
Pour connaitre la suite de Théodobald : Theodobald.blogspot.com ...
La nouvelle année s'annonce belle et vertigineuse de connerie. Elle n'aura rien à envier à sa devancière. Ce mois de janvier regorge de richesses en la matière. Il amorce la grande cuvée. Il nous fait toucher du doigt le merveilleux millésime. Nos charmants décideurs, décideurs de tout poils, de toutes confessions, ont l'air de se donner le mot, pour se foutre encore un peu plus ouvertement, allègrement de nos pauvres dégaines. Souchon évoque dans une de ses chansons les foules sentimentales. Les larmes commencent à poindre aux coins des yeux. Larmes de colère.
Des larmes jusqu'à lors, contenues dans nos espérances forcenées.
Peuvent-elles ou cherchent-ils à les transformer en larmes de révolte ? L'imbécilité, le mépris peut amener à une mobilisation qui ne se contentera plus de sécher ses pleurs.
Pour l'instant, ils en profitent les margoulins.
Ils ont raison.
On ne dit rien.
On encaisse.
On morfle.
Jusqu'à quand...
Moi ma patience a déposé la date de péremption.
En ce moment, la palme revient haut la main, à une réclame télévisuelle, crasse parmi les crasses.
Je décris.
Des traders sont assis en cercle, façon secte en pleine réflexion, alcooliques anonymes en flagellation. Ils se confient, se jurent qu'ils ne se confondront plus, ô grand jamais, dans des placements financiers inconscients, dans des investissements grotesques. Qu'ils ne joueront plus comme des sales mômes avec nos comptes en banque, sur les marchés aveugles et corrompus des grandes places boursières. Et malgré ces belles promesses, un des leurs avoue sa faute, il a recommencé, incorrigible drogué à la spéculation. Il a encore agi de manière inconsidérée, rien à battre des pauvres cons d'ouvriers, d'employés, des smicards, des classes moyennes, de la paupérisation rampante... L'appel de l'argent, du profit, des slogans « travailler plus pour gagner plus » l'ont fait replonger dans la purée de ses angoisses chiffrées... Les autres le dévisagent, honteux, mais on devine bien que leur thérapie est une pause, qu'ils vont tous reprendre des forces, attendre que la tempête passe, et qu'ils vont tous se jeter dans les plus brefs délais à corps perdus, dans leur quête de fric à grosses louches, peu importe les moyens, les dégâts. On nous vend ça comme de la « publicité humoristique », inscrite dans l'air de temps, moderne. On en avale des couleuvres ! L'indigestion est longue à venir. L'agence de publicité, cette pute aux dents acérées, a eu la main lourde. Sur nos déboires, nos inquiétudes, nos angoisses, elle a assise son gros cul malsain, sur nos pauvres trognes, elle s'est bien marrée de nos existences. Nos infortunes ont inspiré le sourire aux carnassiers. Notre silence complice, notre immobilisme, notre trouille du lendemain les confortent dans leurs résidus, leurs insultes crachées à nos faciès. Eux ils ont bien ri et ont peut entendre encore leurs éclats de rire.
À ce sujet, notre petit PDR (Président de la République) les a bien fait marrer aussi. Il a dit aux vilains spéculateurs et banquiers de leur état, de ne pas prendre l'argent issu de leur transaction, parce que c'était pas beau de se goinfrer quand les autres tirent la langue et récupèrent les cartons de Noël pour se loger. Ils ont entendu, ne se sont pas esclaffés tout de suite, ils se sont retenus en pouffant dans leurs mains. Ils ont murmuré dans leurs portefeuilles de stock options, en chuchotant « quel déconneur ce Nico ! ». Pas longtemps, ils se sont empressés d'adresser une fin de non recevoir, à la tête de notre petit père des peuples, trop content de sa blague gauchiste. Nous, pensifs, une humiliation de plus, collés au fauteuil devant la télévision, comme un chewing-gum sous une godasse...
Le port de l'uniforme à l'école.
Xavier Darcos, un nom à consonance "Guerre des étoiles", a jeté un pavé dans la marre. Un pavé redondant, aux gros traits, qui à peine lancé, passionne la foule, la connasse : le retour de l'uniforme à l'école. À chaque crise que traverse l'éducation Nationale, par exemple ces derniers temps sont marqués par la réforme de lycée, les vœux chahutés de notre petit PDR arrogant au personnel enseignant, à chaque crise donc, ce faux débat sur la blouse réglementaire est jeté sur les bancs de l'école. Un bel écran de fumée, une enfilade de plus, une déviation honteuse, ce joujou est balancé sur le devant de la scène, pour occuper la masse et la mémoire à papa. Ce n'est pas finement orchestré, les fils de la marionnette sont grossiers, mais ce n'est pas grave, la recette marche toujours, et de belle manière.
L'imbécile regarde toujours le doigt qui montre la lune...
Les médias enchainent et s'acharnent à nous ressasser les vertus du déguisement écolier. La réflexion laisse sa place aux solutions passéistes, soubresauts devant la déchéance d'un monde révolu. Le piège était tout petit, minuscule, mais le monde avide de questions passe-temps, s'est engouffré tête la première.
Le papier-mouche est toujours efficace.
Darcos Vador n'a pas besoin de son épée laser.
Les voix s'étranglent de trémolos nostalgiques. La génération, les générations précédentes regrettent, et fustigent la jeunesse à coups de « de ce temps là ! De mon temps !... » Souvenirs à la limite du récit de l'orange en cadeau à Noël... La tristesse de l'ordre, des coups de règles sur le bout des doigts, les bonnets d'âne, le humiliations physiques... se muent en prunelles larmoyantes...
La cloche sonne.
Autre sujet.
Les banques et leurs tenanciers en étroite collaboration avec le pouvoir en place, après une campagne de publicité proche de l'incontinence, ont dans l'arène des intérêts bancaires, baissé leur pouce impérial sur le Livret A. Les classes populaires chialaient déjà sur leur pouvoir d'achat. Elles remercient tête basse, ce massacre, avec un persistant et profond mal au cul...
L'ancien taux était, à en croire les mines grises, un véritable motif de fêtes innombrables, de manifestations joyeuses, feux d'artifices, orgies indescriptibles, de ... 4%... Maintenant les troubadours sont rangés, les trompettes ne jouent plus, les gens se terrent et cachent leurs économies sous le matelas de grand-maman... le taux est de 2,5%... Et encore, avec une rallonge exceptionnelle de notre petit PDR à talonnettes de 0,5%...
Au suivant.
Le ministère des pauvres et crucifix, avec à sa direction, la nonne relookée Desperate Housewife, C. Boutin, au lieu de donner un toit aux SDF, propose de les compter... Après la tentative de baraquement obligatoire des exclus extrêmes, dans des centres pouilleux, crasseux, impudiques, violents, tout ça pour ne pas enlaidir les vitrines des soldes, la mère supérieure et ses chapelets vont s'exercer au recensement de la population des trottoirs. Ça ne mange pas de pain. Ça tombe bien, les dénombrés non plus.
Au suivant.
Je ne reviendrais pas sur le tapage médiatico-dramaturgique du Paris-Dakar en Argentine. Je demande juste pardon aux sud américains, on leur fourgue toutes nos ordures, les bivouacs pour les pots d'échappements des conquérants en 4X4, les chants braillards du populiste Pagny...vraiment pardon.
Heureusement, Gérard Holtz et le groupe Amauri ont rangé leurs Majorettes... (attention, appel à la cage à souvenirs, les voitures Majorettes de notre enfance...)
Le Vendée Globe, la course autour du monde en solitaire, suivi par satellite, GPS, téléphone portable, caméras, reportages, des nouvelles tous les jours des concurrents, matin, midi, soir... Le mot à retenir : solitaire...
Un petit dernier pour la route, pour couronner cette belle série de foutage de gueule : Koh Lanta.
Attention, les éminences grises de TF1, ont nommé ça : Le retour des héros. La définition du héros a quelque peu évolué, évolué au gré des flatulences de la télé réalité. Un héros, c'est un individu qui sur une île, sans nourriture, dans des conditions rudimentaires, primaires, doit écraser, affamer, affaiblir son prochain, en mangeant des vers gluants... Le tout pour gagner de l'argent, le but ultime, le nerf de la guerre, même s'il faut éliminer, faire crever l'autre. Avec cette petite joie de se voir féliciter par l'autre grande nouille de Denis Brogniard, philosophe guerrier, chef et gardien de l'homme-animal, pantin favori du zoo de TF1.
Il faisait nuit, le vent soufflait, la mer rugissait, le feu crépitait. Théodobald était assis, le dos appuyé sur une paroi, les jambes recroquevillées, les genoux au niveau des yeux.
La journée fut longue, le froid fut terrible et cinglant. Il avait beaucoup marché. Il avait surveillé la côte, fidèle à la mission que le hasard et les événements lui avaient confié. Il avait observé dès les premières lueurs du jour jusqu'aux apparitions parsemées des étoiles, l'horizon infini de la mer. Cette ligne où paraît-il, plonge le monde, dans un abîme effrayant, où monstres et diables emportent les hommes éberlués par l'inconnu irrésistible... Enfin, c'est ce que racontaient les moines, Théodobald s'en amusait souvent, peu importe qu'il y est vide et trou béant, seul son rôle de guet attirait son attention et son sérieux.
Théodobald se trouvait sur une longue fourrure allongée sur le sol, pas à même, de la paille en dessous rendait la couche plus confortable. Les restes de nourriture se trouvaient par terre, dans une espèce de grande écuelle, en bois toute déformée. Le feu diffusait une lumière irrégulière dans la pièce, la fumée s'échappait comme elle pouvait par l'entrée, dépourvue de toute porte. Un ameublement fort rudimentaire, agrémentait le lieu, juste la fourrure évoquée,une grande pierre où s'amassaient quelques vêtements et autres objets inconséquents. Deux ouvertures jouaient le rôle de fenêtre, l'une vers l'océan et ses remous, l'autre vers les terres vallonnées et boisées. Dans un coin de cette modeste demeure, en fait un ancien dolmen, régnait l'épée, trésor aux yeux de Théodobald, appartenant jadis à son père ; un bouclier ramassé sur un lieu de bataille et un grand bâton. Le grand bâton était l'arme spécifique et propre de Théodobald. Il se composait d'un manche de bois, aux deux extrémités, deux bouts de métal incrustés qui épousaient parfaitement la forme du support, impossible à faire sauter. Théodobald s'en servait en le saisissant par le milieu et le faisait virevolter comme personne, malheur à l'agresseur ! Une création originale faites par Théodobald lui-même, et un ami forgeron habitant du côté de Dirette (Dielette) plus au sud. Près du seuil un autre tas de paille, où dormait Vague, un âne gris aux contours noirs, l'âne de Théodobald. Vague était son nom. Oui Vague ça avait une consonance féminine, mais Théodobald il aimait bien et Vague ça ne le dérangeait pas, ça lui allait à merveille. Et puis, Théodobald, dans son jardin le plus secret, c'était un amoureux de la mer, alors ...
Cet humble bercail, dont la forme oscillait entre amas de pierres et dolmen gaulois, trônait en haut de la falaise favorite de Théodobald, celle qui surplombait le panorama, la falaise des horizons appelée couramment dans son bout de pays Nez des Horizons (nez de voidries). Vague, donc, était là, couché sur son lit mou. Attention ! Il était couché certes, mais pas sur le côté, ces animaux ça se vautrent mais la tête reste bien droite. Ces yeux amandes étaient fermés, tendrement clos. Il avait le sourire quand il dormait. Il ne cachait pas sa joie d'être près des branches qui craquaient, qui flambaient et réchauffaient ses poils pleins de sable.
Il était beau.
Chaque soirée, Théodobald le contemplait durant un long moment, le caressait, l'admirait, lui parlait, se confiait... le nettoyait parfois.
Vague, il montait la garde.
Il entendait tout.
D'ailleurs malgré sa position, son air trompeur d'assoupi, ses longues oreilles étaient toujours aux aguets, à l'écoute des courants d'air...
Théodobald s'était endormi, assommé de fatigue et repu d'un repas copieux, préparé par une paysanne pour service rendu. Les flammes devenaient braises rouges, seul le grondement de la grande bleue se hissait jusqu'à eux.
Lorsqu'un énorme HI HAN secouait les murs !
Vague avait entendu ! Vague avait donc hurlé !
Hurlé pourquoi ? ! Ouïe quoi ? !
Théodobald n'en savait strictement rien et s'en souciait peu pour l'occasion, car tant que Vague n'était pas dehors à gueuler de plus belle, il n'y avait rien, pas de crainte à avoir et ça Théodobald l'avait vu. Par contre et assez souvent, Théodobald sursautait ! Il se dressait vaillant, une vaillance qui lui faisait faire un joli saut, mais un saut de trop qui lui écrasait violemment la caboche sur le toit assez haut pour se mettre debout, mais vraiment juste assez... Théodobald gueulait des injures, des bordels de merde ! Au pire des cas après s'être fracassé le crâne, il perdait l'équilibre et tombait les quatre pattes dans les cendres encore correctement chaudes... Alors là, s'enclenchait la course folle vers l'extérieur pour se mettre les mimines saccagées dans l'herbe humide où dans l'abreuvoir empli de pluie de l'animal !
Ce genre de mésaventure aux accents plutôt burlesques, ça pouvait arriver deux, trois fois par nuitées...
Au début Théodobald avait eu du mal à s'y faire, c'est le cas de le dire. Mais il ne pouvait pas, il n'y avait rien à faire, il ne pouvait le laisser dormir dans le froid, son âne, son Vague, le compagnon fidèle et dévoué de ses journées. Et à force, ces interruptions nocturnes étaient devenues habituelles, elles faisaient parties du décor, ça faisait rire les villageois... quels cons...
Et Vague il n'y pouvait rien, il préférait prévenir ! Dès qu'il entendait du bruit, il lançait imperturbablement son HI HAN, efficace avertissement, plus sûr que deux gardes réunis.
Mais il fallait bien l'avouer. La plupart du temps, le bruit malgré son insignifiance, sa petitesse, suffisait à Vague pour lâcher sa plus belle voix, et il restait les yeux fermés, bougeait pas d'un centimètre, le bougre, au contraire de Théodobald.
Au moment de la construction de l'usine de retraitement de la Cogéma la nébuleuse, sur l'extrémité précieuse de la presqu'île Haguaise, j'aurais voulu avoir l'âge requis, pour dire aux décideurs inconscients de l'époque, mon désarroi d'un tel gâchis, d'une telle ignominie. Certes comme les autres je n'aurais pas été écouté, mais au moins j'aurais participé à un semblant de combat.
J'aurais voulu leur faire avaler leur décision de goujats, leur flatulence promulguée en conseil des ministres, leur crier que ni la Hague, ni le reste du monde, ne méritait pas, ne méritait en rien, de se prendre sur la gueule la dégénérescence scientifique, de quelques kamikazes épris d'Hiroshima.
La Cogema depuis cette implantation forcée, à coups de pioches, à coups de bulldozers, à coups de corruption, à coups de taxes professionnelles, est devenue la pute de l'atomique. On lui fait bouger les reins devant les avances japonaises et autres clients juteux...
La manne financière a corrompu les élus, les conseils municipaux, les habitants, la population, qui ont vu, ou à qui on a voulu faire voir, croire, que ce maudit tas de tôles laides et grises ne seraient que synonymes d'emplois, et que les risques nucléaires n'étaient que billevesées.
Emplois ! L'artillerie lourde était jetée aux esprits les plus vils, vindicatifs, les plus courts de réflexion du monde politique local, qui dans un même élan, par cette proposition venue d'ailleurs, ont imaginé leurs futures victoires électorales : la belle photo encadrée, l'écharpe tricolore et un beau t-shirt Cogema, le deal parfait était conclu. À charge de ces premiers calculateurs de convaincre les hésitants et de confirmer les déjà partants.
Le jaune nucléaire multiplierait les pains.
Sous la charge et l'opération médiatique, la grande majorité a baissé la garde, s'est laissée attendrir, par le bel homme en costume et ses valises pleines, s'est laissée aveugler par les atomes enrichis.
Les plus convaincus, les plus dociles se sont courbés sans plus attendre, et peu importe le sens de la courbette, le plaisir était au bout.
À cause du machiavélisme des VRP du nucléaire domestique, mais loin d'être domestiqué, à cause de la lâcheté des gens « de bon sens », ce fameux bon sens du fric lancé à des manants, à cause de la soumission au sourire de requin, à cause d'une indépendance énergétique clamée sous tous les toits, (excuse bidon dont le monde a bien ri), la Hague est devenue bien malgré elle, elle et ses formes majestueuses, elle et ses nymphes falaises, synonyme du vilain, du laid, du crapuleux, du danger, du mépris : le nucléaire.
L'arbitraire me débecte ! M'enrage ! Et celui-ci entoure, embourbe les nucléocrates moribonds et leurs actifs. Quelle facilité de montrer, de poser son gros doigt dégueulasse entre le dessert et le café, fin du repas gras offert par la République, encore salie à cette occasion, de pointer donc, son index de goret sur la Manche, sur son extrémité, la Hague, pour y enfoncer, la débordante, la gluante, l'obscène usine de retraitement !
Ils ont choisi, en se tapant dans la main, ces somptueux paysages mi-terrestres, mi-marins, sujets de peintures de Millet, écueils nostalgiques, chemins et sentiers épousant les côtes rocheuses, terre du bout du monde, entourée de la grande bleue, avec pour gardien ce fier et beau phare, défiant les courants sauvages du rail des Gasquets, lignes continues d'écumes enjouées.... Ils ont souri, contents du méfait et du pognon empoché...
Le lieu du crime était choisi, ils allaient la défigurer la salope et ses champs verts ! La Hague, victime qui s'ignorait encore, offrait la plus parfaite des configurations, tout avait été minutieusement étudié : territoire isolé, peu peuplé, facile à fermer en cas d'accident majeur....
Les signataires du contrat se félicitaient, un rot, l'addition, la destruction du sol haguard pouvait débuter, à travers les bulles de champagne....
Depuis, la grande conne et ses cheminées nous narguent, nous prennent de haut, nous rient jaune de l'enfilade.
Ensuite, ils se sont donnés le mot, avec entrain et joie de carnassiers, Flamanville subissait ou obtenait sa centrale, tout dépend du camp où on se trouve. La côte rocailleuse morflait, une hideuse verrue explosait son joyeux faciès. Les stades de foot suréquipés, les salles communales refaites, les mairies rénovées, l'éclairage public « design » faisaient, par la magie de la corruption passive, leur apparition....
Il ne faut pas grand chose pour obtenir le silence complice : des jeux de baballe, une façade en pierre, des lampadaires dans les chiottes.
Le mal est fait. Bien fait. Méticuleusement bien fait. Alors sachant la Hague convertie à la gloire de l'atome, de gré ou de force, de chèques bancaires en subventions, ils en remettent une couche ! L'autorité « nucléarisée » a choisi parmi son chapeau de candidats dociles, à nouveau le site de Flamanville, pour y installer un réacteur nouvelle génération, produisant moins de déchets, se réjouissent-ils ! Encore faut-il les croire ? !
Admettons.
Un instant.
Moins de déchets, mais déchets quand même ! Déchets intraitables, justes enfouis sous une pelouse, à l'abri d'une science qui ignore encore comment les réduire au stade du non-nocif.... Les fûts sont entassés sous des chapes de béton, en attendant une hypothétique solution de recyclage, sans pollution....
Ras-le-bol de constater la Hague, mon tendre pays, devenir au fil des décennies, le ramassis des ordures nucléaires, et le territoire d'une expérimentation qui condamnera, le nord-ouest de la Manche, à rien d'autre qu'un repoussoir.
Je conspue le manque de courage politique, de volonté publique, de sortir de l'étau « nucléophile » et de ses excréments impérissables avant des milliers d'années ! Il est temps de sortir de cette logique vers l'abîme, de se détourner de cette production effrénée d'électricité, ce toujours plus au profit du gain.
L'emploi, « le dieu travail », bien plus vicieux, plus puissant que ses cousins sujets de théologie, ne doit être en aucun cas une excuse vers des routes démagogiques réellement sombres.

