
Sarkozy accueille les dictateurs africains sur la Côte d’Azur pour une bouffe mémorable, à la santé de la démocratie souillée et de relations commerciales que notre petit PDR souhaite « débridées ». En termes plus directs, les échanges commerciaux ne doivent plus s’embarrasser de ces billevesées, tels les droits de l’Homme, le souci écologique, les luttes armées, les génocides, la répression…. et autres barrières inutiles aux transactions marchandes, bienfaitrices de notre humanité moutonnière. Notre petit PDR s’est illustré comme un formidable maître de cérémonie, un véritable trublion surélevé derrière son pupitre. Il a harangué ses visiteurs, les a caressés dans le sens du porte monnaie, a flatté les égos les plus vils. La ville de Nice par son maire étiqueté gouvernemental s’est mise en quatre, tapis rouges, repas somptueux, bonnes blagues de fin de banquets, limousines avec chauffeurs, voitures de sport… La crise visiblement n’était pas au rendez-vous de la promenade des anglais… Nice bordée par la baie des Anges, a offert heureuse ses eaux à une bande de requins.
Les années se suivent et se ressemblent pour le Tour de France cycliste. Lors d’un procès retentissant et après une résistance acharnée de l’accusé, une nouvelle affaire de dopage a éclaté aux Etats-Unis par un ancien vainqueur de la grande boucle. En effet, ce dernier a avoué sa tricherie et balancé ses collègues complices et pas des moindres. Armstrong en première place des dénoncés de la seringue. Évidemment le multiple vainqueur de l’épreuve éructe son innocence. Et les margoulins directeurs d’équipe font le dos ronds et défense commune. Les choses se tassaient avec le temps. Et puis, une autre révélation voyait le jour… Le récent vainqueur du Paris Roubaix aurait, il faut se pincer pour ne pas croire à une grosse blague, il aurait utilisé un vélo à moteur… Rien que ça… Un mécanisme dissimulé dans le cadre de sa bécane qui s’enclenche sur simple pression d’un bouton de commande… Et voilà le gars propulsé vitesse grand V sur les pavés tape-cul en direction du Nord… A cette nouvelle, à ce scandale de plus, la grande instance du sport cycliste n’a pas dénié approfondir l’enquête… Curieuse méthode pour endiguer la tromperie généralisée des professionnels du vélo… Ah si, elle a promis que tous les vélos utilisés sur le futur Tour de France seront vérifiés… Les bicyclettes seront interrogées par des enquêteurs à l’air sourcilleux, elles devront déclarer sur l’honneur qu’elles ne sont pas porteuses d’une petite turbine au goût d’urine frelatée d’EPO… Les engins à roulettes seront automatiquement exclus.
L’hôtel de l’équipe de France devient le centre d’une pitrerie dont le monde politique et des médias ont le secret. Rama Yade est envoyée au front, elle se retient de rire et elle s’indigne du choix d’un hôtel de luxe pour accueillir l’équipe de France pour son périple en Afrique du Sud. Son ministre de tutelle l’a reprend de volée sur une autre radio, indignée de l’indignation « déplacée » de sa Secrétaire d’Etat aux shorts et aux crampons et refuse d’étendre une polémique « inutile ». Le chef de parti, pardon de clan, Xavier Bertrand, dit Bébert, en prenant ses grands airs d’outragé, se scandalise de cette polémique insupportable et se dresse face aux caméras, en revêtant une écharpe, un maillot et un bob tricolore et crie son amour et son statut de supporter avant tout ! L’UMP appelle de ses vœux les plus sincères à faire front commun autour de notre équipe nationale ! Les clairons sonnent ! L’hymne retentit ! Pensées émues vers nos soldats dans la jungle en Adidas, qui nous conseillent SFR, de faire nos courses à Carrefour en prenant une assurance au Crédit Agricole ! La manœuvre n’est pas subtile, elle est énorme, elle est collégiale, elle est une de ses énormes machineries attrape-couillon ! Le sujet occupe la France entière, les unes des journaux se mobilisent, l’affaire Karachi est reléguée en seconde division, la réforme des retraites s’évapore et attend son heure, le chômage n’est plus qu’un triste souvenir, la baisse des aides sociales passent par enchantement… Les concepteurs de cette belle industrie de communication, de la déviation, de l’occupationnel intellectuel, se congratulent ! Ils sirotent une coupe de champagne dans les salons dorés en rigolant encore de leurs jolis rôles d’acteurs ! Qu’est ce qu’ils en ont à foutre de la luxueuse boîte à partouze du monde du ballon rond ? Et qu’est ce qu’ils iraient dire à des types qui gagnent un SMIC en une demi heure ? Rien. Mais vraiment rien, à part s’il peut devenir un motif à l’enfilade. Et puis ce n’est pas l’entourage d’un souverain « bling-bling » qui va nous la jouer mur des lamentations devant les sommes astronomiques et les conditions d’existence d’un sport professionnel, dont ils sont tous les jours les garants en dérégulant un peu plus les marchés, au nom de cette sacro sainte concurrence, devant laquelle ils se flagellent d’un plaisir non dissimulé…
Les années se suivent et se ressemblent pour le Tour de France cycliste. Lors d’un procès retentissant et après une résistance acharnée de l’accusé, une nouvelle affaire de dopage a éclaté aux Etats-Unis par un ancien vainqueur de la grande boucle. En effet, ce dernier a avoué sa tricherie et balancé ses collègues complices et pas des moindres. Armstrong en première place des dénoncés de la seringue. Évidemment le multiple vainqueur de l’épreuve éructe son innocence. Et les margoulins directeurs d’équipe font le dos ronds et défense commune. Les choses se tassaient avec le temps. Et puis, une autre révélation voyait le jour… Le récent vainqueur du Paris Roubaix aurait, il faut se pincer pour ne pas croire à une grosse blague, il aurait utilisé un vélo à moteur… Rien que ça… Un mécanisme dissimulé dans le cadre de sa bécane qui s’enclenche sur simple pression d’un bouton de commande… Et voilà le gars propulsé vitesse grand V sur les pavés tape-cul en direction du Nord… A cette nouvelle, à ce scandale de plus, la grande instance du sport cycliste n’a pas dénié approfondir l’enquête… Curieuse méthode pour endiguer la tromperie généralisée des professionnels du vélo… Ah si, elle a promis que tous les vélos utilisés sur le futur Tour de France seront vérifiés… Les bicyclettes seront interrogées par des enquêteurs à l’air sourcilleux, elles devront déclarer sur l’honneur qu’elles ne sont pas porteuses d’une petite turbine au goût d’urine frelatée d’EPO… Les engins à roulettes seront automatiquement exclus.
L’hôtel de l’équipe de France devient le centre d’une pitrerie dont le monde politique et des médias ont le secret. Rama Yade est envoyée au front, elle se retient de rire et elle s’indigne du choix d’un hôtel de luxe pour accueillir l’équipe de France pour son périple en Afrique du Sud. Son ministre de tutelle l’a reprend de volée sur une autre radio, indignée de l’indignation « déplacée » de sa Secrétaire d’Etat aux shorts et aux crampons et refuse d’étendre une polémique « inutile ». Le chef de parti, pardon de clan, Xavier Bertrand, dit Bébert, en prenant ses grands airs d’outragé, se scandalise de cette polémique insupportable et se dresse face aux caméras, en revêtant une écharpe, un maillot et un bob tricolore et crie son amour et son statut de supporter avant tout ! L’UMP appelle de ses vœux les plus sincères à faire front commun autour de notre équipe nationale ! Les clairons sonnent ! L’hymne retentit ! Pensées émues vers nos soldats dans la jungle en Adidas, qui nous conseillent SFR, de faire nos courses à Carrefour en prenant une assurance au Crédit Agricole ! La manœuvre n’est pas subtile, elle est énorme, elle est collégiale, elle est une de ses énormes machineries attrape-couillon ! Le sujet occupe la France entière, les unes des journaux se mobilisent, l’affaire Karachi est reléguée en seconde division, la réforme des retraites s’évapore et attend son heure, le chômage n’est plus qu’un triste souvenir, la baisse des aides sociales passent par enchantement… Les concepteurs de cette belle industrie de communication, de la déviation, de l’occupationnel intellectuel, se congratulent ! Ils sirotent une coupe de champagne dans les salons dorés en rigolant encore de leurs jolis rôles d’acteurs ! Qu’est ce qu’ils en ont à foutre de la luxueuse boîte à partouze du monde du ballon rond ? Et qu’est ce qu’ils iraient dire à des types qui gagnent un SMIC en une demi heure ? Rien. Mais vraiment rien, à part s’il peut devenir un motif à l’enfilade. Et puis ce n’est pas l’entourage d’un souverain « bling-bling » qui va nous la jouer mur des lamentations devant les sommes astronomiques et les conditions d’existence d’un sport professionnel, dont ils sont tous les jours les garants en dérégulant un peu plus les marchés, au nom de cette sacro sainte concurrence, devant laquelle ils se flagellent d’un plaisir non dissimulé…






