurés, Dieu est amour merde ! La rumeur affirme que c’est le PDG du Vatican lui-même qui passe la pommade, tout le monde est rassuré…

Un célèbre adage dit « il n’y pas de fumée sans feu », mais la suite est souvent omise, «Qui tient l’allumette ? »

mardi 30 mars 2010

C'est le printemps,


La fin de ce rude hiver est enfin arrivée clament les météorologues des comptoirs. Tout le monde se réjouit. La saison des intempéries et des froids de canard n’est plus. Vive le printemps ! Ses champs verts, ses fleurs qui bourgeonnent, ses oiseaux qui chantent, la saison des amours, des joutes sexuelles et reproductives, les aventures de pédophiles religieux…

Le printemps arrive et on dirait que les plus rétifs aux rapports intimes, soient les premiers à faire parler du doux émoi de leurs désirs copulatoires, planqués sous les plis de leurs costumes de mascarades prophétiques. Oui, le printemps fait des émules dans les rangs de l’Eglise catholique et les histoires de cul surgissent ou resurgissent sur les routes tortueuses de la maison close Vatican…

Les prêtres attirent la jeunesse incrédule, la bouscule et l’enc…

Et le pape protège ses soldats obsédés par la conquête du braquemart.

Benoit XVI au temps où il s’appelait Ratzinger aurait protégé en Allemagne un de ses tonsurés en manque, accusé d’avoir abusé des jeunes communiants. Il l’a invité à la fête de la mousse alcoolisée de Munich. Une nuit de beuverie plus tard, tout était pardonné par une prière bien connue : « la Digue du cul »… Bras dessus, bras dessous, « c’était reparti comme en quarante » s’exclamait dans un mauvais jeu de mots connu de lui seul, notre futur chef des ecclésiastiques… Mais c’était sans compter sur les révélations, une de plus, provenant des Etats-Unis… Résultat le record du monde du gang bang battu par un des shootés de la soutane : deux cent jeunes pré-pubères pour un seul cureton !

Que les stars du porno se rhabillent !

Mais Benoit, chic type avec qui on irait se faire dorer la crosse et la mitre sur la plage, avait là aussi fait jouer ses influences en étouffant d’un revers de croix cette histoire, malgré la pression constante d’une partie du clergé pour faire inscrire la performance au Guinness Book ! Peine perdue, il tenait bon.

Après ses liens étroits avec les idées d’un régime allemand qui commence par IIIème et finit par Reich, notre bon père bigot s’entiche des tripoteurs et les cache à la justice des hommes. La justice du Père Noël pour adultes, Dieu, avec un D majuscule comme droiture vaut tous les tribunaux de ce bas monde, ce dernier pourtant fait à son image...

Les médias, la télévision en première position, n’en ont pas perdu une miette et mettent en avant par le biais de cette énième affaire : le célibat des prêtres… Sous-entendant que si les prêtres étaient autorisés à « s’accoupler officiellement », leur élan pour les âmes juvéniles se verrait naturellement bloqué… Tous les célibataires sont donc des pédophiles en puissance… Le raccourci est crasseux, énorme, mais les voix s’unissent autour de cette connerie monstre. On ne peut pas s’empêcher de leur trouver des excuses à ces immondes dégueulasses. Le célibat serait la cause de ses relations infâmes, une cause entretenue par les autorités religieuses… C’est le curé, pardon, c’est le serpent qui se mord la queue… Ou alors c’est le pire des cas, c’est une cause alibi, alibi à des pratiques interdites par la loi des hommes…

C’est donc ça ? Les religieux ne peuvent s’empêcher de s’encanailler d’histoires de cul ?
Ils adoreraient ça ? Le cul sous toutes ses formes serait leur sujet favori ? Les tonsurés s’emmerdent tant dans leurs monastères moribonds sentant la croûte de fromage ? Le porno de Canal + ne suffirait plus à leurs besoins d’outrepasser les limites ? Internet non plus ?

Ils veulent du coquin, de l’émotion déplacée, de la soumission crapuleuse sous prétexte d’une prière mal exécutée. Leur grand gourou leur offre protection après deux trois confessions intimes et une tape dans le dos ? Bientôt la justice va nous apprendre que le pape leur file des préservatifs gratuits fabriqués à Rome…

On nous chiale à longueur d’année et ce depuis des lustres que les saisons « ce n’est plus ce que c’était », mais une chose reste une évidence, le printemps est une période propice pour les prépuces canoniques… et ce tout le long de l’année, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, que le soleil soit au diapason, l’angélus sonne le credo : sexe, prières et libido.

QG UMP fin du second tour des élections régionales...



Fin du second tour des régionales. Bébert ne peut plus s’asseoir. La douleur est infernale. La somatisation rectale de la fin du premier tour se confirme. Aucun doute, aucun soupçon, Bébert ne supporte pas de perdre, ses protubérances graisseuses deviennent poids indéniable d’une mauvaise foi doublée d’un esprit terriblement mauvais joueur. Cette fois-ci les socialos-verts-rouges ont bel et bien gagné. Rien à dire. Les chiffres défilent devant ses yeux comme un refrain rengaine. Un fiasco comme un insupportable bruit de fond, comme si Pagny lui gueulait dans les esgourdes à moins d’un mètre. Il s’est pris une déculottée. Il s’en veut. Terriblement. Et quand il s’en veut, Bébert, il broie du noir. Alors il déprime, il se trouve enrobé, les fesses flasques, les joues tombantes... Il pense à toutes ces courbettes inutiles, à ces mains sales serrées sur les places des marchés où les gueux font leurs courses, à ces salles communales miteuses où il a dû s’égosiller devant des militants écervelés qui chantaient en chorale l’hymne « lip daube » de la jeunesse UMP « changer le monde »… Il les aurait baffé tous ces ados pré-pubères à la mèche rebelle sur le côté, il les aurait flingué ces tronches de fils à papa, ces bouseux provinciaux tout juste bon à singer les chorégraphies animalières des têtes pensantes et communicantes « de la capitale » comme ils disent.... Et tout ces vieux croisés dans les rues et leurs regards de chien battus, ces croulants dont la bise sent la naphtaline… Et il n’en pensait pas moins de ces bandes HEC parisiennes, vautrées et coincées dans leur look bobo « Neuilly nombril du monde ». Bébert regarde ses troupes. Besson le félon et son débat sur l’identité nationale a remis à l’honneur dans les urnes les beuglements de la famille frontiste… Darcos ? Viré allez hop ! Dehors le binoclard ! Il s’est ramassé en Aquitaine, faut voir ! Incapable ! Il voulait s’occuper des retraites, on lui file sa lettre de licenciement ! Pécresse maintenant ! Toujours le sourire, toujours ses dents qui t’éclatent à la face ! Huchon l’a écrasée, mais elle sourit inconsciente de la branlée. Sans maquillage on pourrait penser qu’elle est passée sous toutes les lignes du TER. Bussereau chiale, il s’est fait tailler par la rose pâle de Royal… Les ministres candidats ont tous pris le mur, une inclassable bande de loosers… Bébert apprend que le frère jumeau d’Harry Potter va entrer au gouvernement en la personne de Baroin, homme adulte toujours en quête d’une mue vocale… Bébert espère qu’il va piquer la baguette magique de son frangin pour ranger le QG de la droite, les affiches à terre, les promesses aux poubelles, le vomi de Borloo, les perdants dans les chiottes et va calmer au passage la colère probable de son chef-absolu-Président, dont le léchage intensif va repartir sur les chapeaux de roue…

QG UMP fin du premier tour des régionales...


Fin du premier tour des élections régionales, lendemain de déroute au siège de l’UMP, Xavier Bertrand rentre, claque la porte, boîte légèrement, une douleur rectale le gêne. C’est son défaut, il vit tout à fond et somatise la défaite en des douleurs postérieures. Son adoration pour Louis de Funès, pardon pour Sarkozy, est sans borne, chaque échec est un crime de lèse-majesté. La défaite est rude, il a le cul comme une urne et tous les bulletins loin de là, n’ont pas été qu’amicaux. Il grimace, parvient à s’immobiliser sur une chaise, regarde la photo minuscule grandeur nature de son idole présidentielle et se met à pleurer à gros sanglots. Il n’aime pas perdre Bébert, ça accentue son air désagréable et tête à baffes et ça toute une armée de Séguela n’y pourra jamais rien. Il peste, tape des pieds, se mouche bruyamment dans sa manche. A ce bruit Bachelot lui tend une seringue de H1N1… Il la regarde, la méprise et balance sa piqûre vers Besson ! Il le loupe. Décidément, il n’arrive à rien ces jours… Besson, lui, admire les résultats du Front National et pense à une nouvelle trahison… Le Pen, 20% en PACA ! Le vieux hideux a de beaux restes et a su se goinfrer de son débat sur l’identité nationale. Pour se détendre et assurer ses arrières, il va proposer un renvoi massif de sans papiers entre les deux tours via « charters-misères ». Pécresse coincée dans un éternel sourire récite dans un coin les lignes de métros. Dati gueule qu’il faut que la droite reprenne ses fondamentaux. A ces doux mots, Hortefeux et son teint de lendemain de cuite s’habille en CRS et se plonge dans la dénonciation de l’insécurité, résultat d’un pouvoir régional aux mains des gauchos-communistes. Il propose d’emblée le couvre-feu pour les moins de 18 ans dès 18 heures, l’obligation nationale de regarder le 13h de TF1, de retirer les papiers aux auvergnats, de nommer Jean Sarkozy à la tête du Conseil Constitutionnel… Rama Yade devant la moue défaite de ses collègues de débandade s’essaye en un discours d’entraîneur, en répétant que ce n’est que la mi-temps du match… Discours éculé d’un Ministre des joggings qui lui vaut un « t’as gueule Domenech ! » provenant du fond de la salle. On soupçonne Bébert… qui d’un coup se lève et chiale à torrent en répétant à tue tête « ce n’est pas possible ! Ce n’est pas possible ! ». Fillon sort ses yeux de ses touffes frontales et le réconforte aussitôt « mais non ce n’est pas lui… ». Bébert était sur le site internet de l’AFP qui annonçait la mort du plus petit homme du monde… Ce n’est pas son Claude François de la politique et il ne serait pas une Claudette grassouillette en deuil. L’homme en question n’est autre que le chinois Pingping qui mesurait 74.6 cm… D’ailleurs son petit père des peuples arrive, le visage heureux au niveau des hanches de son mannequin aphone, il dit que tout va bien, que ce n’est pas un vote sanction. Le tout avec une trace de coke sous le nez, Guéant lui aussi en a et urine dans le couloir… Kate Moss est passée voir sa copine Carla…

jeudi 4 mars 2010

Il était une fois des salons...


Le salon de l’agriculture a ouvert porte de Versailles. Les bovins, moutons, chèvres, animaux de basse-cour y sont choyés, brossés, présentés, nœuds papillons, cravates, coiffés raies sur le côté, exposés sous la chaleur publicitaire des luminaires prévus pour. Les visiteurs hument le crottin avec frénésie, ils se réjouissent de cette ferme géante à leurs pieds où la gentille agriculture y est exhibée comme jadis les expositions coloniales.
Toujours du bon côté des choses.
La campagne proclamée berceau de l’existence où la nature est reine. La campagne étiquetée « la vraie vie » se conjugue en bottes caoutchouc et casquettes à l’ancienne. Ça sent le terroir par tous les pores. Certains énergumènes de téléspectateurs avisés et vidés par la télévision et ses écrans de fumée sont persuadés d’être dans le studio d’enregistrement de « la partouze est dans la paille » ou « le bonheur est dans le pré ». Peu importe le nom. Par son exploration, ils comprennent mieux la solitude des paysans lorsqu’ils constatent que les greluches en talons aiguilles préfèrent tâter le pis de vaches plutôt que la pogne du propriétaire.
Les bidons de lait jetés sous les fenêtres des préfectures sont un lointain souvenir, ils ne sont plus que des images d’archives de l’INA. Le décor est soigneusement préparé, vendu, ankylosé par les grands groupes agricoles. Les pollutions des producteurs de cochons, en Bretagne et ailleurs, ne sont pas évoquées, ça ferait désordre. L’agriculture aveugle, intensive, massive et ses pesticides acides sont rangés sous le tapis au fond. Les cultures partiellement OGM sont classées dans le portefeuille de la rentabilité. Les esclavagistes des exploités agricoles aux doux noms de grandes surfaces ne sont plus montrés du doigt. Il ne s’agit pas d’effrayer les touristes en quête d’authenticité sous cellophane. Il faut sauvegarder cette hypocrisie source de tranquillité. D’ailleurs un stand de cocaïne attend les réfractaires à la joie des pâquerettes.
En tout cas, le salon est le point de convergence des personnalités politiques en quête de respectabilité jusque sous le derrière des poules pondeuses. Après un jeûne de trois jours, ils se succèdent nos élus ou presque, ils se suivent en un rythme dicté par leurs attachés de presse et leurs stratégies électorales. Ils viennent davantage caresser dans le sens du poil les fermiers que leurs bestioles dont ils n’en ont rien à cirer à part en gigot avec des frites. Ils chassent les voix de la France des champs. Ils naviguent à travers les étalages et ils bouffent en serrant des mains ; et ils se goinfrent en écrasant des paluches ; et ils boivent en pressant des pinces ; et ils se bâfrent jusqu’aux gencives en contractant des milliers de doigts ; et ils s'empiffrent jusqu’à la gorge en étranglant des mimines ; et ils picolent cul-sec en loupant les poignets… Ils sortent le ventre capitonné, farci, bondé au bord de l’étouffement, raz la gueule, la tête retournée par les vins de pays, la gnôle et liqueur pour la route… Ils montent dans leurs voitures en prenant garde de ne pas dégobiller sur les photographes. Ils se vautrent comme des baleines échouées sur un ban de sable, ils s’affalent sur le siège mou de leur berline, retiennent comme ils peuvent l’éructation gigantesque coincée derrière leurs amygdales, se touchent la bedaine et commandent recta un sondage chez les bouseux, sans oublier un SMECTA dans un verre d’eau en prévision d’une nuit digestive délicate…

Au salon de la connerie vocale, la Nouvelle Star a de nouveau ouvert ses esgourdes. Depuis la première année de « compétition »diffusion de ce radio déchets, pardon radio crochet, le scénario est connu d’avance : des jolies voix entendues mille fois ; des rebelles à l’allure Neuilly-les-cheveux-dans-les-yeux ; des gothiques maquillés comme Régine, avec la croix de Jésus à l’envers (cloué et à l’envers, dure le boulot de prophète !), en tout cas des jeunes sombres (ouh la la la la ! Frémissement chez la ménagère de moins de 50 ans !) ; des belles gueules à guitares sèches pour les ados prépubères dont les émois hormonaux se caractérisent en de cris stridents ; d’autres qui chantent du rock (ouh la la la la ! (bis)), parmi ceux-ci un trop "ouf "va faire une reprise de « L’école est finie » avec une barrette dans le nez et sera sacré original de l’année ; des lourdingues qui braillent du Lara Fabian encore plus mal que Lara Fabian ; sans oublier des humiliations par centaines de rêveurs, dignes des jeux du cirque par les caméras avides du massacre, du ridicule. C’est bon l’humiliation, ça rassure, ça défoule, ça apaise, ça évite de penser. Et enfin au bout de cette course ringarde, un vainqueur dont la durée artistique équivaut à celle d’une huître aux alentours de Noël, élu par un public conditionné et un jury avec tête de gondole : Lio… Oui, oui, Lio…

Le salon de la politique poubelle bat son plein sous le chapiteau crasseux des élections régionales. Le Languedoc-Roussillon est le théâtre d’une guerre où se mêlent antisémitisme, haine du harki, xénophobie d’égout d’un potentat en divorce avec son parti gêné aux entournures épineuses. La Région Île de France n’est pas en reste. Les alliés de Pécresse se sont rués sur un des adversaires de Miss RER au sourire niais. Leur cible ? Un opposant dont la couleur de peau est plus foncé que leur teint estampillé Hortefeux. Vautrés dans un racisme pullulant que ne renierait pas un borgne célèbre, ils se sont mépris en octroyant des condamnations en série à leur antagoniste. Manque de bol ou incompétence dans la calomnie, la personne fichée au commissariat n’était qu’un homonyme… Les vieilles ganaches pétainistes dont la dénonciation s’appuie sur la prétendue causalité immigration-délinquance ont encore pignon sur urne…

Au salon du mauvais goût, des patrons farceurs continuent leurs délicates mesures face à la crise dont pourtant la bourse ne souffre pas, en proposant des délocalisations dans l’Europe de l’est au tarif d’un salaire d’enfant chinois, à des hommes et des femmes dont le crédit Conforama revêt du jour au lendemain l’allure d’une corde au plafond…

Salons piège à cons !

dimanche 28 février 2010

Marianne ...


Le grand emprunt est lancé. Les têtes pensantes des autorités en place ont chargé les publicitaires de leur concocter une jolie affiche accrocheuse, aguicheuse, pour glaner ici et là quelques euros et en profiter pour rappeler au populo, comment le gouvernement s’occupe bien de lui et des jours à venir.

Les encarts se succèdent joyeusement sur et dans les supports prévus pour. Autant vous l’annoncer d’emblée, les philosophes de la réclame n’y sont pas allés par quatre chemins. Ils ont fait comme d’habitude, du grossier, du large, de la vulgarité, de la valeur à grosses louches.

Ils ont surfé sur la métaphore.

Une Marianne de profil, femme de blanc vêtue, le ventre fécondé et rond, sur lequel des mains protectrices, et au dessus du colis, un regard planté vers l’horizon… Envolées métaphoriques, surenchère du symbole, les poètes aux dents de requins ont exulté, le cœur de cible au bout de leur majeur dressé comme un poignard ! Tout y est : machisme, traditionalisme, représentations éculées, acculées à leur connerie grasse, mesquine, putassière.

Il convient d’effectuer un résumé de la « maculée » conception lors du concile marchandising :

"L’Etat quémande de l’argent ? L’effigie est toute crachée : la femme ! La femme et l’argent, quelqu’un peut-il avancer une plus parfaite définition de la cupidité ? Les gars ? Bon la France sous les traits d’une gonzesse, il nous faut du lourd, un logo de choix… « Marianne ! » hurle un des gigolos de l’insigne commercial, le visage intimidé de sa trouvaille ! Deux de ses collègues se demandent qui est cette Marianne… Mais pris dans l’élan, ils se raccordent à la bande en ébullition et tout le monde applaudit ! Ils se congratulent les génies !

L’emprunt est censé porté le désir d’avenir d’un pays aux caisses vides ? Attention ça réfléchit dur chez les marchands de tapis… Il faut trouver une astuce… Vite… Une concordance… Un raccord… L’avenir pour une femme ? Etre enceinte ! Se reproduire ! De toute façon quand elles bossent les pondeuses, elles sont sous payées rigole un des escrocs ! Ils s’embrassent ! S’enlacent ! Se serrent dans leurs bras tatoués de la tête de Séguela…

Certains pleurent sous l’émotion ! Les mouchoirs en papiers pleuvent dans une averse de bons sentiments marketing… Résultat : Marianne est maintenant en cloque et elle va dandiner son cul pour faire le trottoir !

Un de la joyeuse équipe souligne que c’est un peu trop sexuel tout ça, il faut rectifier le tire, alors que les plus motivés se retiennent de l’attifer en star du porno, mode Clara Morgane en missionnaire. Le bout rouge, ce bonnet rouge pardon, ostentatoire, provocateur, placé sur cette extrémité nommée tête… « Faut réagir ! Faut modifier », implore le coincé du haut de forme ! Il ne faut pas effrayer la ménagère de plus de 50 ans… C’est décidé, Marianne haute figure de la République perd son apparat pourpre d’obsédée, elle se pare d’un magnifique blanc, coloris assermenté du royalisme… mais c’est un détail, et puis « qu’est qu’on s’en fout de l’Histoire ! Hein ! Faut le vendre ce crédit patriotique ! », se gausse un énergumène le nez au dessus de sa ligne de coke et son teeshirt Banania mode colonial, son préféré…

Et puis, un des membres de cette partouze d’andouilles avec sa croix de premier communiant se balançant autour du cou, signale l’œil brillant, à genoux, que cette maternité sur pattes, pardon que cette femme revêt l’allure, la contenance, la silhouette subliminale de la Sainte Vierge, devenue pour l’occasion guichetière de banque. C’est gagné le segment des culs bénits sera conquis ! Un cri de joie explose à travers la pièce de travail, fige ce brainstorming touché par la grâce et la grasse facture !

C’est trop ! La concorde s’empare des apôtres de la récolte pécuniaire ! En attendant la clameur, Christine Boutin qui passe dans les parages, sort sa Bible de son corset en dentelle et bénit l’assemblée de ces porcs en rut devant leur création, leur avatar ! Lagarde fait une danse du feu dans une chorégraphie poussive rappelant le « lip daube » de la jeunesse UMP, Besson fête l’occasion en expulsant des Haïtiens vers leur contrée en ruines ! Fillon promet une épilation totale de ses sourcils ! Notre petit PDR enfile ses échasses et baise le bout du nez de sa chanteuse aphone ! La République est sauve, les caisses se rempliront de nouveau ! Face à la prochaine crise économique, les caisses de nouveau généreuses gaveront les banques en difficulté… Il sera temps alors de refaire la manche…"

mercredi 17 février 2010

La St Crétin...


Notre espace temps est de plus en plus occupé par des balises de plus en plus grossières. Des balises qui en plus d’être peu discrètes se parent d’emballages laids, prioritairement et quasi exclusivement « commerciaux ». Notre pauvre humanité ne se reconnait qu’en des actes poussés, guidés, enfoncés, bourrés, rabâchés jusqu’à l’overdose, jusqu’à l’indigestion la plus coriace. Les autorités sanitaires nous avertissent du développement de la gastroentérite mais cette diarrhée saisonnière n’est que billevesée face à la campagne obscène en faveur de la fête des amoureux et sa longue litanie estampillée et proclamée romantique par les proxénètes du sentiment.

Tous les ans, il est difficile d’échapper à la cuvée guimauve, dont la promotion nous ramène au niveau préhistorique.

Quelle joie de constater les rabais sur les étalages de dessous braillés « sexy » par les supermarchés, culottes en dentelles, strings à ficelle extra fine, bas rouges dignes des débuts de mois sur Canal +, le tout coincé entre les DVD de Navarro et les tranches de rôti de porc… Attention ne vous m’éprenez pas ! Il ne s’agit pas de dénigrer le mauvais goût adapté aux moins fortunés d’entre nous, non pas du tout ! Il n’est pas moins « classe » de s’encanailler à pénétrer dans un magasin spécialisé dans la lingerie pour s’exciter le caleçon Dim… Peu importe la déclaration de revenus ! La vulgarité est au bout ! Que Bobonne soit sanctifiée d’un ensemble aguicheur dissimulé sous les pots de yaourts du caddie ou commémorée par des guenilles « couches toi là » enveloppées par les soins d’un vendeur certifié, la St Valentin n’en demeure pas moins un appel des plus primaires.

L’homme y est placé comme détenteur du compte bancaire et devant le mouvement sans faille, entretenu par les petits malins qui savent que ça marche, le mâle doit ravir et contenter d’une offrande sa femme redevenue femelle. Un cadeau qui lui ouvrira des secrets d’intimité, puisque la femme décrétée vénale par les margoulins calculateurs, succombera au sacrifice et pour finir cette cérémonie ancestrale, elle s’unira à lui, en un râle alimenté par la dernière cafetière SENSEO empaquetée sous la rose et les portes jarretelles…

A peine sortis des festivités pour la naissance prétendue d’un prétentieux prophète amateur de vinasse et de boulangerie, à peine extirpé du rouleau compresseur des soldes à gogo pour gogos, on nous plonge la face dans la tringle générale du 14 février… La St Valentin nous empêche de penser c’est un de ses premiers rôles, sa principale fonction. Elle n’est qu’une étape vers la démission. Dès novembre, les appels à la générosité, pourtant fantastique mensonge, de Noël nous inondent, , ensuite la corde tire jusqu’au Jour de l’An et ses feux d’artifices et ses cuites anesthésiantes… Pour persévérer, avant que tout le monde ne s’aperçoive des fortunes inconsidérées englouties dans ces réjouissances robotisées, les soldes arrivent au grand galop pour éviter de se lamenter devant notre chéquier débile. Et en bout de course des ristournes sensationnelles, arrivent avec son lot barbare de produits dérivés et de menus surtaxés de connerie, nos danses de la séduction encadrées et rythmées par les devantures surchargées des boutiquiers Sex Shop.

Notre existence est jalonnée de ces bringues chroniques, planifiées, agencées. Nos envies, nos tendresses, nos attirances n’ont pas échappé à la règle. La St Valentin est devenue la fête des fleuristes et le premier VRP des restaurants et leurs formules en forme de cœur. Les salles des restos de viandes saignantes se transforment en secte, avec ces couples par poignées, leurs sourires forcés jetés à table par les réclames putassières, obnubilés par le souci de faire comme tout le monde et éviter les railleries.

Et oui, les derniers résistants à cette singerie à code carte bleue sont montrés du doigt, honte à eux, ces goujats et insulte suprême criée par la bonne conscience : ces radins ! Si tu refuses de dépenser ton fric dans le filet garni de la mélasse mercantile du cul, haro sur toi, mécréant !

mercredi 10 février 2010

Normal, tout ça, normal...


Une collégienne s’est faite arrêtée par la police. Digne d’une mission à hauts risques, les forces spéciales du Far West de notre petit PDR sont allés chopper au réveil la boutonneuse. Elle se réveillait doucement en zappant entre Télématin présenté par les dents de Leymergie et les dessins animés des chaines TNT. Elle finissait péniblement son bol de céréales, celles du paquet avec le gros tigre bodybuildé dessus. Elle commençait à stresser des exos de maths qu’elle avait bâclé en se lamentant que le théorème de Pythagore ne servait qu’à une chose : l’emmerder, sombrement l’emmerder.
Elle ne soupçonnait pas un instant, la flicaille aux aguets, entourant sa maison comme le repaire d’une terroriste sur lequel pèse un mandat d’arrêt international. Pendant sa digestion de biscottes, les policiers rodaient autour des murs de sa demeure. Ils se parlaient dans leurs radios à code confidentiel. Ils s’étaient retenus de boucler le quartier de peur qu’elle s’enfuie en rollers et ne les sème en une course poursuite infernale, eux le gyrophare gueulant à tue tête et elle hors la loi sous son Mp3 bombardé du dernier tube d’Amel Bent… Non elle ne les aurait pas ! Ils avaient tout prévu !
Ils s’étaient équipés pour l’occasion : pares balles, matraques, flingues chargés et casques de protection réglementaires, un appel de l’armée n’étant que le dernier recours si la situation dégénérait. La gamine devait répondre de son atroce crime : une dispute un peu houleuse dans une cour de récréation de son collège ! Après s’être assuré par survol d'hélicoptère et les dernières images satellites, les représentants de la justice spectacle osaient frapper à la porte, en n’oubliant pas de s’essuyer les pieds sur le paillasson « Bienvenue ». Au bruit sourd provenant du seuil, le jeune adolescente qui s’apprêtait à lire le dernier article sur sa star préférée dans son magazine de teenagers, fut surprise, mais tout d’abord polie, alors elle se dirigeait sans méfiance vers l’entrée. A noter qu’elle enfilait ses chaussons à tête de lapin, ce qui était déjà en soi la preuve d’une volonté de fuir, selon le plus futé des enquêteurs présents… Nos agents très spéciaux avaient bien fait de se montrer prudents…
Elle ouvrait. Devant la vue des policiers en masse et en position de tire, elle ne résistait pas et se désarmait sans aucune hésitation, elle jetait son doudou dans le couloir. Devant cet acte inconsidéré, un des barbouzes très nerveux se couchait à terre en dégainant son Taser. Heureusement il ne l’enclenchait pas ! Son supérieur, quelque peu apeuré par la silhouette menaçante des cheveux encore ébouriffés de la jeune fille, lui stipulait sa garde à vue et son expédition immédiate au commissariat ! Elle s’exécutait, elle demandait seulement le droit de s’habiller, les fins limiers lui refusaient cette liberté. Ils l’embarquaient sans attendre dans leur fourgon blindé pour malfrats de grands chemins. Ils se tapaient dans les mains, se félicitaient de cet objectif rempli sans accroc. La proie n’était pourtant pas facile. Et l’affaire méritait bien ce zèle. La presse couronnerait leur réussite en l’exposant en une. Le ministre de l’intérieur les avait prévenus, les adolescentes étaient aussi dangereuses que les auvergnats. Normal, tout ça, normal…

Il neige c’est l’hiver. On nous avertit dans un même et solidaire élan : méfions nous de cette saison glaciale, il tombe du ciel des choses en grand nombre, des flocons par milliers, menace parmi les menaces ! Et on nous parle du prix des fruits qui augmentent, de la consommation d’un coup plus importante en énergie, le malheur de ces innocentes voitures qui ne pourront plus circuler comme bon leur semble et le regard triste de leurs conducteurs, engloutis sous cette terrible vérité qu’un manteau blanc, même léger, a raison de notre arrogance à tout contrôler, notre suffisance, notre rythme de vie seulement et principalement guidé par le joug de l’activité économique et salariée… La neige n’est intéressante que lorsqu’elle participe à notre recherche éperdue de bénéfices en cascade, sur les pistes balisées par les stations de ski et leurs machines à sous en forme de tire-fesses. Ou pour les JO d’hiver pour jouer les vitrines de Coca et consorts… On nous gave comme des oies avec de longues tirades pour nous bourrer le mou avec cette évidence : l’hiver est une saison froide où il se peut que, par un mécanisme ancestral et pourtant connu de tous, l’eau se transforme en légères retombées blanches. Normal, tout ça, normal…

La longue histoire de l’humanité a beau rappeler que la guerre tue, on continue à nous servir de la commémoration à grosses louches, du deuil national grossier. Le macabre décompte de notre présence en Afghanistan persévère dans son annonce quasi habituelle d’une nouvelle et triste perte pour l’armée française. Evidemment c’est navrant et malheureux une vie perdue, peu importe la manière, mais le rouleau compresseur médiatique nous roule dessus à chaque victime qui peut revendiquer les couleurs bleu blanc rouge et qui a servi dans nos troupes à rangers. La peur entretenue est souvent un outil efficace de la politique, mais la culpabilité n’en est pas moins cultivée. Alors on nous accable de chaque martyr même quand dans son contrat de travail la mort par combat est le principal risque… Si les politiques en avaient fait autant avec la complicité moutonnière des médias, à propos des millions de disparitions de la Première et la Seconde Guerre Mondiale et leurs petites cousines de la décolonisation, seules les pages de publicité couperaient les remises de médailles à titre posthume… A noter que dans le même jour, mais dans un ordre hiérarchique bien établi, le soldatesque tricolore étant bien entendu en tête de gondole des mines dramatiques, un reportage nous apprend qu’une avalanche faisait près de 200 victimes afghanes, mais là ce titre n’a mérité qu’une brève en fin de course d’un journal pressé par la météo du jour à donner… Normal tout ça, normal…

dimanche 31 janvier 2010

Un monde et beaucoup d'espoirs...


Le débat de notre petit PDR lui a permis de rencontrer des vrais français, des français de la France qui se lève tôt, des certifiés conformes, pas des méchants français à casquette à l’envers de Nadine Morano, pas des auvergnats chers à Hortefeux, pas des bénévoles de Calais et leurs afghans miséreux, non des gentils, des visages rassurants, des qui débordent pas, des dans le sens du poil, pas des licenciés Continental, ni de Gandrange, ni des rescapés de France Telecom… Non ! Non tout ça, c’est des faux humains, c’est des méchants, des susceptibles, des jamais contents… Tout était donc vrai, juré craché, si je mens je dois écouter le dernier spectacle de Régis et Laspalès... Des vraies tables, des vraies chaises, des vraies questions-réponses hachées, calculées, scènarisées, posées avec des sourires ravis de l’audience royale accordée, un vrai studio de télévision avec des vraies émotions contrôlées, des vrais gens du vrai journal de 13h de TF1 parmi lesquels pour se marrer, les directeurs du casting avaient fourgué un branleur en perfecto de la CGT et des gens de couleurs pour la diversité « choisie », des vrais caméras, des vrais vouvoiements et tutoiements… Bref comme on disait jadis sur la Une, « la vérité était au bout du couloir », à côté d’une régie de la Bouygues compagnie. Seule ombre au tableau le faux journaliste… Jean-Pierre Pernault.

L’authenticité a ses limites.

Il ne s’agissait pas de contredire notre papa à tous, notre « petit » papa à tous, ses yeux d’enfants, ses mimiques désabusées et rodées face à la détresse de ces concitoyens, ses comédies inégalables devant la faiblesse et la survie, ses tics nerveux de complaisances dignes des comédies de boulevard, ses bavardages familiers appris par cœur « style Roger au bout du comptoir du Balto ». Il avait réponse à tout, il se félicitait de tout, il était la providence, ses ministres ne pouvaient faire mieux, sa politique était la justice même, Pernault l’embrassait du regard, son regard franchouillard de la bonne bouffe. Les problèmes n’en étaient pas vraiment, il fallait attendre, ses décisions et son aura feraient le reste. Il prodiguait la bonne parole, il était sorti voir les gueux sous cocaïne, sous le strass et les paillettes de TF1 qui sans le dire préparait ses téléspectateurs à sa nouvelle version de « La Ferme Célébrités »…


De Villepin a été relaxé le jour de l’anniversaire de notre petit PDR, le hasard du calendrier réserve d’agréables surprises. Le sort de l’ex-tête pensante de Chirac m’importe peu et après tout s’il est innocent, que la justice fasse son travail, mais je suis ravi de la décision de cette non culpabilité. Pour une simple et bonne raison : quelle joie à la connaissance du verdict d’imaginer notre petit PDR s’étouffer de vexation ! Lui qui exorcisé et sous l’emprise des jambes et les révérences de Laurence Ferrari avait condamné avant l’heure les prévenus en les dénonçant coupables, le pouce vers le bas… Il a dû piquer une sacrée colère, taper des pieds et pleurer dans les jupes de sa chanteuse aphone… Il s’est vite repris puisque le parquet a pris la direction grossière de faire appel de cette relaxe… Le procureur étant sous l’autorité directe du Ministre de la Justice, lui-même étant sous le doigt vengeur de notre petit PDR… La ficelle est énorme me dirait vous. Je vous répondrai qu’elle est monstrueuse… Notre petit PDR ne supporte pas la contrariété et je ne serai pas surpris qu’il demande à TF1 de concocter une émission, avec un jury populaire issu des téléspectateurs de « Sans Aucun Doute », pour statuer sur le cas de son plus fidèle ennemi, le tout présenté par Claire Chazal (son genoux dévoilé) assise sur une table…


L’hiver est rude. Très rude. Les bagnoles ont été davantage plaintes que les SDF. La neige et le grand froid se sont installés avec insistance sur toute une partie de l'Europe. Il était temps d’apporter des moyens pour que l’Homme retrouve de la dignité face aux intempéries glaciales. Le monde s’est mobilisé. Des idées remarquables ont alors immergées. Une solidarité sans nom a alors prouvé que l’humanité n’était pas ce tas grouillant d’insectes égoïstes. C’est dans cet esprit révolutionnaire s’inscrivant dans cette âpre lutte, que des Hôtels de luxe ont proposé à leurs pauvres clients fortunés, très sensibles, très frileux : des bouillottes humaines. En effet, dans un souci constant de respecter cette maxime esclavagiste et asservissante « le client est roi », une expression de plus dans le panthéon de la connerie à graver dans le marbre, les tenanciers de ces bordels à planches à billets ont embauché des personnes pour se coucher dans les lits de leurs juteux chalands, avant que ceux-ci ne daignent vautrer leurs pyjamas de soies précieuses sur les draps tièdis par un personnel dévoué et vassal. Il convient de verser une larme devant cette générosité qui laisse présager d’un monde de demain meilleur.


Notre monde civilisé nous octroie aussi de belles initiatives. L’I phone objet d’une véritable admiration et sujet de toutes les convoitises plonge dans les abîmes passéistes au goût marqué pour le fascisme. L’application Mussolini sur i phone est née. Et elle remporte les suffrages… C’est l’application la plus chargée… Dommage que le défaut qui faisait explosé le téléphone hi tec ne peut pas être téléchargeable et programmable lui aussi pour faire sauter l’appareil de tous les nostalgiques du dictateur… Un petit génie a la solution ?


Licencié pour une tranche de fromage ! Oui ça existe ! Une employée de Mc Do pour faire plaisir à une amie a décidé de lui rajouter une lamelle de frometon dans son hamburger. Un de ses supérieurs, surement le plus sympathique des sous-chefs, lui en a beaucoup voulu, il y a vu la fin des bénéfices pour son patron et sa tronche de clown hideux. Alors ni une ni deux, il l’a mise dehors. Voilà une belle initiative… En même temps pour lui faire plaisir, à sa copine, l’employée déchue aurait dû surtout lui conseiller de becter ailleurs…

mercredi 13 janvier 2010

2010 une nouvelle année...?


Cette année 2010 allait être différente. C’était certain ! Les verres de champagne résonnaient en un léger son cristallin ! Les sourires explosaient ! Les espoirs naissaient ! Les motivations novices nous parcouraient ! Un nouvel élan nous empoignait ! Des considérations inédites voyaient le jour ! Des résolutions originales pleuvaient ! Feux d’artifices dans la nuit étoilée ! Cris de joies ! Le monde allait voir à quel point il prendrait un autre virage ! Tous sur la ligne de départ ! 1,2, 3, partez ! ! !

Mercredi 13 janvier...

La jungle de Calais (prononcez la « jeune gueule » de Calais pour être dans le coup) revient sur le devant de la scène. Comme prévu... Comme prévu, au moment même du démantèlement « médiatique » des bidonvilles de réfugiés pour faire plaisir aux électeurs en manque de Le Pen, les immigrants ont patienté le départ des caméras, sont revenus et ont réinstallé des camps de fortune en attendant un hypothétique départ pour l’Angleterre.
Bien entendu Besson le félon réaffirme avec aplomb que « le problème est résolu ».
En effet, la jungle de Calais n’existe plus, c’est une certitude, les bulldozers et les compagnies de CRS ont bien fait le boulot. Mais voilà, comme pronostiqué, ça n’a fait que déplacer le problème. Les demandeurs d’asile ou juste en quête d’une existence meilleure se sont simplement installés plus loin. Ils préfèrent faire les nomades et éviter de se retrouver coincés entre les bombes et les menaces des cowboys coalisés et les religieux fanatiques. Les exilés ont tout simplement « décalé » leurs baraques de misères et leurs espoirs. Besson nie l’importance de ces favelas ch'tis et le désarroi grandissant des associations soucieuses de nourrir et soigner les clandestins.
Dans une interview, il vitupère les organisations d’aides en les accusant d’avoir caricaturé son action de déblayage en septembre 2009.
Il est vexé le garnement, il n’aime pas la critique l’humaniste de l’immigration.
Alors il se moque, il se fout clairement de leurs déboires et leurs découragements face à une situation alarmante. Il évoque sans honte les « 150 lits pour les mineurs et 200 lits pour les adultes » mis à disposition par ses services pour les personnes évacuées par son opération de communication.
Mais le maître d’hôtel a de sérieuses lacunes en maths. Il les collectionne décidément : traitre, tête à claques, mauvais en calculs… Puisque dans le même entretien, deux paragraphes plus haut, il évoque la défunte « jeune gueule » comme « un campement insalubre où se sont entassés jusqu’à 1500 clandestins… » Euh… Attends… 1500 personnes dans 350 lits, ça fait combien par matelas ? Pour se la raconter et philosopher aux extrémités de l’identité nationale, il est là le félon, mais pour ce qui est de calculer les moyens hôteliers que doit mettre à disposition son ministère de la honte, il n’y a plus grand monde…
C'était une "nouvelle" année sous le ciel de pluies acides de Besson...

En 2010, la guerre ça tue encore. Les politiques prennent leurs tristes têtes de généraux de la Première Guerre Mondiale de retour des tranchées et sortent leurs médailles grigris qu’ils distribuent à titre posthume.
Généreuse attention...
La nouvelle année s’annonce impropre à un quelconque changement. Des militaires français ont été de nouveaux touchés par les barbus déjantés des montagnes afghanes. Les familles vont peut-être de nouveau décider de porter plainte contre l’armée pour mise en danger des troupes. (Quel juge osera une jurisprudence contre les ordres militaires ?…)
Elles auraient mieux fait de coller aux tribunaux leurs enfants voulant s’engager ou mettre l’armée devant la justice pour racolage abject à la sortie des écoles, sur les places des villes, dans les salons d’orientation, dans de jolies publicités customisées jeux vidéos avec dégaines de supers-héros, véritable campagne de promotion pour la mort décorée, entre les réclames pour une assurance et la Playstation.
C’était une "nouvelle année" sous le ciel des bérets au garde à vous.

En 2010, France Telecom n’est toujours pas encline au vert de l’espoir, mais s’abonne toujours au noir suicide. Les oranges continuent d’être gentiment et correctement pressées. Un salarié vient de célébrer les prochains 365 jours en mettant fin au siens.
Les chefs tatillons ont encore des postes clés et ce malgré les mesures décidées par les plus hautes instances. Ils ont eu une pause forcée par l’hécatombe trop voyante. Mais ils sont repartis de plus belle. La trêve des confiseurs a été prolifique et généreuse ! Aux pieds de leurs sapins de belles panoplies de techniques de harcèlement ! Ils ont sauté de bonheur devant l’horreur promise, les restructurations et les obligations de résultats inatteignables leurs souhaitaient les meilleurs vœux. L’euphorie les gagnait. Ils ont même fait des paris.
C’était une "nouvelle" année sous le ciel encombré des poteaux-potences téléphoniques.

En 2010, les abrutis gavés au carburant Total et au désir de faire vroum-vroum chez les pauvres ont encore à disposition leur jouet favori : le Paris Dakar. Mis un coup de pied au cul hors d’Afrique qui ne supportait plus l’arrogance de leurs marques de pneus sur la tronche de ses enfants sous alimentés, les gros dégueulasses ont donc décidé d’aller faire leur course de beaufs sur les pistes sud américaines.
Ils nomment encore leur rallye de demeurés le Paris-Dakar...
Eclater les mioches africains ça ils savent faire mais la géographie ça devient plus délicat. Et puis c’est un moyen mémo technique pour la plupart de ces cons conquérants pour se rappeler de leur loisir débile. Il parait même que certains croient toujours concourir sur le continent africain. Les gentils organisateurs les occupent comme ils peuvent dans l’avion en leur racontant des histoires terrifiantes de cannibales avec des os dans le nez...
C’était une "nouvelle année" sous le ciel pollué des hommes de Cro-Magnon à volant.

2010 aurait été une "nouvelle" année si on avait envoyé nos troupes armées arrêter le Paris Dakar et filer les bagnoles aux réfugiés de Calais qui au passage auraient écrasé les pompes de Besson et des tyrans de France Telecom avant de s’embarquer pour le pays de Shakespeare.

mercredi 6 janvier 2010

Bonne année,


Les festivités sont finies.

Pendant ces dernières, j’ai couru aussi vite que toute la meute dressée à la bûche pâtissière.
J’ai galopé aussi bien que la troupe en rang pour jouer au Père Noël, le VRP le plus célèbre, le plus efficace, le plus sournois.

En effet, à peine décembre entamé, il montre son bonnet rouge à pompon blanc, c’est le signal du marathon dantesque, de l’orgie fabuleuse, de la ripaille surabondante, de la frénésie d’achats ! Nos yeux pourtant bien fatigués n’attendaient visiblement que le signe amical du donneur de départ et sa dégaine de camelot.

Et j’ai tracé !

Pourtant averti par une minimum vigilance quant au plan de consommation les plus lourdauds, mon corps a suivi l’effet de masse et a rangé sa Raison dans sa poche. Comme chaque année, je me suis fait avoir par le gros barbu, son traineau et sa hotte. Comme chaque année, la manœuvre était pourtant outrancière, sauvage, violente, et pour peu que je relève la tête de mon sac d’emplettes, il m’aurait été facile d’être écœuré rapidement et détourner mon chemin. Pourtant, j’ai absorbé, j’ai ingurgité, je me suis vautré dans la « magie » de Noël, ses jouets made in China par milliers, les caissières explosées de fatigue devant leurs bécanes à additions, les cartes bleues enfilées, les caprices des enfants, les économies des parents, la joie parfois forcée, les parkings ras la gueule, les rues bondées de portefeuilles, la bouffe, les promos blafardes sous stroboscopes aveuglants, les guirlandes guimauves, les rayons surgelés, la crise n’existait plus…

Le Père Noël amis des centrales d’achats rendait d’un clin d’œil pervers le monde joli, tendre et innocent. Le Père Noël et ses margoulins (oubliez les lutins !) lançaient l’énorme industrie, le rouleau compresseur écrasant, redoutable, viril… Ils dégageaient cette longue ligne droite devant nos mirettes et on a foncé comme des affamés jusqu’au 25 décembre jour de naissance de l’autre gueux dans son étable de fond de désert et de l’apéro mondial à cheval sur les deux années, le 31. J’ai toisé les feux d’artifices, j’ai trinqué à la joie obligée et programmée, les résolutions à grosses louches, j’ai déambulé entre la canapé et le buffet, je me suis explosé à coups de roteuse, je me suis arraché la trachée et les intestins en verres de vodka pure agrémentée de pastilles de menthe, je me suis fini en digestifs acides et rampé jusqu’au lit dans un roulis de caravelle incontrôlable, avec la promesse d’un mal de cheveux et/ou la gerbe aux bords des commissures...

Je me suis alors souvenu entre mon matelas et le plafond mouvants, des vœux de notre petit PDR juché sur le dos d’un jeune UMP puni pour le « Lip Daube » le plus insultant depuis la création du concept.

Notre petit PDR avait déjà un peu forcé sur le Martini rouge et ce sans prendre garde à avaler un ou deux toasts pour faire passer. Sa vue se troublait, son prompteur emprunté à Mimie Mathy devenait flou. Il se laissait aller à prononcer des gros mots, il nous bavait en guise de fil conducteur la belle et généreuse idée de « solidarité ». A ce souvenir, je me retiens avec peine de mettre à l’air libre mon réveillon pourtant encore dans les prémices caverneuses de la digestion.

Je les vois à nouveau, notre petit PDR et son rictus du doigt tendu.

Je l’imagine entouré de sa fine et sinistre équipe de chorégraphes crétins : Dati et son ennui parlementaire ajouté à son parisianisme primaire et pullulant ; Lagarde et sa face de Droopy sous ecstasy boursière ; Hortefeux et ses fumisteries de fin de « méchoui » (vous apprécierez le choix du mot méchoui !) ; Besson le félon, ses charters vers la guerre, son débat sur les couilles franchouillardes ; Bachelot et ses lots infinis de vaccins H1N1…

BBBERUUUURGGGGGG… trop tard, j’ai dégobillé… la vision de trop : Bachelot nue des piqûres au cul…

Bonne année...