lundi 7 juin 2010

Enfumage en série...


Sarkozy accueille les dictateurs africains sur la Côte d’Azur pour une bouffe mémorable, à la santé de la démocratie souillée et de relations commerciales que notre petit PDR souhaite « débridées ». En termes plus directs, les échanges commerciaux ne doivent plus s’embarrasser de ces billevesées, tels les droits de l’Homme, le souci écologique, les luttes armées, les génocides, la répression…. et autres barrières inutiles aux transactions marchandes, bienfaitrices de notre humanité moutonnière. Notre petit PDR s’est illustré comme un formidable maître de cérémonie, un véritable trublion surélevé derrière son pupitre. Il a harangué ses visiteurs, les a caressés dans le sens du porte monnaie, a flatté les égos les plus vils. La ville de Nice par son maire étiqueté gouvernemental s’est mise en quatre, tapis rouges, repas somptueux, bonnes blagues de fin de banquets, limousines avec chauffeurs, voitures de sport… La crise visiblement n’était pas au rendez-vous de la promenade des anglais… Nice bordée par la baie des Anges, a offert heureuse ses eaux à une bande de requins.

Les années se suivent et se ressemblent pour le Tour de France cycliste. Lors d’un procès retentissant et après une résistance acharnée de l’accusé, une nouvelle affaire de dopage a éclaté aux Etats-Unis par un ancien vainqueur de la grande boucle. En effet, ce dernier a avoué sa tricherie et balancé ses collègues complices et pas des moindres. Armstrong en première place des dénoncés de la seringue. Évidemment le multiple vainqueur de l’épreuve éructe son innocence. Et les margoulins directeurs d’équipe font le dos ronds et défense commune. Les choses se tassaient avec le temps. Et puis, une autre révélation voyait le jour… Le récent vainqueur du Paris Roubaix aurait, il faut se pincer pour ne pas croire à une grosse blague, il aurait utilisé un vélo à moteur… Rien que ça… Un mécanisme dissimulé dans le cadre de sa bécane qui s’enclenche sur simple pression d’un bouton de commande… Et voilà le gars propulsé vitesse grand V sur les pavés tape-cul en direction du Nord… A cette nouvelle, à ce scandale de plus, la grande instance du sport cycliste n’a pas dénié approfondir l’enquête… Curieuse méthode pour endiguer la tromperie généralisée des professionnels du vélo… Ah si, elle a promis que tous les vélos utilisés sur le futur Tour de France seront vérifiés… Les bicyclettes seront interrogées par des enquêteurs à l’air sourcilleux, elles devront déclarer sur l’honneur qu’elles ne sont pas porteuses d’une petite turbine au goût d’urine frelatée d’EPO… Les engins à roulettes seront automatiquement exclus.

L’hôtel de l’équipe de France devient le centre d’une pitrerie dont le monde politique et des médias ont le secret. Rama Yade est envoyée au front, elle se retient de rire et elle s’indigne du choix d’un hôtel de luxe pour accueillir l’équipe de France pour son périple en Afrique du Sud. Son ministre de tutelle l’a reprend de volée sur une autre radio, indignée de l’indignation « déplacée » de sa Secrétaire d’Etat aux shorts et aux crampons et refuse d’étendre une polémique « inutile ». Le chef de parti, pardon de clan, Xavier Bertrand, dit Bébert, en prenant ses grands airs d’outragé, se scandalise de cette polémique insupportable et se dresse face aux caméras, en revêtant une écharpe, un maillot et un bob tricolore et crie son amour et son statut de supporter avant tout ! L’UMP appelle de ses vœux les plus sincères à faire front commun autour de notre équipe nationale ! Les clairons sonnent ! L’hymne retentit ! Pensées émues vers nos soldats dans la jungle en Adidas, qui nous conseillent SFR, de faire nos courses à Carrefour en prenant une assurance au Crédit Agricole ! La manœuvre n’est pas subtile, elle est énorme, elle est collégiale, elle est une de ses énormes machineries attrape-couillon ! Le sujet occupe la France entière, les unes des journaux se mobilisent, l’affaire Karachi est reléguée en seconde division, la réforme des retraites s’évapore et attend son heure, le chômage n’est plus qu’un triste souvenir, la baisse des aides sociales passent par enchantement… Les concepteurs de cette belle industrie de communication, de la déviation, de l’occupationnel intellectuel, se congratulent ! Ils sirotent une coupe de champagne dans les salons dorés en rigolant encore de leurs jolis rôles d’acteurs ! Qu’est ce qu’ils en ont à foutre de la luxueuse boîte à partouze du monde du ballon rond ? Et qu’est ce qu’ils iraient dire à des types qui gagnent un SMIC en une demi heure ? Rien. Mais vraiment rien, à part s’il peut devenir un motif à l’enfilade. Et puis ce n’est pas l’entourage d’un souverain « bling-bling » qui va nous la jouer mur des lamentations devant les sommes astronomiques et les conditions d’existence d’un sport professionnel, dont ils sont tous les jours les garants en dérégulant un peu plus les marchés, au nom de cette sacro sainte concurrence, devant laquelle ils se flagellent d’un plaisir non dissimulé…

mardi 11 mai 2010

"Tu la sens ma grosse rigueur ? !" disent les traders à un Fillon


Le plan de sauvetage européen de quelques 800 milliards d’euros a été salué par les marchés dès le premier jour, avec des plus values dépassant les espérances les plus optimistes pour les valeurs boursières de premier plan. Pour faire court, celles qui s’engraissent sur la bête avec le plus d’avidité. Dès le premier jour ? Ah non, pardon, seulement le premier jour… Les cotations sont reparties à la baisse le temps de rafler une poignée de milliards, histoire de s’assurer un nouveau compte dans un paradis fiscal. Oui, oui ils existent encore, malgré les gros yeux de notre petit PDR. Même sur la pointe des pieds.
La Grèce volée par des dirigeants incapables et des banquiers illusionnistes menaçait d’entraîner tout le monde dans un jeu de dominos. Alors face au spectre de la gamelle générale, au lieu de remettre en question notre course effrénée, pas vers l’argent, mais cette chevauchée aveugle vers le profit sourd, nos élites élues et auto proclamées ont décidé de mettre sous morphine, un mécanisme dont l’orgie financière l’emporte sur toute autre prérogative. La critique de nos sociétés se tourne souvent sur les années 80, dénoncées comme les années du fric, de frime, de fortunes ordurières… Pourtant les années 90 et 2000 n’ont absolument rien à envier. La référence à cette décennie fait figure de caution subliminale, avec le message sous-jacent du fameux « plus jamais ça ». Nos aristocrates du pognon se gaussent, se moquent, vitupèrent cette période comme pour mieux se rassurer, en tout cas nous endormir, nous passer la pommade et nous faire croire en un monde révolu.

La légende dit que la caricature est la pire ennemie de la politique. Ce qui se joue sous nos désirs de vie meilleure outrepasse allégrement, écrase le prétendu caricatural. A peine les sommes colossales, dont se sont félicitées toutes les croupes dressées vers les marchés, les différents gouvernements de la zone euro ont annoncé la bonne nouvelle : rigueur pour tout le monde ! Bon à part l’UMP avec en tête de gondole Frédéric Lefebvre, qui jongle avec le vocabulaire à disposition pour ne pas prononcer le gros mot.
Caricature donc disais-je, puisque à peine la roteuse débouchée et éructée en une chorale appliquée, à peine les magouilleurs, les truqueurs de la finance crasse rassurés (les pauvres, ils sont fragiles) sur leur métier et leurs existences débiles par nos Etats guichetiers, l’addition gigantesque doit trouver sa source. Sans hésiter, les mesures sociales au profit des plus fragiles sont coupées en tranches, stoppées, rangées dans les placards. L’éducation, le volet social, la culture, la formation vont être les premières victimes des économies budgétaires drastiques. Le manège est en route, ne se cache pas. Il s’étale même.
On a sauvé les truands, on stigmatise les va-nu-pieds, ces anomalies. La solidarité oui, mais sélective la solidarité. Tout le monde le clame, suivant les camps le ton change, mais la vérité de la situation reste, c’est écrit noir sur blanc, du Figaro à Libération, de La Croix à Charlie Hebdo, de TF1 à I-Télé, et… et… personne ne bouge. Tout le monde se regarde les pieds en espérant sur son bout de trottoir, que son voisin crèvera plus vite, en souhaitant que le surendettement, le licenciement, la déchéance sociale s’écrasent la tronche sur le visage d’en face. Chacun pour soi. Advienne qui pourra. Plus d’une génération aurait haussé le ton pour moins que ça, attention je ne parle même pas de révolution, juste, ne serait-ce juste un peu ouvrir sa gueule et pas seulement bien rangé derrière la CGT le 1er mai. Plus d'une génération aurait arrêté de fixer les manifestants grecs comme des excités sous le soleil de l’Acropole.

Mais non personne ne bouge et ne bougera, persuadé que sa quête personnelle vaut toutes les données collectives. Collectif le vilain mot. Il fout la gerbe, ça sent le communisme et le renfermé du mausolée de Lénine ça, pouah ! Dégueulasse ! L’individualisme raz la gueule conchie toute rébellion, toute réflexion, toute volonté de justice, attention pas d’égalité, pouah ! Là c’est certain ça donne la gerbe ! Saloperie ! Aux générations futures nous paraîtrons fades, égoïstes, peureux, enfermés la face dans notre beau tas de merde, à se plaindre, mais jamais agir, trop peur, trop coincé par son désir de coin de paradis même sur une immondice d’ordures. Que la planète crève ! Que l’existentialisme économique perdure et nous enfile ! Que ceux qui ne s’accrochent pas, s’asphyxient la bouche ouverte comme un poisson hors de l’eau, qu’ils perdent leurs espérances et leurs souffles mais en silence, dans l’indifférence, oui dans l’indifférence, c’est jouissif ça l’indifférence.

Allez cachons-nous ! Arpentons nos chemins étroits tant que notre gros cul passe devant les ghettos infects. Au fait, qui va gagner Koh-Lanta ? Comment il dit la grande tige déjà ? Ah oui, la sentence est irrévocable. Et qui va gagner La Nouvelle Star ? Et Mickaël Vendetta il va se la taper Paris Hilton ? Camilla Jordana avec ou sans lunettes ? Et la liste des bleus ? Et Miss France dans tout ça ?

mercredi 28 avril 2010

Le "Karachigate"...?


Enfin l’affaire « Karachi » revient sur le devant de la scène. Elle avait disparu, elle s’était évaporée aussi vite qu’elle était apparue. Pourtant en ces balbutiements, elle sentait déjà le souffre, le scandale à grosses louches, le goût amer et indigeste de la tambouille-magouille politique dans ce qu’elle offre de plus glauque.

L’affaire Karachi ne s’arrêterait pas à l’attentat dégueulasse qui a frappé le bus des ouvriers de la DCN (direction des constructions navales). Ces derniers étaient en quête d’un peu d’exotisme et d’une prime au déplacement pour s’offrir un peu d’aisance. Mais un taré s’est jeté dans leurs roues, une ceinture d’explosifs en guise d’airbag. Il a réussi son coup le ravagé : onze victimes françaises sur le carreau.

Immédiatement, les autorités ont consciencieusement tourné et dirigé leur regard ébahi vers l’action terroriste en arguant que les scélérats attaquaient l’honneur de la mère patrie, la France avec un grand F, bâtiments publics en berne, les clairons au diapason. Le coupable et ses complices ne pouvaient être que des barbares à la solde de Ben Laden le fantôme des grottes afghanes. L’enquête était vite résolue, les yeux du monde occidental, y compris hexagonal, encore englués sous l’effondrement des tours jumelles de New York. Les criminels étaient vite trouvés, dénoncés, conchiés, il n’en pouvait être autrement.

Nos responsables ne s’en sont pas privés et ont appuyé sur la corde sensible de la nation outragée. Alors, tous, innocemment et habilement convaincus, nous avons fixé le bout de leur gros doigt accusateur, au bout duquel trônait un homme barbu, une bombe entre les dents, la haine et la folie dans les yeux. Les journaux ont relayé, trop heureux de s’adonner et plonger dans le mélodrame du pays éventré par le terrorisme aveugle et sanguinaire.

C’était notre 11 septembre à nous.

Cocorico.

On a couru. On a eu tord. On s’est essoufflé pour rien.

Car enfin, un journal a fait son boulot et a fouillé un peu plus près les poubelles scabreuses du drapeau tricolore porteur des droits de l’Homme et a mis en exergue des points très troublants. Toute cette horreur, dans ses raisons et ses motivations, va bien au-delà d’un car éclaté par un givré de kamikaze en attente d’un lot de soixante dix vierges. Elle serait d’une toute autre complexité, d’une toute autre importance, d’une toute autre influence, d’une toute autre crapulerie, une histoire classée sous le plus ignoble terme, celui sous lequel la République perd son âme et cache ses paradoxes les plus souvent assassins : le secret défense.

Les quinze victimes dont onze français seraient au centre d’un système mafieux, coincés entre des commissions et rétro-commissions illégales et le financement d’une campagne électorale, et pas des moindres, la présidentielle française, et pas du plus petit des candidats, puisqu’il s’agirait de Balladur accompagné dans son œuvre par son lèche-goitre en titre de l’époque : notre petit PDR, un certain N.S, un mètre vingt les bras levés, devenu entre temps Khalife à la place du Khalife… Les onze hommes dépêchés par la DCN de Cherbourg auraient donc perdu la vie pour la gloire hypothétique d’un Premier Ministre au faciès ingrat d’un Louis XIV boursouflé, en manque de voix et de fonds de caisse.

Par un mécanisme dont la brocante de guerre a le triste secret, une partie des commissions illicites allouées aux émissaires chargés de corrompre et d’obtenir le marché au Pakistan, serait venue alimenter les caisses du candidat Balladur. Une légère envie de gerber vous prend la gorge ? De surcroit, comment le roquet, le porte parole de campagne, le ministre du budget et porte parole du gouvernement d’Edouard bouche-pincée, peut affirmer ne pas être au courant de cette mélasse… ?

La question qui se pose dorénavant : « l’affaire, l’infamie « Karachi » va-t-elle partir sur la pointe des pieds ? Va-t-elle être archivée sans suite et garnir les scandales d’Etat étouffés et rangés en haut d’une armoire poussiéreuse ? Est-ce que le juge chargé du dossier va soudainement devenir muet, muté, rétrogradé agent de la circulation ou être la proie désignée d’une réforme de la justice destinée à l’éradication des juges d’instruction ? Ah merde c’est déjà en cours ça non… ?

mardi 20 avril 2010

Billet de "rumeurs"...


La rumeur voudrait que le couple présidentiel ne soit qu’un alibi à un échangisme forcené… Quelle terrible histoire ! Une histoire de cul devient une affaire d’Etat ! Décidemment le quinquennat de notre petit PDR n’est que le synonyme de la désacralisation de la fonction suprême… Voilà au moins un point sur lequel il aura réussi. Les manœuvres politiques vont bientôt se résumer en des scènes de jalousie et des ouï-dire de boites à partouze où le GIGN sera envoyé pour récupérer un caleçon accusateur ou un préservatif usagé de semences de notables. La luxure trônera au sommet des programmes politiques. Bientôt les QG de campagne seront des maisons closes et Paris Match titrera « Sarkozy et son harem en tête devant DSK et ses conquêtes »… Ces histoires d’érections en motivent d’autres : ce n’est pas avec ces coucheries que l’abstention aux élections va dégonfler... Notre petit PDR a mis les racontars et ses soucis personnels sur le dos de la pauvre Rachida Dati. Encore un dommage collatéral de ce nauséabond débat sur l’identité national du félon Besson, c’est encore l’immigré qu’on dénonce du doigt et qu’on dévisage… Ah ce cher Besson qui a joué les pleureuses quand Guillon lui a concocté sa chronique… Ce même ministre crie à la méchanceté, à la critique déplacée, à l’acharnement, à l’irrespect, lui, ce bon Eric, celui qui renvoie un coup de pied au cul les sans papiers dans des pays en guerre, lui qui dresse des doigts d’honneur aux caméras, lui dont le corps est secoué de spasmes proche de la jouissance yeux au ciel au doux mot « trahison », lui qui a inventé le délit de solidarité, lui démolisseur à Calais pour les électeurs du Front National, lui le sauveur du clan le Pen et ses pensées négationnistes… La provocation où est-elle déjà ? Chez un humoriste dont le temps de parole avoisine les cinq minutes ou du côté d’un ministère dont le titre n’est qu’un amalgame dégueulasse, guidé de main de maître par un opportuniste dégoulinant de bassesse ? Besson n’est que le portefeuille ministériel, véritable trésor, implacable tribune pour le borgne et sa fille catcheuse, ne lui en déplaise…

La rumeur enfle, un seul cratère bloquerait le ballet aérien d’une partie du globe… Un nuage venu d’Islande, échappé d’une éruption volcanique, squatte les cieux européens et empêche les gros n’avions de faire leurs lignes de fumée au dessus de nos têtes… La masse médiatique a foncé dans le tas, comme à son habitude, avec grosses louches et messages grandiloquents de connerie. L’occident a toujours eu cette sale habitude de s’admirer le nombril… et de croire en son monde merveilleux. O grand malheur ! Le volcan est un gros méchant qui crache de la vilaine fumée ! Les premières victimes ? Non ce n’est pas vrai ? ! Pas eux ? ! Si ? ! ... Les touristes ! Les vacanciers en guinguette ! Les pauvres, eux et leurs appareils photos derniers modèles coincés au bord de la piscine… Le monde s’arrête de tourner, les allemands en short, les français à casquette, les anglais en bermuda et consorts ne peuvent plus rentrer dans leurs pays ? Ils sont obligés de rester dans ces contrées lointaines peuplées de sauvages ? Ils vont peut-être louper la finale de Koh Lanta ? ! Attention, le drame arrive, un drame en un seul mot, ils vont devoir, horreur parmi les horreurs de ce cloaque sans pitié : ATTENDRE.

Ça y est le terme est lâché, l’opprobre s’abat sur notre civilisation… Musique aux morts… Drapeaux en berne… Notre monde est si con, est devenu si con, que même un événement naturel devient motif à toutes les lamentations. Et de surcroît se mue en un empêcheur de produire en rond, de s’en mettre plein les fouilles, encore un peu plus, notre existence chiale, menée par cette quête éperdue de la croissance économique, proxénète de notre espèce perdue sur son radeau bleu… Notre fonctionnement robotique et forcené est si bien enclenché que les journaux brandissent la honte ultime : « Des millions de voyageurs obligés de « prolonger » leurs vacances »… Une annonce comme un scandale, les millions de sous-alimentés peuvent crever, les SDF cuire sous le soleil radieux du printemps, les queues des restos du cœur patienter dans leurs godasses, les licenciés par wagons fermer leurs gueules, l’homme qui gagne est en souffrance… L’inquiétude se porte à vous véritables malheureux, à vous les condoléances, à vous, tourisme, tours opérateurs, compagnies aériennes, complexes hôteliers, vous, tous liés par les mêmes angoisses ravageuses : le chiffre d’affaire en berne et l’action à la baisse. A vous, nos pensées émues et tristes...

Pendant ce temps là, le brouillard islandais couvre les dérives pédophiles des hommes catholiques en robe, les affaires se tassent. De plus, le pape s’excuse à tour de bras, il fait un prix d’ensemble : les dégueulasses tonsurés sur enfant de cœur, les enfants de cœur sous dégueulasses tonsurés, Dieu est amour merde ! La rumeur affirme que c’est le PDG du Vatican lui-même qui passe la pommade, tout le monde est rassuré…

Un célèbre adage dit « il n’y pas de fumée sans feu », mais la suite est souvent omise, «Qui tient l’allumette ? »

mardi 30 mars 2010

C'est le printemps,


La fin de ce rude hiver est enfin arrivée clament les météorologues des comptoirs. Tout le monde se réjouit. La saison des intempéries et des froids de canard n’est plus. Vive le printemps ! Ses champs verts, ses fleurs qui bourgeonnent, ses oiseaux qui chantent, la saison des amours, des joutes sexuelles et reproductives, les aventures de pédophiles religieux…

Le printemps arrive et on dirait que les plus rétifs aux rapports intimes, soient les premiers à faire parler du doux émoi de leurs désirs copulatoires, planqués sous les plis de leurs costumes de mascarades prophétiques. Oui, le printemps fait des émules dans les rangs de l’Eglise catholique et les histoires de cul surgissent ou resurgissent sur les routes tortueuses de la maison close Vatican…

Les prêtres attirent la jeunesse incrédule, la bouscule et l’enc…

Et le pape protège ses soldats obsédés par la conquête du braquemart.

Benoit XVI au temps où il s’appelait Ratzinger aurait protégé en Allemagne un de ses tonsurés en manque, accusé d’avoir abusé des jeunes communiants. Il l’a invité à la fête de la mousse alcoolisée de Munich. Une nuit de beuverie plus tard, tout était pardonné par une prière bien connue : « la Digue du cul »… Bras dessus, bras dessous, « c’était reparti comme en quarante » s’exclamait dans un mauvais jeu de mots connu de lui seul, notre futur chef des ecclésiastiques… Mais c’était sans compter sur les révélations, une de plus, provenant des Etats-Unis… Résultat le record du monde du gang bang battu par un des shootés de la soutane : deux cent jeunes pré-pubères pour un seul cureton !

Que les stars du porno se rhabillent !

Mais Benoit, chic type avec qui on irait se faire dorer la crosse et la mitre sur la plage, avait là aussi fait jouer ses influences en étouffant d’un revers de croix cette histoire, malgré la pression constante d’une partie du clergé pour faire inscrire la performance au Guinness Book ! Peine perdue, il tenait bon.

Après ses liens étroits avec les idées d’un régime allemand qui commence par IIIème et finit par Reich, notre bon père bigot s’entiche des tripoteurs et les cache à la justice des hommes. La justice du Père Noël pour adultes, Dieu, avec un D majuscule comme droiture vaut tous les tribunaux de ce bas monde, ce dernier pourtant fait à son image...

Les médias, la télévision en première position, n’en ont pas perdu une miette et mettent en avant par le biais de cette énième affaire : le célibat des prêtres… Sous-entendant que si les prêtres étaient autorisés à « s’accoupler officiellement », leur élan pour les âmes juvéniles se verrait naturellement bloqué… Tous les célibataires sont donc des pédophiles en puissance… Le raccourci est crasseux, énorme, mais les voix s’unissent autour de cette connerie monstre. On ne peut pas s’empêcher de leur trouver des excuses à ces immondes dégueulasses. Le célibat serait la cause de ses relations infâmes, une cause entretenue par les autorités religieuses… C’est le curé, pardon, c’est le serpent qui se mord la queue… Ou alors c’est le pire des cas, c’est une cause alibi, alibi à des pratiques interdites par la loi des hommes…

C’est donc ça ? Les religieux ne peuvent s’empêcher de s’encanailler d’histoires de cul ?
Ils adoreraient ça ? Le cul sous toutes ses formes serait leur sujet favori ? Les tonsurés s’emmerdent tant dans leurs monastères moribonds sentant la croûte de fromage ? Le porno de Canal + ne suffirait plus à leurs besoins d’outrepasser les limites ? Internet non plus ?

Ils veulent du coquin, de l’émotion déplacée, de la soumission crapuleuse sous prétexte d’une prière mal exécutée. Leur grand gourou leur offre protection après deux trois confessions intimes et une tape dans le dos ? Bientôt la justice va nous apprendre que le pape leur file des préservatifs gratuits fabriqués à Rome…

On nous chiale à longueur d’année et ce depuis des lustres que les saisons « ce n’est plus ce que c’était », mais une chose reste une évidence, le printemps est une période propice pour les prépuces canoniques… et ce tout le long de l’année, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, que le soleil soit au diapason, l’angélus sonne le credo : sexe, prières et libido.

QG UMP fin du second tour des élections régionales...



Fin du second tour des régionales. Bébert ne peut plus s’asseoir. La douleur est infernale. La somatisation rectale de la fin du premier tour se confirme. Aucun doute, aucun soupçon, Bébert ne supporte pas de perdre, ses protubérances graisseuses deviennent poids indéniable d’une mauvaise foi doublée d’un esprit terriblement mauvais joueur. Cette fois-ci les socialos-verts-rouges ont bel et bien gagné. Rien à dire. Les chiffres défilent devant ses yeux comme un refrain rengaine. Un fiasco comme un insupportable bruit de fond, comme si Pagny lui gueulait dans les esgourdes à moins d’un mètre. Il s’est pris une déculottée. Il s’en veut. Terriblement. Et quand il s’en veut, Bébert, il broie du noir. Alors il déprime, il se trouve enrobé, les fesses flasques, les joues tombantes... Il pense à toutes ces courbettes inutiles, à ces mains sales serrées sur les places des marchés où les gueux font leurs courses, à ces salles communales miteuses où il a dû s’égosiller devant des militants écervelés qui chantaient en chorale l’hymne « lip daube » de la jeunesse UMP « changer le monde »… Il les aurait baffé tous ces ados pré-pubères à la mèche rebelle sur le côté, il les aurait flingué ces tronches de fils à papa, ces bouseux provinciaux tout juste bon à singer les chorégraphies animalières des têtes pensantes et communicantes « de la capitale » comme ils disent.... Et tout ces vieux croisés dans les rues et leurs regards de chien battus, ces croulants dont la bise sent la naphtaline… Et il n’en pensait pas moins de ces bandes HEC parisiennes, vautrées et coincées dans leur look bobo « Neuilly nombril du monde ». Bébert regarde ses troupes. Besson le félon et son débat sur l’identité nationale a remis à l’honneur dans les urnes les beuglements de la famille frontiste… Darcos ? Viré allez hop ! Dehors le binoclard ! Il s’est ramassé en Aquitaine, faut voir ! Incapable ! Il voulait s’occuper des retraites, on lui file sa lettre de licenciement ! Pécresse maintenant ! Toujours le sourire, toujours ses dents qui t’éclatent à la face ! Huchon l’a écrasée, mais elle sourit inconsciente de la branlée. Sans maquillage on pourrait penser qu’elle est passée sous toutes les lignes du TER. Bussereau chiale, il s’est fait tailler par la rose pâle de Royal… Les ministres candidats ont tous pris le mur, une inclassable bande de loosers… Bébert apprend que le frère jumeau d’Harry Potter va entrer au gouvernement en la personne de Baroin, homme adulte toujours en quête d’une mue vocale… Bébert espère qu’il va piquer la baguette magique de son frangin pour ranger le QG de la droite, les affiches à terre, les promesses aux poubelles, le vomi de Borloo, les perdants dans les chiottes et va calmer au passage la colère probable de son chef-absolu-Président, dont le léchage intensif va repartir sur les chapeaux de roue…

QG UMP fin du premier tour des régionales...


Fin du premier tour des élections régionales, lendemain de déroute au siège de l’UMP, Xavier Bertrand rentre, claque la porte, boîte légèrement, une douleur rectale le gêne. C’est son défaut, il vit tout à fond et somatise la défaite en des douleurs postérieures. Son adoration pour Louis de Funès, pardon pour Sarkozy, est sans borne, chaque échec est un crime de lèse-majesté. La défaite est rude, il a le cul comme une urne et tous les bulletins loin de là, n’ont pas été qu’amicaux. Il grimace, parvient à s’immobiliser sur une chaise, regarde la photo minuscule grandeur nature de son idole présidentielle et se met à pleurer à gros sanglots. Il n’aime pas perdre Bébert, ça accentue son air désagréable et tête à baffes et ça toute une armée de Séguela n’y pourra jamais rien. Il peste, tape des pieds, se mouche bruyamment dans sa manche. A ce bruit Bachelot lui tend une seringue de H1N1… Il la regarde, la méprise et balance sa piqûre vers Besson ! Il le loupe. Décidément, il n’arrive à rien ces jours… Besson, lui, admire les résultats du Front National et pense à une nouvelle trahison… Le Pen, 20% en PACA ! Le vieux hideux a de beaux restes et a su se goinfrer de son débat sur l’identité nationale. Pour se détendre et assurer ses arrières, il va proposer un renvoi massif de sans papiers entre les deux tours via « charters-misères ». Pécresse coincée dans un éternel sourire récite dans un coin les lignes de métros. Dati gueule qu’il faut que la droite reprenne ses fondamentaux. A ces doux mots, Hortefeux et son teint de lendemain de cuite s’habille en CRS et se plonge dans la dénonciation de l’insécurité, résultat d’un pouvoir régional aux mains des gauchos-communistes. Il propose d’emblée le couvre-feu pour les moins de 18 ans dès 18 heures, l’obligation nationale de regarder le 13h de TF1, de retirer les papiers aux auvergnats, de nommer Jean Sarkozy à la tête du Conseil Constitutionnel… Rama Yade devant la moue défaite de ses collègues de débandade s’essaye en un discours d’entraîneur, en répétant que ce n’est que la mi-temps du match… Discours éculé d’un Ministre des joggings qui lui vaut un « t’as gueule Domenech ! » provenant du fond de la salle. On soupçonne Bébert… qui d’un coup se lève et chiale à torrent en répétant à tue tête « ce n’est pas possible ! Ce n’est pas possible ! ». Fillon sort ses yeux de ses touffes frontales et le réconforte aussitôt « mais non ce n’est pas lui… ». Bébert était sur le site internet de l’AFP qui annonçait la mort du plus petit homme du monde… Ce n’est pas son Claude François de la politique et il ne serait pas une Claudette grassouillette en deuil. L’homme en question n’est autre que le chinois Pingping qui mesurait 74.6 cm… D’ailleurs son petit père des peuples arrive, le visage heureux au niveau des hanches de son mannequin aphone, il dit que tout va bien, que ce n’est pas un vote sanction. Le tout avec une trace de coke sous le nez, Guéant lui aussi en a et urine dans le couloir… Kate Moss est passée voir sa copine Carla…