jeudi 26 novembre 2009

Henry Wanted


Depuis une semaine, on nous casse les oreilles, on nous hurle dans les esgourdes, on se lamente, on s’insurge, on crie au scandale dans tous les sens, ça postillonne sur le voisin… Quel scandale a pu ainsi mettre l’opinion dans une telle effervescence ? Quel est donc cet événement tragique origine de cette vague médiatique insupportable ? Quel est le motif de ces beuglements ?

Attention …

Suspens….

Accrochez-vous…

Le départ de ces révoltes, de ce tintamarre assourdissant est une malheureuse main sur la baballe d’un match de foot…

Depuis une semaine maintenant la vie en France, la vie en Irlande, la vie en Europe, la vie du monde est assujettie à la petite mimine d’un footeux et les relents éructés autour…

Depuis une semaine le monde s’est réveillé la gueule de bois, tout déçu d’un de ses dieux en short. La tricherie est par l’acte délictueux de Thierry Henry tout d’un coup révélée à la Terre entière… Il faut croire que notre monde jusqu’à cet incroyable délit, ce coup de paluche, il faut croire que notre jolie planète était un havre de paix où la justice et la vertu triomphaient. Faut-il croire que n’existent pas ou n’ont jamais existé Frédéric Lefebvre, Benjamin Castaldi, Tibéri, Le Pen et sa fille déménageuse, Claude François, Les Grosses Têtes, Le Figaro, Tournez-manège, Chevalier et Laspalès, Jean-Claude Narcy, les épinards, Napoléon…

Notre planète bleue était si belle, sublimée de sérénité, que depuis le trouble occasionné par le tour de passe-passe d’Henry, les innombrables diatribes se sont succédées et ont fondu sur ce chevalier à crampons, elles en ont fait leur cible préférentielle, leur sujet favori, leur défouloir facile…

Des hordes de tout bord, des « dites » élites intellectuelles aux hommes politiques soudain frappés par l’honnêteté en passant par des éditoriaux les plus enragés, toutes se sont jetées à mâchoires déployées sur ce malheureux homme devenu Judas en Adidas, qui a découvert que l’honneur de l’humanité reposait sur ses frêles épaules !

Que de conneries déblatérées sur ce footballeur ! Les médias et leurs voix offusquées ont moins de salives pour s’invectiver contre les salaires exorbitants pratiqués pour pousser le ballon dans le but… C’est vrai que ces mêmes stars font vendre leurs pages ou leurs émissions en garantissant des rentrées publicitaires inespérées…

S'agit-il ici de prendre la défense du condamné à la potence d’une droiture brusquement valeur ultime ? Non. De plus il a réellement truandé son monde. Mais quelle surprise de constater cette jacquerie virulente ! Le monde se sentait-il si beau avant la bévue du pauvre Henry ? Il faut croire que oui, vu le Tsunami de lamentations, d’indignations, de foudres dont est l’objet la coupable pogne.

La grippe A ne suffit plus pour faire digérer la crise économique, les bénéfices records des banques, le chômage galopant, la tronche du fils prodigue Sarkozy, les sans papiers non régularisés, les renvois d’Afghans dans leur pays poudrière, les crèves la dalle en Afrique, le Pôle Nord bientôt destination ensoleillée dans le catalogue Club Med…

Alors la presse (à part quelques exceptions) s’est ruée sur le football devenu encore une fois (et quelle fois !), le sujet vaseline à toutes les saloperies dont peut se targuer notre belle humanité. En tirant sur la corde et certains ne s’en privent pas, il est même une caution pour le tortueux débat sur l’identité nationale cher au félon Besson et ses appels du pied à l’hideuse tronche du Front National, pour remplir les urnes de son parti d’adoption.

J’entends encore sortis de leurs sommeils par ce match de foot, les justiciers regretter les conséquences désastreuses de l’action de « la honte » sur le monde amateur !

Les œillères sont sévères pour certains.

Elles leur font croire que le monde amateur est un univers à part, lisse, angélique, saint… ô la belle croyance en un refuge irréprochable et moral. Le paradis se trouverait donc sur terre… L'estropié sur sa croix mentirait donc...

Quelle désarmante innocence de penser que les amateurs ont attendu la patte frauduleuse d’une de leurs icônes (encore faut-il considérer que tous les amateurs de foot aiment le foot professionnel !) pour parfois tromper, truquer, filouter, brutaliser… Les raisons de s’indigner du monde amateur ne manquent pourtant pas ! Le refus de jouer par exemple d’une équipe de Créteil contre le Paris football Gay n’est pourtant pas si loin pour ne citer que cette affaire. Cette pensée s'appuie sur cette certitude imbécile que l'exemple vient toujours d'en haut...

Certaines auras craignent de leur naïveté feinte que l’escroquerie d’Henry ne pervertisse la masse… comme si la masse ne s’en prenait pas déjà plein la face de saloperies en tout genre, comme si elle n’était pas déjà sur le fil du raz le bol, comme si elle n’était pas déjà bien fatiguée, comme si elle n’était pas déjà lassée d’entourloupes profondes et violentes… De la part de ces joyeuses paroles, de ces visions exacerbées par leurs égos, c’est vraiment prendre la masse (ne serait-ce qu’une part de celle-ci) pour une conne et lui dénigrer bien des facultés, des possibilités et la plonger dans un lisier qui leur sert de prétexte à l’ouvrir.

mardi 17 novembre 2009

Une fessée pour Ewidge Antier...


La députée Edwige Antier s’emmerdait sur son siège, les mots croisés et le Sudoku de Télé Z n’arrivaient plus à faire passer les débats sur l’identité nationale. Dérangée dans son sommeil prise soudain d’une envie toute pédiatrique, elle s’est mise en tête d’inscrire dans la loi l’interdiction de la fessée.

Dans une première réaction les sadomasochistes ont d’abord cru à la remise en cause d’un geste sacré pour leur confédération de cuir et de latex. Une manifestation monstre des utilisateurs d’ustensiles en vachette véritable se préparait sur fond de claquements de fouets.

Point du tout.

Les joyeux drilles rangeaient leurs jouets à clous.

L’idée d’une telle loi relève de l’enfance.

La fessée ici évoquée n’avait pour objet que celle issue de la punition parentale. L’élue s’est donc entichée de mener un combat acharné contre la réprimande sur le cul…

Noble et fier combat dans une période où cette question il est vrai mérite une préoccupation de premier ordre…

La fessée ferait-elle partie d’un des chapitres de l’identité nationale fierté du sale gosse Besson ? La fessée est-elle une solution à la crise provoquée par les rejetons traders ? Empêcherait-elle la détresse au travail déclenchée par des mioches en mal de pouvoir ?

La célèbre pédiatre siégeant sous le sigle UMP (Union du Mouvement Pédiatre) s’inquiète des répercutions de la calotte sur le royal fessier de l’enfant roi. Elle ergote, vitupère sur les ondes radiophoniques et télévisuelles, elle amplifie avec un malin plaisir, elle invente les douloureux impacts de la fessée comme moyen d’éducation. Elle appuie son argumentation en utilisant des termes bien choisis, des mots inspirant la peur, la meilleure alliée d’une politique apôtre de la paranoïa, afin d’augmenter, de spéculer sur la violence physique de cette acte. Elle y va gaiement et sournoisement : elle balance « correction, raclée, frapper, brutaliser, battre, cogner… ». Elle s’est retenue d’employer « blesser, massacrer, abattre, barbarie, génocide… »

C’est par ces analyses idiotes que l’enfant roi immerge, pulvérise l’autorité parentale et nous déblatère dans les esgourdes quand on prend le train.

Interdire la fessée, punition courante et loin de pouvoir être accusée de génocide intellectuel ou d’avoir fracassé toute une génération, c’est de la part de cette pédiatre en mal d’occupation ou en quête d’un coup de pub, la négation de la société et ses inégalités criantes. Les familles sont loin d’être sur un pied d’égalité face à l’instruction et l’éducation. Toutes les familles n’ont pas les mêmes moyens financiers, pédagogiques, culturels, pour proposer à leur enfant un éternel dialogue et les enfants ne sont pas les mêmes, ne sont pas des êtres idylliques prêts à la conversation avec papa et maman. Et oui parmi les enfants, il en existe des cons, des bornés, des intraitables, des sur qui les mots ricochent, malgré une attention de tous les instants.

Antier justifie son idée de loi par le fait de son expérience professionnelle, c'est-à-dire qu’au contact de ses patients, elle aurait observé que la fessée était nocive au développement psychique de l’enfant. Je cite « plus on lève la main sur un enfant, plus il devient sournois, menteur et agressif ». Grâce à ce fin raisonnement on n’en sait un peu plus sur l’enfance des militants de l’UMP… Bon « sérieusement » admettons que son expérience puisse amener à une telle conception, mais alors celle-ci repose, c’est le moins que l’on puisse dire, sur une idée de la famille parfaite. La majorité des familles, contrairement à ce qu’elle pense, n’a pas un pédiatre attitré, loin de là.

L’élue vit dans une overdose pédiatrique, elle voit dans tous les couples un Ken et une Barbie, attachés à la lecture de Françoise Dolto et fans d’Henri Dès… Elle nous la joue catastrophisme, tragédie de l’enfance battue, mutilée, traumatisée. La fessée est devenue un attentat terroriste, les parents qui s’y adonnent sont des paras, il faut les désigner du doigt, les huer, les coller dans les pattes de la justice, les brandir devant le juge d’instruction … ah non pardon, ce dernier est appelé à disparaitre, trop doué pour mettre sur le devant de la scène des affaires d’Etat…

Non seulement, elle est sous drogue dure, elle snife de la coke au petit pot, non seulement elle exagère jusqu’au mélodrame parodique l’acte de la fessée, mais en plus elle se fout ouvertement et allègrement de nous. En effet, elle braille à la sauvagerie, à l’impétuosité de la tapette au cul.

Elle s’insurge.

Elle s’habille d’un costume de rédemptrice, porte drapeau de l’enfance outragée, mais elle ne montre pas autant de poigne quand son camp politique prône les centres éducatifs fermés, la prison possible des 13 ans, le couvre-feu pour certains mineurs… Elle a mesuré l’impact d’un couvre-feu pour des mineurs ? Elle a mesuré les conséquences pour les mineurs de l’enfermement, la prison, la stigmatisation ? Elle est où la pédiatre ? Elle joue avec ses théories fumeuses entre deux salons pour familles modèles ? Elle râle, gesticule contre la fessée, pratique décrétée ultime exécution de l’agression. Elle donne des leçons d’enfance façon Nadine de Rotschild.

Grand bien lui fasse.

Mais pendant ces discours vides, ces indignations bouche-trous, des adolescents se lancent des caillasses dans les banlieues pour un malheureux résultat de football entre l’Algérie et l’Egypte.

Pendant ces révoltes creuses estampillées Blédina, ces dénonciations inhabitées, des émeutes éclatent à cause d’une quête qui n’a pas eu lieu. En effet, des magouilleurs, des manipulateurs, des requins avaient promis une aumône au centre de Paris pour égayer l’existence blafarde de gueux assez demeurés pour se déplacer vers cette opération marketing, dont le ridicule n’a d’égal que la cruauté.

Le mot de la fin : il y a vraiment des fessées qui se perdent…

jeudi 12 novembre 2009

Prix Goncourt du con pour "le devoir de réserve"...


Eric Raoult s’est illustré sur le chemin tortueux et glissant de la connerie ou plus exactement sur la route de la lèche éhontée envers son chef de camp.

Ce charmant parlementaire s’est fustigé d’un coup de gueule contre la lauréate du dernier prix Goncourt : Marie N’Diaye. Cette dernière a eu l’irrévérence de critiquer le régime sarkozyste et quelques hautes emblèmes sournoises du gouvernement de votre petit PDR : Hortefeux et Besson. A savoir les deux entités les plus ambigües, les plus antipathiques de nos têtes de gondoles politiques. Donc finalement la romancière s’inscrit dans une mouvance large et connue : l’allergie aux inamicaux. Au contraire d’une menace pour sa fronde, la lauréate mérite et suscite une amitié d’office.

Eric Raoult a demandé expressément, coincé dans sa chemise de vendeur de tapis, la condamnation par le ministère de la culture de Marie N’Diaye pour sa diatribe. Il veut que soit instauré « un droit de réserve » pour les vainqueurs du Goncourt.

Rien que ça.

En résumé « t’as le Goncourt et tu fermes ta gueule ! ». Cette réaction « extrême » en dit long sur l’idée de certains sur la liberté d’expression.

Les hommes et les femmes de lettres auréolés d’une récompense prodigieuse seraient ensuite soumis à un mutisme de bon ton.

Par cette grossièreté, cette vulgarité, cette éructation de bout de comptoir, Eric Raoult ajoute une illustration désolante, misérable, méprisable de sa vision politique. L’agité Raoult s’est déjà fait remarquer dans le passé par des positions dont « le progressisme » ne choquerait pas la chef camionneuse du Front National : il a en octobre 2009 approuvé l’expulsion de Tunisie d’une journaliste du Monde visiblement « trop critique » (tiens donc encore cette fameuse critique) vis-à-vis du pouvoir sans partage de Ben Ali, il s’est mobilisé pour le retour partiel de la peine de mort, il s’oppose fermement à l’homoparentalité…

Un homme étouffé donc de pensées humanistes, un militant de l’évolution sous toutes ses formes…

Eric Raoult se caractérise par cette quête fruste de la réflexion raccourcie vers les dogmes les plus imbéciles. Rien de surprenant au final. D’ailleurs dès l’origine cet énergumène, ce lèche-bottes insupportable donne la nausée. Pour preuve ? Dites vite fait et plusieurs fois d’affilée « Eric Raoult »… ça donne comme une envie de gerber, ça gratte la gorge…

Dans un même temps, Hortefeux, notre ami anti-auvergnat, organise une petite sauterie, « sa » petite sauterie, tout à la gloire de son illustre teint rosé, telle une pomme à peine mûre. Il convie les journalistes à sa fiesta subventionnée par TASER.

Les journalistes accourent, les petits fours ont l’air délicieux, les reporters de TF1 arrivent en tenue de gala, assurés d’une place privilégiée. Les chiffres servis en digestifs seront communiqués et relayés avec envie, avec une joie non feinte, par un Jean-Pierre Pernault chaussé de ses sandales en bouse de vaches du Languedoc.

Lors de cette bringue, Hortefeux célèbre la délinquance dans un étalage de statistiques et de contrôle au faciès. Il se congratule de condamnations, d’emprisonnements, de châtiments. Il se gausse en une commémoration inepte, alors que la société devrait déplorer la délinquance et lutter prioritairement contre ses causes et non plus faire de ses conséquences « le » baromètre de la popularité et l’efficacité politique. Mais les enjeux délicieux et délicats de la politique de communication, de la politique du spectacle en ont fait un motif absurde de surprise-partie.

Parmi le constat des infractions, une inédite fait son apparition au rang des actes habitués et stigmatise cette triste période que nous traversons. Oui je sais, il y a aussi la sortie de la nouvelle soupe en CD d’Amel Bent… vraiment les temps sont durs…

Je disais donc une chose inédite au titre des pratiques frauduleuses occupe le podium : le vol de nourriture est en augmentation continue. Ces actes malheureux sont exécutés par des personnes lambda dont le pouvoir d’achat a fondu aussi rapidement que sont montés vertigineusement les bénéfices actuels des banques prostitués et sans scrupules…

Dans ce cloaque de l’ordre, ce merdier de la répression célébrée comme l’ultime esthétique de l’humanisme, Hortefeux aura peut-être pondu avec ses conseillers à matraques, une loi prévoyant de sanctionner « les déclarations abruties, les demandes idiotes à fort relents anti-démocratiques. » Dans ce cas, Eric Raoult (ne vomissez pas !) doit préparer sa défense sans attendre. Le mur de Berlin est tombé il y a 20 ans, le mur du con lui est toujours aussi solide.

vendredi 6 novembre 2009

Chirac et quelques autres nouvelles...


Le hasard fait bien les choses. Au moment où les affaires concernant Chirac reviennent sur le devant de la scène, ce dernier lance en librairie « ses mémoires ». Des mémoires courtes puisqu’elles tournent autour de 500 pages… Ce qui en dit déjà long sur l’influence politique de Chirac sur le courant de l’Histoire avec un grand H. Pas de révélation tonitruantes, pas de surprises, de confessions sorties des dédales de la vie au sommet du pouvoir, tout juste des secrets de polichinelle : le grand Jacques ne pardonne pas le grand mou Balladur et son quadruple menton ; il déteste Giscard et ne confesse pas avoir couché avec Lady Di ni avec David Douillet ; il avait soupçonné l’ambition de notre petit PDR et ses yeux de faux cul… Bref, aucun scoop n’émerge de cette longue litanie. Par contre, de longs chapitres à la gloire de sa jeunesse, de ses goûts, de ses habitudes, de ce qui le rend humain, son attirance pour la bière, les bonnes blagues de fin de repas, son âge avancé, le tout sur un fond philosophique option « vieillesse source de pensées profondes »… j’en passe et des meilleurs…

Il veut nous attendrir, nous charmer. Vous allez voir qu’il va nous reparler au gré de son marathon médiatique de cette fameuse fracture sociale…

Il surfe sur son image de grand-père à l’air éternellement benêt, il nous cherche au fond des yeux, nous titille la fibre sentimentalo-compassionnelle… Pour qu’à la dernière phrase de sa maigre œuvre bibliographique, une larme vienne nous couler sur la joue, et nous faire admettre que la justice doit laisser ce vieil homme tranquille. Il nous parle de sa maison de retraite, son pot de chambre, ses amitiés perdues, ses peines de cœur et de cul… Les faux électeurs ? Non, ça n’a jamais existé, abracadabrantesque histoire, sortie de ces rivaux politiques jaloux de la chiraquie. Les emplois fictifs de la mairie de Paris ? Fabulation ! Boniment ! Les comptes secrets au Japon ? Vous n’y pensez pas, pas Chirac… Les frais de bouffe démentiels à la cantoche de Paris ? Le financement occulte du RPR ? Et … et … Un revers de main balaye soupçons et interrogations.

Les mémoires de Chirac ont l’allure d’une plaidoirie devant ses jurés, d’un énième témoignage en sa faveur, un ultime appel aux français, une sorte « d’appel du 18 juin » non pour la résistance en Europe, mais pour la liberté d’un requin aux yeux fatigués, pour l’affranchissement d’un impérissable tacticien.

C’est cousu de fil blanc.

Par le plus simple décryptage de cette grossière couture, on devine le jeu de notre Chirac.

Il met sur un piédestal son pire ennemi Mitterrand, lui offre une stature de chef de l’Etat, pour tirer un peu sur la couverture et rendre aimable et sensible l’opposition socialiste. Il critique Balladur et Giscard pour faire marrer le comptoir du bistrot. Il caresse notre petit PDR, pourtant félon de la première heure à son encontre, pour se protéger d’un éventuel acharnement de son ancienne majorité. En prime un message subliminal, pour si possible, par un coup de pouce, étouffer rapidement les casseroles et les ardoises. En contre partie, il laissera son ancien bras droit de Villepin se faire massacrer par la droite carnassière…

Le coût de la présidence française à la tête de l’Europe a provoqué des remous. Elle a explosé les records. Je ne vais pas revenir sur la somme rondelette de l’ensemble. Mais je ne peux pas m’empêcher de vous faire parvenir la note coquette de la douche royale. Notre petit PDR a une haute estime de sa toilette personnelle. Il a fait installer pour je ne sais plus quel rassemblement européen, une douche à près de 250 000 euros… Le petit PDR aurait-il des bourrelets si honteux et si disgracieux que la crasse s’y entasserait avec un malin plaisir et nécessiterait un lavage or et argent ? Les photos retouchées des magazines français exposant la silhouette musclée de notre potentat sont si modifiées ? ! Cette douche ruineuse avait-elle des jets dédiés à masser notre illustre ? Avait-elle un réhausseur intégré ? Proposait-elle du petit DOP au lait de femelle crocodile ? Présentait-elle une double place, afin que notre dispendieux chef puisse chantonner la Marseillaise avec le contrôleur d’identité Besson en une chorale toute nationaliste ? Cette douche devait-elle faire passer l’addition quelque peu salée des 5000 euros de repas par tête ?

Karachi ? La vérité se situe dans les archives classées secret défense. Les terroristes islamistes ne seraient plus les coupables désignés d’office. Il s’agirait d’une sombre et dégueulasse affaire de commission, pour ne pas dire corruption, entre l’Etat français marchand d’armes talentueux et les hauts dignitaires militaires du Pakistan, qui faute d’argent n’ont pu se payer 15 jours aux Antilles… Vu les soupçons qui se portent sur le financement de la campagne présidentielle de Balladur via ces fameuses commissions, dont le porte parole n’était autre que Brutus Sarkozy, on va faire confiance à notre état major pour asphyxier le plus longtemps possible les révélations qui pourraient en découler… En attendant, les familles sont dans le doute et la colère. Et pendant ce temps là, notre petit PDR continue de fredonner au garde à vous, notre hymne national sous l’eau ruisselante de sa toilette quatre étoiles…

La centrale de Flamanville, verrue sur les falaises de la Hague, fait encore parler d’elle et la construction en son enceinte du nouveau réacteur EPR. En effet, les rapports européens et français se succèdent et se ressemblent. Ils mettent en doute la sureté de ce nouveau beau projet estampillé EDF au slogan niais de « changer l’énergie ensemble ». Apparemment EDF serait un peu seul à vouloir changer et contre l’avis de tous… Ce qui est drôle, inquiétant, amer, c’est d’avoir commencé à construire un réacteur avant même d’en déterminer les éventuels dangers… et les alertes sont issues d’instances loin d’être réputées pour être des écologistes révolutionnaires ou des opposants farouches à la gloire de l’atome…

Cette semaine fut encore riche en bonne nouvelles, alors comme dirait le philosophe Didier Super « vaut mieux en rire que de s’en foutre »…