
Notre premier lauréat : Jacques Séguela.
Sa peau matinée d'UV à hautes doses, ses liftings disgracieux, son sourire de démarcheur, ses conseils grossiers, son opportunisme exacerbé, nous reviennent comme une sale habitude. Depuis sa campagne de publicité pour le royaume "Mitterrandien", sa trogne s'invite dans les médias, comme la grippe chaque hiver. Ce marchand de breloques, ce vendeur de "belles images", a initié le courant de requins, les communiquants, qui ont transformé l'action politique en marketing de masse, pour nombrilistes de premier ordre, qui ont remplacé le discours politique par des réclames fourre tout. Malgré ce méfait, ce triste sire bénéficie d'une aura médiatique mystérieuse. Les plateaux de télévision, les studios radios s'ouvrent à lui, à coups de tapis rouges clinquants, au même titre que le plus grand des visionnaires.
Séguela revêt une multitude de casquettes, pourvu qu'elles lui autorisent l'accès aux hauts parleurs : économiste expert, sociologue émérite, dressé au rang d'artiste de la communication addictive... Des jolies guirlandes, de beaux décors pour tenter de faire oublier son réel statut. Celui d'un manipulateur s'ajoutant à une longue liste. Il n'est qu'un croque-mort des plus grands idéaux.
Son boulot originel ne se contente que de surfer sur les instincts, les envies les plus primaires, au service du tout consommable.
Il a mis la prostituée consommation sur le bord du trottoir.
Son seul "talent" : il vend de la lessive aussi bien qu'un personnage politique.
Il participe, alimente, construit le temps de cerveau disponible pour Coca Cola et consorts.
Le parcours de ce charlatan mesquin l'a amené à la pensée de ce début de XXIème siècle : "L'homme qui n'a pas de Rolex à 50 ans, n'a pas réussi sa vie..."
La déchéance réflexive s'est faite phrase.
Séguela a signé sa plus belle envolée, son plus beau slogan. Il a fait une formidable promotion au plus crasseux des mépris. Séguela, comme tout publiciste convaincu, méprise le monde, l'habille de métaphores stériles, d'adjectifs obscènes, de stéréotypes hideux. Il a laissé parler sa créativité de caniveau, ses convictions les plus intimes, il a bavé son insanité sans hésitation. Il conspue le peuple et il a laissé éclater au grand jour son dégoût pour celui-ci.
Il n'a aucune raison de lui adresser la plus petite des compassions. Il n'attend de lui qu'une seule chose : qu'il se conduise en mouton, en mouton dompté, gavé de ses recettes mercantiles. Il lui a craché à la gueule comme à son habitude, sauf qu'aucune publicité n'était là, pour cacher son véritable visage.
La plèbe n'est bonne que lorsqu'elle est cible, produit, ou les deux.
Le pire, malgré cette insulte de plus, c'est que Séguela et ses funèbres sosies, continueront à nous dicter l'heure. Peu importe la valeur de la montre.
Sa peau matinée d'UV à hautes doses, ses liftings disgracieux, son sourire de démarcheur, ses conseils grossiers, son opportunisme exacerbé, nous reviennent comme une sale habitude. Depuis sa campagne de publicité pour le royaume "Mitterrandien", sa trogne s'invite dans les médias, comme la grippe chaque hiver. Ce marchand de breloques, ce vendeur de "belles images", a initié le courant de requins, les communiquants, qui ont transformé l'action politique en marketing de masse, pour nombrilistes de premier ordre, qui ont remplacé le discours politique par des réclames fourre tout. Malgré ce méfait, ce triste sire bénéficie d'une aura médiatique mystérieuse. Les plateaux de télévision, les studios radios s'ouvrent à lui, à coups de tapis rouges clinquants, au même titre que le plus grand des visionnaires.
Séguela revêt une multitude de casquettes, pourvu qu'elles lui autorisent l'accès aux hauts parleurs : économiste expert, sociologue émérite, dressé au rang d'artiste de la communication addictive... Des jolies guirlandes, de beaux décors pour tenter de faire oublier son réel statut. Celui d'un manipulateur s'ajoutant à une longue liste. Il n'est qu'un croque-mort des plus grands idéaux.
Son boulot originel ne se contente que de surfer sur les instincts, les envies les plus primaires, au service du tout consommable.
Il a mis la prostituée consommation sur le bord du trottoir.
Son seul "talent" : il vend de la lessive aussi bien qu'un personnage politique.
Il participe, alimente, construit le temps de cerveau disponible pour Coca Cola et consorts.
Le parcours de ce charlatan mesquin l'a amené à la pensée de ce début de XXIème siècle : "L'homme qui n'a pas de Rolex à 50 ans, n'a pas réussi sa vie..."
La déchéance réflexive s'est faite phrase.
Séguela a signé sa plus belle envolée, son plus beau slogan. Il a fait une formidable promotion au plus crasseux des mépris. Séguela, comme tout publiciste convaincu, méprise le monde, l'habille de métaphores stériles, d'adjectifs obscènes, de stéréotypes hideux. Il a laissé parler sa créativité de caniveau, ses convictions les plus intimes, il a bavé son insanité sans hésitation. Il conspue le peuple et il a laissé éclater au grand jour son dégoût pour celui-ci.
Il n'a aucune raison de lui adresser la plus petite des compassions. Il n'attend de lui qu'une seule chose : qu'il se conduise en mouton, en mouton dompté, gavé de ses recettes mercantiles. Il lui a craché à la gueule comme à son habitude, sauf qu'aucune publicité n'était là, pour cacher son véritable visage.
La plèbe n'est bonne que lorsqu'elle est cible, produit, ou les deux.
Le pire, malgré cette insulte de plus, c'est que Séguela et ses funèbres sosies, continueront à nous dicter l'heure. Peu importe la valeur de la montre.


