jeudi 30 avril 2009

Le Grand soir ... premier mai 2009...


Alors demain c’est le grand soir ! Le grand chambard ! Les syndicats tous unis, main dans la main, leurs doigts se frôlent ! Il y a longtemps qu’ils ne s’étaient pas autant aimés ceux-là ! Leurs moues timides se croisent en de coquins et conquis regards ! Ils vont mettre le bordel ! La révolution est en marche ! Les pouvoirs prennent peur et se barricadent ! La Garde Républicaine se tient prés à l’assaut du peuple asservi sous les bottes des banquiers, et autres félons de la finance crasse organisée … la paupérisation galopante donne l’élan aux âmes les plus fatiguées, les plus usées de courir après le pognon pour pouvoir manger les grillades le dimanche ! Les bataillons de CRS vont fuir devant les hordes assoiffées de syndicalistes en cagoules ! … Les journaux télévisés vont ouvrir leur antenne sur le déferlement violent, mais libérateur, d’une respiration puissante ! L’exaltation à son summum ! Les gens s’embrassent, s’enlacent, pleurent, rient, se congratulent ! Les responsables de la situation morose, dans laquelle ils ont plongé tête la première, sont submergés par la frousse, frappés par une soudaine prise de conscience du mal être des masses laborieuses, modifieront leurs réformes sodomites, et le monde se renouvellera enfin !

Non je déconne… demain soir, point d’une telle joie… le défilé aura grommelé comme à son habitude, comme le ronron tranquille d’un gros matou après un pâté de luxe aux morceaux de poulet… Les images seront les mêmes, la traditionnelle queue décorée des éternelles banderoles, aux slogans éculés, les lettres vieillies par des marches insoupçonnées, répétées, proportionnelles aux luttes avortées, des individus fatigués, vidés, déçus de se faire avoir… Les chefs syndicaux vont se congratuler, multiplier par 10 leur dénombrement et se quitter sur une belle accolade et l’apéro de circonstance. De son côté la police, qui connait de plus sérieux problèmes de calcul, aura divisé les manifestants par 100, rangeront tranquillement leur équipement de militaire en commando spécial. Les politiques nous serineront qu’ils ont bien évidement entendu la rue, son mécontentement, ses craintes, ses peurs, son angoisse face à l’avenir, mais ajouteront d’un revers de main diplomatique, qu’ils s’en branlent royal, que d’abord l’ordre c’est eux, les responsables c’est eux, les réalistes c’est eux, la vérité c’est eux, que cette manifestation du 1er mai, conséquente ou pas, n’a que pour réponse la poursuite de leur idéologie politique, et que le courant de réforme doit encore s’accentuer ! S’accélérer ! Tout le monde se quittera, le travail bien fait, la main sur l'épaule, et se dira à la prochaine.

Au mieux notre petit PDR va nous promettre un nouveau rendez-vous à la télévision, pour encore nous expliquer sa vision du monde et sa joie de vivre, et nous répéter qu’on est des cons, qu’on a rien compris, qu’il est gentil même si ça se voit pas. Et qu’il fait tout ce joli boulot pour nous, ses ouailles en admiration devant son énergie dévastatrice, désordonnée, brouillonne. Qu’il se souci de notre malheur social, qu’il est touché par nos messages de détresses, par nos découverts SOFINCO, par nos factures de gaz, par nos chiottes bouchées… mais que tout va bien, il nous garantit que la crise ne va pas durer, et que dans son bunker doré de l’Elysée, il voit des jours meilleurs arriver, en mangeant avec son mannequin chanteuse aphone, les derniers mets en vogue des palaces parisiens. Des repas offert par un copain industriel de renom…

Et puis bon, les manifestants, les pas contents, repartiront chacun dans leurs usines à grogner et dire que le monde est dégueulasse et que ce n’est pas demain la vieille, qu’ils vont s’acheter le dernier écran plat, pour regarder « à prendre ou à laisser », pour traiter le banquier de « chacal », avec le « chacal » Arthur.

Les syndicats et leurs maitres repartiront sourire aux lèvres pour la photo, mais se demanderont stressés, comment ils vont pouvoir continuer à maintenir et contrôler la foule et ses emmerdes, et les faire piétiner en rangs bien élevés. Ils rentrent chez eux la peur au derrière, de sentir la colère de leur base, mais aussi des sans étiquettes, dépasser leurs prérogatives négociatrices… et balancer par la même occasion, leurs vieilles chansons revendicatrices…

Le populo se félicitera de l’importance du défilé, ne cachera pas sa joie de se sentir moins seul, et va feindre d’espérer un geste de la part de notre petit PDR… alors que lui et sa bande déboucheront la roteuse, en se dandinant sur le dernier opus de Carla Bruni, devant un 1er mai qui aura été l’occasion de bien rire… encore une fois...

Bref !

Résignation ? Non vous croyez…

jeudi 23 avril 2009

Je m'excuse...


Un concours d’excuses est lancé.

Par qui ?

Par une ex-candidate aux élections présidentielles en manque de présence médiatique, et qui a du mal à reconnaître et à vivre ses défaites consécutives.
Certes, elle a fait un score honorable à la compétition électorale suprême, mais elle a bien perdu et qui plus est, par un écart qui ne pouvait souffrir d’aucune contestation. Ensuite, elle s’est essayée au suffrage de son parti pour en prendre la tête, laissée vacante par son ex compagnon, qui en avait ras la touffe de cheveux. Elle s’est vautrée. Ramassée face à une revenante, qui parait-il, aurait bénéficié du succès de « Bienvenue chez les Ch’tis »… Bref, une défaite de plus pour son ego, qui n’a rien à envier, à celui de notre petit PDR surexcité. A voir ses gesticulations, l’orgueil n’est ni de gauche, ni de droite, il est juste con et borné.

Pour occuper le terrain médiatique et se consoler, elle a trouvé une idée formidable, elle s’excuse à tour de bras « au nom de la France », (rien que ça !), des conneries, des discours, des actes de notre petit PDR et sa grande gouaille… A ce rythme, elle va être occupée pendant plusieurs dizaines d’années… En temps de crise, ce qui est courageux, la Ségo, nommons la ainsi, a monté sa petite entreprise d’excuses internationales, nationales, locales… Fallait y penser.

J’espère qu’elle s’est excusée auprès de deux de ses anciens collaborateurs, licenciés par elle, et pour lesquels elle fut condamnée pour une mise à la porte abusive. J’espère aussi que la reine Ségo va s’excuser platement pour la fadeur de ses théories politiques, sa voix coincée, de son vide idéologique, de ses postures et références de Madone emplie de bonne conscience chrétienne…


La séquestration des patrons par les salariés virés à coups de pompe dans le cul, devient monnaie courante. Face à ces actes, les avis divergent. Effectivement la liberté de mouvement des individus est ici bafouée, cette violence est condamnable. La violence physique est évidemment plus facile à vociférer, à dénoncer. Par contre, la violence d’un licenciement et son lot de conséquences incalculables, innommables, impalpables est certainement moins visible. Alors les caméras avides du symbole, du message à raccourci, ont tendance ces derniers temps à cibler, à serrer en gros plan, les cernes du patron cadenassé par ses magouilles. Les salariés désespérés, puisqu’il faut l’être pour croire que la technique du cloisonnement forcé peut fonctionner, ne retiennent en réalité personne. Ils s’accrochent plutôt à leurs crédits en cours, à leurs rêves éveillés de vivre « normalement », à leurs caddies des allées bondées des supermarchés, à leur dignité… Ils ont la mine des mauvais jours, la colère monte, l’incompréhension, le sentiment d’injustice les plongent et les font toucher à des solutions plus radicales. Si la violence dont on nous rabâche les oreilles venait réellement à éclater, si elle nous montrait son vrai visage, les images ne se borneraient pas à un patron voyou enfermé dans un bureau, dont la sortie serait quelque peu vilipendée… Mais les journaux télévisés, les photos de presse devraient s’armer d’un logo interdit aux mineurs, âmes sensibles s’abstenir…

Continental, Caterpillar, deux entreprises aux entités bien différentes, commencent à laisser deviner une voie moins pacifique. Une sous préfecture en a fait les frais… D’ailleurs, n’est ce pas là un formidable et inquiétant message que ce saccage ? Les pouvoirs publics, les pouvoirs politiques par cette destruction démontrent leurs incapacités, leurs pertes de légitimité auprès d’une masse silencieuse qui fera bientôt un bruit incontrôlable si nos chers responsables ne relèvent pas leurs têtes d'autruches. Il sera alors temps, que notre petit PDR, Ségo, et les autres, les courtisans, les cumulards, les élus de tous bords, les professionnels du mandat, de s’excuser, de nous faire des courbettes, de nous demander un réel pardon, d’avoir laissé courir et d’être les principaux responsables de la multiplication des spectacles des Restos du Cœur. Des files d’attentes proportionnelles aux groupes de personnes, passés sous la ligne froide et statistique du seuil de pauvreté, se multiplient. Et pour s’en sortir, on nous invite et on nous force à écouter et acheter Fiori et la dégénérescence de la variété lourdingue. D’ailleurs, on peut se demander si cette flopée de braillards n’est pas étudiée pour nous couper l’appétit… ce qui l’un dans l’autre arrange les choses…

jeudi 16 avril 2009

Dur dur la crise financière...


Les jours se suivent et se ressemblent agrémenté ici et là, par les caprices et conséquences de la crise financière devenue crise économique galopante. Sarkozy a tenté de nous faire croire qu’il avait sauvé le monde au sommet du G20, qui sans son courage politique n’aurait été qu’un sympathique diner dansant pour chefs d’Etat en goguette.

En attendant, le fric par milliards circule et se marre vers les nantis coupables et complices de la déconfiture mondiale. Enfin déconfiture mondiale… pas pour tout le monde, les victimes sont malheureusement les mêmes, elles ont des gueules abîmées, la tête des mauvais jours, elles tirent franchement la langue. Ceux qui sont tout en bas, ont des gueules abîmées par les mirages à crédit, chantés sous leurs grands yeux pétillants de posséder eux aussi. Alors, les ouvriers, les classes moyennes ont, ces derniers temps et de plus en plus, le regard hagard devant leurs chutes, les remboursements et les prélèvements qui se profilent bêtement, automatiquement, et qui s’alignent sur le relevé de compte, ou la case salaire ne suffit plus à assurer le quotidien. Cette masse silencieuse pour l’instant…

En attendant, nos gouvernants convertis au dieu argent, nous font des blagues, ou plus exactement nous gratifient de provocations crasses. Elles baissent encore le fameux taux de rémunération des livrets d’épargne populaire. Il est passé à 1.75%... Nos glorieux élus votent, décident d’un côté la subvention mirifique des pauvres établissements bancaires, qui se sont brûlés les ailes, dans leurs jeux de hasard… et de l’autre ils réduisent le sacro saint livret A à peau de chagrin. Au passage faudra qu’on m’explique comment et pourquoi jouit d’autant de prestige, quasiment au niveau du mythe, ce foutu compte épargne ? Bref … certaines choses demeurent et profitent de l’apathie populaire, ravagée par l’innocence d’y croire…

Au registre, on se fout de votre tronche avec un tendre et malin plaisir, les médias ont annoncé que les emballages de la plupart des produits de consommation courante, vont tous diminuer de quantité. Pourquoi ? Le mystère reste entier. Passons. Mais que dans le même temps, pour une quantité moindre, les prix des produits concernés ne connaitront pas de baisse… Et on nous annonce ça avec le sourire, lors de la grande cérémonie journalistique du 20H. Cette nouvelle donne est passée encore sans vaseline, les proctologues-sociologues ont des questions à se poser sur l’inertie inquiétante et constante, de cette masse laborieuse, enfilée dans tous les sens. Cette annonce n’a pas fait sourciller grand monde…

Une joyeuse nouvelle dans cette crise croissante dans l’ignominie, la perversité et le sadisme, Jordy, le sale môme qui nous a déblatéré dans les esgourdes, tenu en laisse par ses parents caissiers, a gagné son procès contre la maison de disque BMG. Cette dernière fut la complice dans la manipulation mercantile du gamin-produit Jordy. La nourrice BMG doit lui verser une partie des revenus faramineux, qu’elle a gagnée sur les paroles bavées par la jadis marionnette enfantine. Le pactole : 800 000 euros et des brouettes. C’est une somme énorme certes, mais c’est une juste récompense à un long préjudice. Pas le préjudice financier, même si son cher papa a détourné les bénéfices de la berceuse disco, de sa progéniture qui sortait à peine de ses Pampers pleines… Non, le préjudice moral, avec un grand M ! Oui ! Parce que vous imaginez les années collèges et lycées de Jordy ? En plus des boutons d’acné, de la voix qui mue, le laid duvet de moustache, les modes improbables, les équations à deux inconnues, l’appareil dentaire, et j’en passe, et bien le cher Jordy a mangé toute son adolescence les moqueries, les railleries de ses camarades sous forme de rappels discographiques… combien de fois ses collègues adolescents ont dû lui chanter, lui brailler son refrain comme des ânes…

Profite mon gars ! Mais place pas ta récompense ou une partie, sur un compte d’épargne populaire, ça rapporte que dalle …

jeudi 2 avril 2009

Poisson d'avril international,


Notre PPDR, (Petit Président de la République), ne fait jamais dans la demi-mesure, envahit par ses tics nerveux et ses spasmes mégalomanes. En plus, de temps en temps, de se vautrer dans une posture royale, le crime de lèse majesté devenant chose courante et inévitable, Sarkozy « Naboléon » s’est fendu d’une menace politique, qui restera comme une des plus grosses blagues diplomatiques de tous les temps.

Notre énervé a lancé, tel Gavroche sur les barricades, qu’il quitterait le sommet du G20, dont on nous martèle qu’il en serait l’initiateur, si les mesures contre la crise économique galopante ne s’avéraient pas profitable à son goût princier.

Ses communicants l’ont poussé sur la scène médiatique, un poisson d’avril accroché dans le dos…

Tout le monde a bien ri, et quand je dis tout le monde, je parle de toute la planète, qui a vu notre souverain dans un de ses meilleurs numéros ! Ah ! Le fier et courageux Robin des Bois de Neuilly sur Seine, s’est élevé avec vigueur et talonnettes face au monde inconscient ! Le front soucieux et la gouaille des grands jours, notre roquet a craché haut (enfin quand il se met sur la pointe des pieds), et fort sur ses homologues internationaux ! Ces derniers ont ri ! Mais alors ! Ils ont ri ! On les voyait sur nos petits écrans se retenir de ne pas se moquer ouvertement, de notre PPDR, au risque de partir dans un fou rire, devant les caméras du globe, en se tapant les cuisses !

Notre pays s’est bien marré aussi. Il parait que Fillon n’a pu retenir un rictus, et que depuis même ses sourcils touffus ont le sourire ! De gauche à droite, de droite à gauche, personne n’a marché dans cette énorme fumisterie… La farce de notre PPDR est devenue en l’espace de deux jours, une brève de comptoir, qui je l’espère figurera un jour dans le célèbre recueil du même nom. Sarkozy le mérite !

Au final, et comme tout le monde le pensait, notre gentil PPDR, est resté assis tout le long du repas et a même repris du dessert… L’enfant gâté n’a même pas eu besoin d’un coup de règle sur les doigts. Ses compères lui ont asséné que les meilleurs canulars étaient les plus courts, que c’était bien gentil d’avoir mis un peu de légèreté, dans cette grisaille mondiale, mais maintenant fallait écouter les doléances des plus grands, et amender un monde qui court toujours tête baissée, vers le profit absolu. Notre PPDR a dit oui, a montré sa gêne, malgré le succès de sa flatulence, il a demandé où était sa place. Il a ressorti sa vieille blague sur Gandrange pour assurer le coup et a dévoilé sa nouvelle facétie sur l’entreprise grenobloise Caterpillar… ses voisins ont gloussé de plaisir.

Alors on fait comme lui, comme notre PPDR, maintenant on écoute. Par contre, si ça ne nous convient pas, on ne fera pas comme notre dégonflé suprême, on ne retournera pas aux côtés des requins pourris par leurs pognons, leurs inconséquences, leurs aveux d’impuissance ou plus exactement leurs mains liées par leur cher libéralisme à outrance, bâtit de leurs opportunismes boutiquiers. On commencera à penser un monde sans eux, porte ouverte à toutes les dérives, mais dont ils font le nid, de manière inéluctable...