dimanche 31 janvier 2010

Un monde et beaucoup d'espoirs...


Le débat de notre petit PDR lui a permis de rencontrer des vrais français, des français de la France qui se lève tôt, des certifiés conformes, pas des méchants français à casquette à l’envers de Nadine Morano, pas des auvergnats chers à Hortefeux, pas des bénévoles de Calais et leurs afghans miséreux, non des gentils, des visages rassurants, des qui débordent pas, des dans le sens du poil, pas des licenciés Continental, ni de Gandrange, ni des rescapés de France Telecom… Non ! Non tout ça, c’est des faux humains, c’est des méchants, des susceptibles, des jamais contents… Tout était donc vrai, juré craché, si je mens je dois écouter le dernier spectacle de Régis et Laspalès... Des vraies tables, des vraies chaises, des vraies questions-réponses hachées, calculées, scènarisées, posées avec des sourires ravis de l’audience royale accordée, un vrai studio de télévision avec des vraies émotions contrôlées, des vrais gens du vrai journal de 13h de TF1 parmi lesquels pour se marrer, les directeurs du casting avaient fourgué un branleur en perfecto de la CGT et des gens de couleurs pour la diversité « choisie », des vrais caméras, des vrais vouvoiements et tutoiements… Bref comme on disait jadis sur la Une, « la vérité était au bout du couloir », à côté d’une régie de la Bouygues compagnie. Seule ombre au tableau le faux journaliste… Jean-Pierre Pernault.

L’authenticité a ses limites.

Il ne s’agissait pas de contredire notre papa à tous, notre « petit » papa à tous, ses yeux d’enfants, ses mimiques désabusées et rodées face à la détresse de ces concitoyens, ses comédies inégalables devant la faiblesse et la survie, ses tics nerveux de complaisances dignes des comédies de boulevard, ses bavardages familiers appris par cœur « style Roger au bout du comptoir du Balto ». Il avait réponse à tout, il se félicitait de tout, il était la providence, ses ministres ne pouvaient faire mieux, sa politique était la justice même, Pernault l’embrassait du regard, son regard franchouillard de la bonne bouffe. Les problèmes n’en étaient pas vraiment, il fallait attendre, ses décisions et son aura feraient le reste. Il prodiguait la bonne parole, il était sorti voir les gueux sous cocaïne, sous le strass et les paillettes de TF1 qui sans le dire préparait ses téléspectateurs à sa nouvelle version de « La Ferme Célébrités »…


De Villepin a été relaxé le jour de l’anniversaire de notre petit PDR, le hasard du calendrier réserve d’agréables surprises. Le sort de l’ex-tête pensante de Chirac m’importe peu et après tout s’il est innocent, que la justice fasse son travail, mais je suis ravi de la décision de cette non culpabilité. Pour une simple et bonne raison : quelle joie à la connaissance du verdict d’imaginer notre petit PDR s’étouffer de vexation ! Lui qui exorcisé et sous l’emprise des jambes et les révérences de Laurence Ferrari avait condamné avant l’heure les prévenus en les dénonçant coupables, le pouce vers le bas… Il a dû piquer une sacrée colère, taper des pieds et pleurer dans les jupes de sa chanteuse aphone… Il s’est vite repris puisque le parquet a pris la direction grossière de faire appel de cette relaxe… Le procureur étant sous l’autorité directe du Ministre de la Justice, lui-même étant sous le doigt vengeur de notre petit PDR… La ficelle est énorme me dirait vous. Je vous répondrai qu’elle est monstrueuse… Notre petit PDR ne supporte pas la contrariété et je ne serai pas surpris qu’il demande à TF1 de concocter une émission, avec un jury populaire issu des téléspectateurs de « Sans Aucun Doute », pour statuer sur le cas de son plus fidèle ennemi, le tout présenté par Claire Chazal (son genoux dévoilé) assise sur une table…


L’hiver est rude. Très rude. Les bagnoles ont été davantage plaintes que les SDF. La neige et le grand froid se sont installés avec insistance sur toute une partie de l'Europe. Il était temps d’apporter des moyens pour que l’Homme retrouve de la dignité face aux intempéries glaciales. Le monde s’est mobilisé. Des idées remarquables ont alors immergées. Une solidarité sans nom a alors prouvé que l’humanité n’était pas ce tas grouillant d’insectes égoïstes. C’est dans cet esprit révolutionnaire s’inscrivant dans cette âpre lutte, que des Hôtels de luxe ont proposé à leurs pauvres clients fortunés, très sensibles, très frileux : des bouillottes humaines. En effet, dans un souci constant de respecter cette maxime esclavagiste et asservissante « le client est roi », une expression de plus dans le panthéon de la connerie à graver dans le marbre, les tenanciers de ces bordels à planches à billets ont embauché des personnes pour se coucher dans les lits de leurs juteux chalands, avant que ceux-ci ne daignent vautrer leurs pyjamas de soies précieuses sur les draps tièdis par un personnel dévoué et vassal. Il convient de verser une larme devant cette générosité qui laisse présager d’un monde de demain meilleur.


Notre monde civilisé nous octroie aussi de belles initiatives. L’I phone objet d’une véritable admiration et sujet de toutes les convoitises plonge dans les abîmes passéistes au goût marqué pour le fascisme. L’application Mussolini sur i phone est née. Et elle remporte les suffrages… C’est l’application la plus chargée… Dommage que le défaut qui faisait explosé le téléphone hi tec ne peut pas être téléchargeable et programmable lui aussi pour faire sauter l’appareil de tous les nostalgiques du dictateur… Un petit génie a la solution ?


Licencié pour une tranche de fromage ! Oui ça existe ! Une employée de Mc Do pour faire plaisir à une amie a décidé de lui rajouter une lamelle de frometon dans son hamburger. Un de ses supérieurs, surement le plus sympathique des sous-chefs, lui en a beaucoup voulu, il y a vu la fin des bénéfices pour son patron et sa tronche de clown hideux. Alors ni une ni deux, il l’a mise dehors. Voilà une belle initiative… En même temps pour lui faire plaisir, à sa copine, l’employée déchue aurait dû surtout lui conseiller de becter ailleurs…

mercredi 13 janvier 2010

2010 une nouvelle année...?


Cette année 2010 allait être différente. C’était certain ! Les verres de champagne résonnaient en un léger son cristallin ! Les sourires explosaient ! Les espoirs naissaient ! Les motivations novices nous parcouraient ! Un nouvel élan nous empoignait ! Des considérations inédites voyaient le jour ! Des résolutions originales pleuvaient ! Feux d’artifices dans la nuit étoilée ! Cris de joies ! Le monde allait voir à quel point il prendrait un autre virage ! Tous sur la ligne de départ ! 1,2, 3, partez ! ! !

Mercredi 13 janvier...

La jungle de Calais (prononcez la « jeune gueule » de Calais pour être dans le coup) revient sur le devant de la scène. Comme prévu... Comme prévu, au moment même du démantèlement « médiatique » des bidonvilles de réfugiés pour faire plaisir aux électeurs en manque de Le Pen, les immigrants ont patienté le départ des caméras, sont revenus et ont réinstallé des camps de fortune en attendant un hypothétique départ pour l’Angleterre.
Bien entendu Besson le félon réaffirme avec aplomb que « le problème est résolu ».
En effet, la jungle de Calais n’existe plus, c’est une certitude, les bulldozers et les compagnies de CRS ont bien fait le boulot. Mais voilà, comme pronostiqué, ça n’a fait que déplacer le problème. Les demandeurs d’asile ou juste en quête d’une existence meilleure se sont simplement installés plus loin. Ils préfèrent faire les nomades et éviter de se retrouver coincés entre les bombes et les menaces des cowboys coalisés et les religieux fanatiques. Les exilés ont tout simplement « décalé » leurs baraques de misères et leurs espoirs. Besson nie l’importance de ces favelas ch'tis et le désarroi grandissant des associations soucieuses de nourrir et soigner les clandestins.
Dans une interview, il vitupère les organisations d’aides en les accusant d’avoir caricaturé son action de déblayage en septembre 2009.
Il est vexé le garnement, il n’aime pas la critique l’humaniste de l’immigration.
Alors il se moque, il se fout clairement de leurs déboires et leurs découragements face à une situation alarmante. Il évoque sans honte les « 150 lits pour les mineurs et 200 lits pour les adultes » mis à disposition par ses services pour les personnes évacuées par son opération de communication.
Mais le maître d’hôtel a de sérieuses lacunes en maths. Il les collectionne décidément : traitre, tête à claques, mauvais en calculs… Puisque dans le même entretien, deux paragraphes plus haut, il évoque la défunte « jeune gueule » comme « un campement insalubre où se sont entassés jusqu’à 1500 clandestins… » Euh… Attends… 1500 personnes dans 350 lits, ça fait combien par matelas ? Pour se la raconter et philosopher aux extrémités de l’identité nationale, il est là le félon, mais pour ce qui est de calculer les moyens hôteliers que doit mettre à disposition son ministère de la honte, il n’y a plus grand monde…
C'était une "nouvelle" année sous le ciel de pluies acides de Besson...

En 2010, la guerre ça tue encore. Les politiques prennent leurs tristes têtes de généraux de la Première Guerre Mondiale de retour des tranchées et sortent leurs médailles grigris qu’ils distribuent à titre posthume.
Généreuse attention...
La nouvelle année s’annonce impropre à un quelconque changement. Des militaires français ont été de nouveaux touchés par les barbus déjantés des montagnes afghanes. Les familles vont peut-être de nouveau décider de porter plainte contre l’armée pour mise en danger des troupes. (Quel juge osera une jurisprudence contre les ordres militaires ?…)
Elles auraient mieux fait de coller aux tribunaux leurs enfants voulant s’engager ou mettre l’armée devant la justice pour racolage abject à la sortie des écoles, sur les places des villes, dans les salons d’orientation, dans de jolies publicités customisées jeux vidéos avec dégaines de supers-héros, véritable campagne de promotion pour la mort décorée, entre les réclames pour une assurance et la Playstation.
C’était une "nouvelle année" sous le ciel des bérets au garde à vous.

En 2010, France Telecom n’est toujours pas encline au vert de l’espoir, mais s’abonne toujours au noir suicide. Les oranges continuent d’être gentiment et correctement pressées. Un salarié vient de célébrer les prochains 365 jours en mettant fin au siens.
Les chefs tatillons ont encore des postes clés et ce malgré les mesures décidées par les plus hautes instances. Ils ont eu une pause forcée par l’hécatombe trop voyante. Mais ils sont repartis de plus belle. La trêve des confiseurs a été prolifique et généreuse ! Aux pieds de leurs sapins de belles panoplies de techniques de harcèlement ! Ils ont sauté de bonheur devant l’horreur promise, les restructurations et les obligations de résultats inatteignables leurs souhaitaient les meilleurs vœux. L’euphorie les gagnait. Ils ont même fait des paris.
C’était une "nouvelle" année sous le ciel encombré des poteaux-potences téléphoniques.

En 2010, les abrutis gavés au carburant Total et au désir de faire vroum-vroum chez les pauvres ont encore à disposition leur jouet favori : le Paris Dakar. Mis un coup de pied au cul hors d’Afrique qui ne supportait plus l’arrogance de leurs marques de pneus sur la tronche de ses enfants sous alimentés, les gros dégueulasses ont donc décidé d’aller faire leur course de beaufs sur les pistes sud américaines.
Ils nomment encore leur rallye de demeurés le Paris-Dakar...
Eclater les mioches africains ça ils savent faire mais la géographie ça devient plus délicat. Et puis c’est un moyen mémo technique pour la plupart de ces cons conquérants pour se rappeler de leur loisir débile. Il parait même que certains croient toujours concourir sur le continent africain. Les gentils organisateurs les occupent comme ils peuvent dans l’avion en leur racontant des histoires terrifiantes de cannibales avec des os dans le nez...
C’était une "nouvelle année" sous le ciel pollué des hommes de Cro-Magnon à volant.

2010 aurait été une "nouvelle" année si on avait envoyé nos troupes armées arrêter le Paris Dakar et filer les bagnoles aux réfugiés de Calais qui au passage auraient écrasé les pompes de Besson et des tyrans de France Telecom avant de s’embarquer pour le pays de Shakespeare.

mercredi 6 janvier 2010

Bonne année,


Les festivités sont finies.

Pendant ces dernières, j’ai couru aussi vite que toute la meute dressée à la bûche pâtissière.
J’ai galopé aussi bien que la troupe en rang pour jouer au Père Noël, le VRP le plus célèbre, le plus efficace, le plus sournois.

En effet, à peine décembre entamé, il montre son bonnet rouge à pompon blanc, c’est le signal du marathon dantesque, de l’orgie fabuleuse, de la ripaille surabondante, de la frénésie d’achats ! Nos yeux pourtant bien fatigués n’attendaient visiblement que le signe amical du donneur de départ et sa dégaine de camelot.

Et j’ai tracé !

Pourtant averti par une minimum vigilance quant au plan de consommation les plus lourdauds, mon corps a suivi l’effet de masse et a rangé sa Raison dans sa poche. Comme chaque année, je me suis fait avoir par le gros barbu, son traineau et sa hotte. Comme chaque année, la manœuvre était pourtant outrancière, sauvage, violente, et pour peu que je relève la tête de mon sac d’emplettes, il m’aurait été facile d’être écœuré rapidement et détourner mon chemin. Pourtant, j’ai absorbé, j’ai ingurgité, je me suis vautré dans la « magie » de Noël, ses jouets made in China par milliers, les caissières explosées de fatigue devant leurs bécanes à additions, les cartes bleues enfilées, les caprices des enfants, les économies des parents, la joie parfois forcée, les parkings ras la gueule, les rues bondées de portefeuilles, la bouffe, les promos blafardes sous stroboscopes aveuglants, les guirlandes guimauves, les rayons surgelés, la crise n’existait plus…

Le Père Noël amis des centrales d’achats rendait d’un clin d’œil pervers le monde joli, tendre et innocent. Le Père Noël et ses margoulins (oubliez les lutins !) lançaient l’énorme industrie, le rouleau compresseur écrasant, redoutable, viril… Ils dégageaient cette longue ligne droite devant nos mirettes et on a foncé comme des affamés jusqu’au 25 décembre jour de naissance de l’autre gueux dans son étable de fond de désert et de l’apéro mondial à cheval sur les deux années, le 31. J’ai toisé les feux d’artifices, j’ai trinqué à la joie obligée et programmée, les résolutions à grosses louches, j’ai déambulé entre la canapé et le buffet, je me suis explosé à coups de roteuse, je me suis arraché la trachée et les intestins en verres de vodka pure agrémentée de pastilles de menthe, je me suis fini en digestifs acides et rampé jusqu’au lit dans un roulis de caravelle incontrôlable, avec la promesse d’un mal de cheveux et/ou la gerbe aux bords des commissures...

Je me suis alors souvenu entre mon matelas et le plafond mouvants, des vœux de notre petit PDR juché sur le dos d’un jeune UMP puni pour le « Lip Daube » le plus insultant depuis la création du concept.

Notre petit PDR avait déjà un peu forcé sur le Martini rouge et ce sans prendre garde à avaler un ou deux toasts pour faire passer. Sa vue se troublait, son prompteur emprunté à Mimie Mathy devenait flou. Il se laissait aller à prononcer des gros mots, il nous bavait en guise de fil conducteur la belle et généreuse idée de « solidarité ». A ce souvenir, je me retiens avec peine de mettre à l’air libre mon réveillon pourtant encore dans les prémices caverneuses de la digestion.

Je les vois à nouveau, notre petit PDR et son rictus du doigt tendu.

Je l’imagine entouré de sa fine et sinistre équipe de chorégraphes crétins : Dati et son ennui parlementaire ajouté à son parisianisme primaire et pullulant ; Lagarde et sa face de Droopy sous ecstasy boursière ; Hortefeux et ses fumisteries de fin de « méchoui » (vous apprécierez le choix du mot méchoui !) ; Besson le félon, ses charters vers la guerre, son débat sur les couilles franchouillardes ; Bachelot et ses lots infinis de vaccins H1N1…

BBBERUUUURGGGGGG… trop tard, j’ai dégobillé… la vision de trop : Bachelot nue des piqûres au cul…

Bonne année...

samedi 26 décembre 2009

Le pape plaqué par une femme...


Le pape s’est fait plaquer par une femme.

Un triomphe.

Cette tragédie sentimentale, cette histoire d’amour s’est jouée aux yeux du monde. Et pas seulement le monde de la frange catholique. Les catholiques ont crié, hurlé mais les autres ont ri.

Pour ne pas rire, il aurait fallu faire le difficile…

L’histoire drôle avec chute est toujours du meilleur effet. Vidéo Gags en direct de Rome n’a pas dérogé à la règle. Mais derrière cette blague éculée mais toujours efficace, une scène de ménage mondiale, une idylle se brisait devant nos sourires sournois. Une histoire bucolique se symbolisait et se terminait en cette cavalcade furieuse sur le sol de pierres de Rome… (Vous apprécierez le jeu de mots)

Le Benoit XVI déambulait avec tous ses copains déguisés. Ils se marraient, ils se gaussaient de la foule déplacée. Le pape déconnait en chuchotant au sujet de la prochaine béatification de Pie XII, oui, oui, ce souverain pontife dont le silence à couvert le génocide juif pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il pouffait aussi au sujet du même projet au bénéfice de Jean-Paul II, ce triste sire allergique à la capote et vilipendant l’avortement avec son gros doigt dégueulasse de puceau…

Bref, il se marrait le couillon couillu de la morale bigote, son rictus à la face des caméras avides de ses moindres gestes, fussent-ils très à droite de l’échiquier politique… Mais son auréole en plastique lui donne droit à une immunité perpétuelle, alors…

Benoit avançait benoitement, insouciant, frivole, d’humeur volage, vers « sa » journée de turbin de l’année. Il savait une fois le grand cirque fini, qu’il irait se goinfrer une dinde et ses flageolets, même si ces derniers, son pêcher mignon, lui donnent cet air crispé, ce qui explique en partie son visage grimaçant traversé par des instants de flatulences égarées à l’odeur pas toujours très châtiée… Il pensait à tout cela, son regard pervers se perdant dans les fesses dodues de l’individu le précédent.

Soudain la nostalgie s’emparait de ses pensées et il se souvenait alors de sa dernière fête de la bière et cette bavaroise aux seins démesurés… Quand ! Tout d’un coup… Il entendait une femme se faufiler entre les conviés à la grande sauterie du jour ! Ses yeux se détournaient alors du rondelet cul se trémoussant sur son chemin de croix ! Il apercevait une des ses ex sauter telle une jument au dessus d’une haie, la barrière des manants ! Elle franchissait la masse du public en rang d’oignons, clamant le passage de « son » homme à grosse crosse. Elle se précipitait vers ce joli minois en quête de quêtes rondelettes et grassouillettes pour refaire les freins de sa bagnole sous verre.

On ne peut en vouloir à cette femme enragée.

Il faut dire qu’il était beau comme jamais lors de cette messe de minuit de 22h (Oui le dévoué homme aime par-dessus tout la gaudriole, alors il avait avancé l’apéro de deux heures), il était endimanché en ce jeudi soir faut voir comme ! Il était la star sous les sunlights du Macumba Night du Vatican ! Son visage à peine dissimulé par ce large chapeau doré, laissait entrevoir cette beauté toute en psaumes ! Sa virilité ne souffrait guère de cette grande robe qu’il aime à revêtir comme un écossais son kilt ! Son membre à grelots bringuebalait gaiement en une gymnastique toute humaine. La foule gémissait à son passage telle une petite fille apeurée par le grand loup…

Alors donc, n’y tenant plus, cette femme bondissait des ouailles en pagaille caquetant en chorale, téléphones portables aux mimines ! Elle surgissait de la masse serrée en une partouze de prières ! Elle jaillissait, habillée de sa plus belle veste de jogging rouge, celle là même qui plaisait tant en ces jadis jours heureux où les deux tourtereaux, elle et Benoit, gloussaient en des lieux saints où ils jouaient au Petit Chaperon Rouge… Elle pensait lui raviver quelques souvenirs coquins…

Benoit la reconnaissait aussitôt sans l’ombre d’une hésitation. Ses sens mettaient de côté la future bûche pâtissière au parfum pistache et se concentraient en des envies plus charnelles. Comme un reflex, dans un seul élan, il s’allongeait à terre, sa longue robe déjà remontée jusqu’à ses cuisses velues… Sa belle le rejoignait à terre, se collait à lui et lui demandait à l’oreille, en une voix suave et sensuelle « pourquoi avait-il de si grandes dents et une si… ? ». Ils vibraient en un plaisir honteux…

Heureusement pour le royaume catholique, les capitaines de soirées de Benoit XVI mirent fin à cette passion, en un amas de corps enchevêtrés appliqués à arracher l’obsédée de sa proie, non sans profiter de l’occasion pour légèrement lui tâter quelques attributs… Sans cette intervention musclée et rapide, la face du monde catholique en aurait été officiellement et irrémédiablement changée…

jeudi 17 décembre 2009

le débat sur l'identité nationale et ses vertus...


L’identité nationale a trouvé son centre, son moteur, son allégorie. Elle s’est solidifiée en une intervention chirurgicale. Nos oreilles se sont alors fracassées sur les problèmes de dos d’une vedette-accessoire pour soirée inoubliable présentée par Jean-Pierre Foucault.

De jolies chroniques dignes des articles pour mémés de Voici et consorts sont venues égayer nos informations. Ces dernières étaient bien tristes, bien mornes et si peu intéressantes, coincées entre le sommet de Copenhague au chevet de notre avenir et la menace des nouveaux essais iraniens de missiles assassins. Il fallait donc trouver un sujet sur lequel toute la planète France, puisse se jeter à corps perdu et porter un digne intérêt.

Depuis, les journaux télévisés ouvrent leurs éditions sur la couleur des fientes de « la » star du rock des bérets à tatouages, pour rassurer les fans transis d’effroi devant leurs ternes assiettes…
Johnny vivant, pyromane du célèbre « Allumer le feu », était déjà surexposé, mais cela ne suffisait pas, le Johnny coincé entre le fauteuil roulant et le Stade de France se devait d’obtenir une autre dimension.

Une dimension jusqu’au gavage.

Alors la grande manipulation, l’engraissage, le fourrage se sont actionnés, additionnés.

Alors Johnny selon certaines âmes sensibles et aveugles représenterait la France, noble pays aux mains du félon Besson dont le faciès devient cause d’indigestion. Ce Johnny serait en plus de l’icône populaire fabriquée et propulsée devant nos yeux révulsés, un digne ambassadeur de cette belle contrée aux mains de l’Eurovision UMP et sa chorégraphie digne des pires insultes.

Johnny serait donc un emblème et fort de cette stature, il mériterait ce tapage médiatique, ce matraquage indécent sur nos pauvres raisons mises à dure épreuve. Il faudrait s’inquiéter pour cette girouette si soucieuse et concernée par nos âmes, cette marionnette belge au nom d’artiste américanisé, dont les revenus sont sur un compte en Suisse, dernier recours devant le refus de sa demande d’exil monégasque…

Johnny Hallyday est devenu Marianne qui a la place du drapeau dans la main, a un coffre fort sous le bras.

Il fut décrété que l’on pense dans un élan patriotique, à ce triste bouffon, roi du chronomètre sur le Paris-Dakar, course dont les relents colonialistes nauséabonds suintent sur les pneus conquérants des blindés subventionnés par Total. Il fut exigé de plaindre et verser une larme, sur celui qui fait soigner son hernie discale en Californie, fait profiter son hernie fiscale aux helvètes, déblatère son hernie musicale dans nos esgourdes…

La manœuvre, ce feuilleton de Noël, assez pauvre pour ne pas empêcher nos portes monnaies de se jeter dans la gueule des festivités, a parfaitement fonctionné. Johnny Hallyday a fait plus parler de lui en l’espace de quelques jours que la famine au Soudan en quelques années… Et les gogos le plaignent… avec cet air attristé de leurs existences suspendues aux tracas de la star trader.

Un fraudeur du fisc et fier de l’être, dans le monde merveilleux de Sarkozy, est devenu l’effigie rock intergénérationnelle des opprimés de l’impôt, dont le degré de réflexion est aussi large que leur déclaration de revenus. Maigre.


Le débat sur l’identité nationale permet aux déclarations foireuses, aux sous-entendus les plus crasses, aux préjugés les plus vils, aux stéréotypes les plus crétins de venir gonfler la longue file d’élans racistes et parmi ceux-ci, le pire de tous, celui qui s’ignore. Celui qui s’est imprégné, qui s’est fondu dans les discours, les dialogues, les motifs, les comportements les plus anodins. Les médias volent au secours des auteurs incriminés les plus célèbres en qualifiant les déclarations douteuses en « dérapages »…
Loyaux et bons serviteurs.
Les communicants réagissent vite et demandent aux médias l’expiation. La manœuvre est habile de la part de nos élites montrées du doigt. Elle est sous couvert officiel d'une phrase malheureuse, "sortie de son contexte", une caresse généreuse et un appel aux voix de la bête immonde le Front National et son œil de verre.

Au rythme des conneries, il ne peut s’agir d’erreurs ou de paroles échappées par un manque de concentration. Nos élites sont bien trop entraînées et briffées à la présence constante des moyens de communication. Se retrouver sur You Tube ou consorts fait maintenant partie de la vie courante des personnes publiques.

Au même titre que les torchons pour décérébrés dont les éditoriaux sont guidés par les paparazzis et les « people » en manque de publicité, Internet est l’outil préféré des politiques pour se faire une clientèle, confirmer ou tenter un électorat. Le débat sur l’identité nationale a juste aidé à l’exorcisation de ces pensées cradingues, il a dégagé le terrain.

Et puis il est facile de feindre l’horreur d’entendre ces fameux « dérapages », et d'oublier un peu vite que Le Pen et « ses détails de l’histoire » ont connu leur apogée en une année présidentielle pas si lointaine…


Le débat sur l’identité nationale permet les plus beaux voyages. Le charter d’Afghans se glisse grâce au débat sur l’identité nationale comme un argument de plus. Besson et sa compagnie de voyages dont le slogan « un charter pour la guerre » remporte un franc succès.

Un charmant vol pour Kaboul a été organisé dans une insouciance guillerette, les plateaux repas préparés avec soin par Besson, l’arriviste de l'expulsion. Les flashes crépitent autour de l’auteur du scélérat convoi. Il sourit, se pose en justicier, en humaniste convaincu de sa mission de sauvegarde du territoire face à ces envahisseurs sans papiers, devenus défier la tranquillité des français et parmi eux, bien entendu, les fans de Johnny… Dont la peine pour « l'idole des jeunes » aux vertèbres tassées, ne peut être dérangée par l’espoir de survivre d’une poignée d’Afghans fuyant les massacres…

Le débat sur l’identité nationale permet le dosage de la vaseline sur la bûche de Noël.

jeudi 10 décembre 2009

le "lip daube" ...



La jeunesse UMP ne savait plus quoi faire de ses journées ensoleillées. Les saucisses merguez ne suffisaient plus à son appétit. La pluie de ces dernières semaines ont dû paraitre bien longues et lancinantes pour ces jeunes guillerets, joviaux et autres folâtres.

Écrasés par le lourd ciel sans nuages des Landes, la jeunesse UMP (n’y a-t-il pas ici un contre sens… ?) au sourire extra blancheur a dû sévèrement faire tourner les serviettes et faire circuler le Perrier rondelle, lors de l’université d’été de leur parti patrie, en la apparemment "festive" ville de Seignosse.

Emportée par cette cuite monumentale qui a vu Xavier Bertrand finir torse dénudé, ravagé par un cidre sec trop frais, sifflotant les paupières mi-closes YMCA des Village People, la gironde et fine équipe des jouvenceaux sous suppositoire Sarkozy s’est éprise de réaliser un "lip dub". Cette technique consiste à mimer les paroles d’une chanson, connue et entrainante si possible, et contenant ô merveille un message.

Pour le message, ceux qui l’ont reçu sont ceux qui soudainement pendant et après le visionnage de ce clip grossier, ont ressenti une profonde douleur que nous qualifierons de rectale.

Passons au débriefing de cette farce putassière.

Alors évidemment ce "débrif " pour parler branché la main dans les cheveux l’air de réfléchir, ne s’appuie, malheureusement ou heureusement, que sur les extraits pêchés ici ou là sur la toile, nom métaphorique du terme terne d’Internet.

Un, deux, trois, vous pouvez commencer à taper la cadence avec vos doigts, et vous remémorer ce hit disgracieux et m’accompagner.

Premier plan, Rama Yade dont la moue cache mal le fait d’avoir été posée là, sur un banc de jeunes premiers dont l’acné n’est effacée qu’avec peine par un Biactol poussif. Les têtes d’anges qui l’accompagnent ont pourtant tous le look et la dégaine à papa…

Deuxième plan, Rachida Dati, juriste de luxe, plus proche du temps de son passage à la justice de Chanel et Dior que des conditions déplorables des centres pénitenciers… Elle annonce sans rougir, toutes dents dehors, qu’elle entend "la révolte qui gronde", tout en levant le bras gauche comme un "j’men balance jusqu’à l’épaule"… Ce passage, les juges, les avocats, le système judiciaire dans son ensemble ont dû apprécié, au souvenir de la surdité persistante de Madame face à leur demande de dialogue…

Troisième plan, Quasimodo ! On pense d’emblée à un remake de Notre Dame de Paris, la comédie musicale cause de suicide imparable chez les gargouilles. On craint d’apercevoir Fiori, on prépare le piège à loups… Non en fixant d’un peu plus près, on reconnait Raffarin, seul, petit vieillard au visage libidineux, prônant une nouvelle société. Rien à ajouter…

Quatrième plan, David Douillet est entouré d’une chorale estampillée eau précieuse. Visiblement les concepteurs du vidéoclip lui ont interdit de se joindre à la chorégraphie du groupe, de peur qu’il assomme un petit communiant.

Cinquième plan. Un des plus drôles sans doute. Fallait que ça tombe sur elle ce genre de connerie. Christine Lagarde. Son air de chien battu à côté d’un pré-pubère mafioso déguisé en Dick Tracy. Elle nous fait mal Christine. On sent bien que ce n’est pas son truc la gaudriole en rythme. Elle nous décoince une pseudo-danse, le manche à balai a l’air bien tendu. Ses deux petites mimines empotées ont l’air de demander du fric… Elle est si peu souple qu’on dirait une réclame pour une greffe des bras.

Sixième plan, Vautier et ses yeux ébahis, acculé au faciès crispé et qui ne comprend pas ce que font ces jouvencelles en débardeurs à se dandiner devant sa chevelure grisonnante…

Septième plan, Darcos avec son allure de Proviseur adjoint affirme avec espoir "nous saurons bien les transplanter". Parle t-il des membres de Lagarde ?...

Huitième plan, la provocation a un visage et une gestuelle : Frédéric Lefebvre et son joli cœur Peace and Love. C’est vrai qu’avec sa chevelure mi-longue et légèrement ondulée, il est certainement le plus hippie de sa clique de croque-morts.

Neuvième plan, la séquence comique… La séquence « Y-a-t-il un pilote dans l’avion ? ». Non, il est dans sa bagnole 4x4, il est non-voyant, il se nomme Gilbert Montagné et vient d’écraser les pompes de Jean Sarkozy le cadreur pour l’occasion…

Ensuite se croisent et se décroisent en une subtile mélodie Rachida Dati, encore elle, bloquée entre deux polos de teenagers cachetés "la droite en vacances", et Valérie Pécresse qui se déhanche en un mouvement personnel, tout de blanc vêtue, tel un Kamel Ouali sous drogue douce…

Darcos revient et dessine un gros rond dans l’air, censé représenter le monde, la Terre, notre planète bleue en attente de l’UMP, ces rêveurs traders, ces convertis à l’affairisme, à la tradition, à la ringardise, à la dangereuse confusion entre identité nationale et immigration… ce rond symbole est pourtant d’une toute autre nature, il n’est que le contour de la sphère anale, la nôtre, où ce film de propagande poujadiste se complaît en une évidente violence intellectuelle.

Les plans se poursuivent et nous stimulent une forte envie de dégobiller.

La séquence "cliché" arrive en vélo avec dessus la nommée pour l’écologie, lèvres en fleur, sur fond végétal vert.

La séquence "rien à battre" avec Devedjan qui se contrefout de ce pastiche-programme-politique, en s’appuyant sur un mur comme on attend une bière avant de retourner bosser.

La séquence "traître" avec le félon Besson, qui à peine la caméra braquée sur lui, glisse, le visage menaçant, style bandit en cavale, ses mains dans le dos de deux jeunes innocentes... On a envie de les avertir de se retourner... L’œil avertit note que parmi les deux innocentes, les initiateurs de ce diner dansant ont placé une femme de couleur noire. Manipulation qui ne se s’embarrasse pas de subtilité pour faire oublier les Afghans renvoyés dans leur pays en guerre. Message subliminal de tolérance...

Séquence "apothéose" avec l’entrée triomphante, sous une haie d’honneur de militants champêtres, de Nadine Morano et Xavier Bertrand tels Peter et Sloane version karaoké pour demeurés…

C’était le « lip daube » de l’UMP…

jeudi 3 décembre 2009

Le temps des Miss...



Ce weekend se réunira un jury d’éminents spécialistes afin d’élire la représentante française officielle de la foire à la saucisse de Vélizy. Après un long et sévère casting digne des références de boucherie, avec prises de mensurations, prises de poids et un défilé en maillot de bain assez sexy pour plaire et exciter le mâle en manque de foot, mais également assez sage pour rassurer la ménagère de moins de 50 ans et son caddy de supermarché, la nouvelle Eve de l'Oréal sera portée en triomphe.

Après cette longue commémoration, la France aura sa VRP coincée dans son écharpe tricolore, la nation connaitra alors un bonheur immense de se savoir munie d’une icône. Elle se couchera ravie et soulagée de se voir équipée d’un totem féminin pour lui faire oublier la crise.

De cette cérémonie bovine, de cette réunion Tupperware à la gloire du cosmétique, une jeune femme se tapera toutes les fêtes locales insoupçonnées, s’avalera les salons en tout genre, du salon de l’automobile à la foire à la vinasse, se rendra sur les plateaux télé avides de potiches. Elle se coltinera le chapeau de la Fontenay pendant un an, puis à la fin de son mandat elle posera pour le torchon Entrevue pour le bonheur des frustrés et de son compte en banque. On remarquera au passage, la guerre entre les deux principales chaines de télévision française lors de ce prochain samedi d’élection, TF1 et son étalage de viande sous paillettes à la recherche du corps proche de la perfection face à France 2 et ses corps abîmés à la recherche de solutions. Deux conceptions de la société…

Une autre Miss va être au centre de tous les questionnements. Je parle de Miss Humanité. Cette gourde est appelée à comparaitre au sommet sur l’environnement de Copenhague. Son avenir dépendra de la réussite ou non de cette concertation internationale ou chacun devra proposer autre chose que de faire son mea culpa. Car Miss Humanité n’est jusqu’à lors qu'une sombre et fière connasse, les mains pleines de CO2. Elle aime se plaindre, geindre et dénoncer les catastrophes dont elle est l’origine. Mais ce temps est révolu, les minutes passent et il va s’agir de ne plus seulement regarder sa montre (une Rolex évidemment sinon c’est que tu as raté ta vie…). Il va falloir faire un effort sur le chrono si Miss Humanité ne veut pas faire de la banquise des stations balnéaires pour bobos en guinguette. Elle va devoir sérieusement se pencher sur son mode de fonctionnement et s’obliger à redresser la barre, et enfin lever les yeux afin d’éviter de se goinfrer le mur de son indigence.

Il y a une autre Miss qui se porte comme un charme.

Miss Xénophobie.

Hortefeux s’était fendu d’un bel hommage au cours d’une pseudo-blague auvergnate où Miss Xénophobie fut triomphante et arrogante. Chirac sorti de sa tanière s’est laissé aller à une tape amicale dans le dos de Miss Xénophobie toute heureuse de l’offrande sournoise. Cette garce aime ces clins d’œil quotidiens et rances, déguisés dans un sombre costume de l’habitude. Chirac son éternelle bonhommie et l’inexplicable sympathie qui l’accompagnent, s’est targué d’un nouveau dérapage.

En effet, il y a quelques années, il avait suinté « du bruit et de l’odeur » lors d’un banquet du défunt et non regretté RPR.

Il n’a pu s’empêcher de récidiver.

Il a alimenté un peu plus la gloire, le succès, la légitimité d’une Miss Xénophobie ravie qu’on lui fasse la cour avec cette décontraction, avec cet air enjoué et coutumier de l’allusion crasse.

Miss Xénophobie obtient également une mention spéciale en Suisse. Les Helvètes lui ont fait un triomphe inattendu en stigmatisant la communauté musulmane en se prononçant contre la construction de minarets sur leur sol. Les Suisses ont voté du bras droit…

Mais l’apothéose pour la pimpante xénophobe est intervenue lors de l’interview d’un élu UMP. Ce maire d’une commune de 40 habitants perdue au fin fond d’une campagne du nord de la France s’est outragé, lors d’un débat au sujet de la « fameuse » identité nationale de Besson le félon, « de la présence de 10 millions d’immigrés payés à rien foutre… ». Et oui tout ça postillonné par la tronche d’un seul pot de merde…

Paroles ignobles, bêtise effrayante, déclaration à gerber, le racisme n’est que d’égout, mais quand il prend cette dégaine inepte, cette persuasion conne, cette paranoïa coupable de toutes les dérives, cet accent déconcertant, il nous plonge dans l’abîme et dans la circonspection la plus totale… En tout cas Miss Xénophobie n’en a pas cru ses oreilles. Elle n’a pu retenir une larme d’extase, assise sur les genoux d’un Le Pen lui aussi ému mais ne pleurant que d’un œil...

Une autre Miss est venue garnir ce tableau déjà dramatique. Elle fut désignée par ses pairs et collègues de chambrées. La chevelure grisonnante, les joues tombantes malgré le progrès des crèmes de peau, le regard joyeux, la voix soporifique entrainée à l’enfilade, vous avez reconnu Christine Lagarde.

La description était facile et je le concède, embellie.

Elle fut promue « Meilleure Ministre de l’économie d’Europe ». Non ce n’est pas une blague. Nos élites politiques s’observent, se vautrent, se scrutent, jouent à la Nouvelle Star, et les deux pieds dans le bourbier boursier, elles s’octroient des prix médailles en chocolat, des labels de connerie provocatrice.

Par leurs agissements, par leurs orientations, par leur laisser aller cradingue, elles ont abandonné le pouvoir de décision aux fluctuations et flatulences de la finance, mais elles s’auto-congratulent de leurs actes, de leurs courses vers le profit absolu. Lagarde s’est elle donc confondue en une gêne qui aurait paru normale ?

Non.

Elle a haussé le menton et a profité de cette tribune généreuse pour étaler ses qualités et l’amour de son chef, notre petit PDR, dont la joie s’est muée en des tocs nerveux et un rictus comme un majeur dressé de plus…