samedi 26 décembre 2009

Le pape plaqué par une femme...


Le pape s’est fait plaquer par une femme.

Un triomphe.

Cette tragédie sentimentale, cette histoire d’amour s’est jouée aux yeux du monde. Et pas seulement le monde de la frange catholique. Les catholiques ont crié, hurlé mais les autres ont ri.

Pour ne pas rire, il aurait fallu faire le difficile…

L’histoire drôle avec chute est toujours du meilleur effet. Vidéo Gags en direct de Rome n’a pas dérogé à la règle. Mais derrière cette blague éculée mais toujours efficace, une scène de ménage mondiale, une idylle se brisait devant nos sourires sournois. Une histoire bucolique se symbolisait et se terminait en cette cavalcade furieuse sur le sol de pierres de Rome… (Vous apprécierez le jeu de mots)

Le Benoit XVI déambulait avec tous ses copains déguisés. Ils se marraient, ils se gaussaient de la foule déplacée. Le pape déconnait en chuchotant au sujet de la prochaine béatification de Pie XII, oui, oui, ce souverain pontife dont le silence à couvert le génocide juif pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il pouffait aussi au sujet du même projet au bénéfice de Jean-Paul II, ce triste sire allergique à la capote et vilipendant l’avortement avec son gros doigt dégueulasse de puceau…

Bref, il se marrait le couillon couillu de la morale bigote, son rictus à la face des caméras avides de ses moindres gestes, fussent-ils très à droite de l’échiquier politique… Mais son auréole en plastique lui donne droit à une immunité perpétuelle, alors…

Benoit avançait benoitement, insouciant, frivole, d’humeur volage, vers « sa » journée de turbin de l’année. Il savait une fois le grand cirque fini, qu’il irait se goinfrer une dinde et ses flageolets, même si ces derniers, son pêcher mignon, lui donnent cet air crispé, ce qui explique en partie son visage grimaçant traversé par des instants de flatulences égarées à l’odeur pas toujours très châtiée… Il pensait à tout cela, son regard pervers se perdant dans les fesses dodues de l’individu le précédent.

Soudain la nostalgie s’emparait de ses pensées et il se souvenait alors de sa dernière fête de la bière et cette bavaroise aux seins démesurés… Quand ! Tout d’un coup… Il entendait une femme se faufiler entre les conviés à la grande sauterie du jour ! Ses yeux se détournaient alors du rondelet cul se trémoussant sur son chemin de croix ! Il apercevait une des ses ex sauter telle une jument au dessus d’une haie, la barrière des manants ! Elle franchissait la masse du public en rang d’oignons, clamant le passage de « son » homme à grosse crosse. Elle se précipitait vers ce joli minois en quête de quêtes rondelettes et grassouillettes pour refaire les freins de sa bagnole sous verre.

On ne peut en vouloir à cette femme enragée.

Il faut dire qu’il était beau comme jamais lors de cette messe de minuit de 22h (Oui le dévoué homme aime par-dessus tout la gaudriole, alors il avait avancé l’apéro de deux heures), il était endimanché en ce jeudi soir faut voir comme ! Il était la star sous les sunlights du Macumba Night du Vatican ! Son visage à peine dissimulé par ce large chapeau doré, laissait entrevoir cette beauté toute en psaumes ! Sa virilité ne souffrait guère de cette grande robe qu’il aime à revêtir comme un écossais son kilt ! Son membre à grelots bringuebalait gaiement en une gymnastique toute humaine. La foule gémissait à son passage telle une petite fille apeurée par le grand loup…

Alors donc, n’y tenant plus, cette femme bondissait des ouailles en pagaille caquetant en chorale, téléphones portables aux mimines ! Elle surgissait de la masse serrée en une partouze de prières ! Elle jaillissait, habillée de sa plus belle veste de jogging rouge, celle là même qui plaisait tant en ces jadis jours heureux où les deux tourtereaux, elle et Benoit, gloussaient en des lieux saints où ils jouaient au Petit Chaperon Rouge… Elle pensait lui raviver quelques souvenirs coquins…

Benoit la reconnaissait aussitôt sans l’ombre d’une hésitation. Ses sens mettaient de côté la future bûche pâtissière au parfum pistache et se concentraient en des envies plus charnelles. Comme un reflex, dans un seul élan, il s’allongeait à terre, sa longue robe déjà remontée jusqu’à ses cuisses velues… Sa belle le rejoignait à terre, se collait à lui et lui demandait à l’oreille, en une voix suave et sensuelle « pourquoi avait-il de si grandes dents et une si… ? ». Ils vibraient en un plaisir honteux…

Heureusement pour le royaume catholique, les capitaines de soirées de Benoit XVI mirent fin à cette passion, en un amas de corps enchevêtrés appliqués à arracher l’obsédée de sa proie, non sans profiter de l’occasion pour légèrement lui tâter quelques attributs… Sans cette intervention musclée et rapide, la face du monde catholique en aurait été officiellement et irrémédiablement changée…

jeudi 17 décembre 2009

le débat sur l'identité nationale et ses vertus...


L’identité nationale a trouvé son centre, son moteur, son allégorie. Elle s’est solidifiée en une intervention chirurgicale. Nos oreilles se sont alors fracassées sur les problèmes de dos d’une vedette-accessoire pour soirée inoubliable présentée par Jean-Pierre Foucault.

De jolies chroniques dignes des articles pour mémés de Voici et consorts sont venues égayer nos informations. Ces dernières étaient bien tristes, bien mornes et si peu intéressantes, coincées entre le sommet de Copenhague au chevet de notre avenir et la menace des nouveaux essais iraniens de missiles assassins. Il fallait donc trouver un sujet sur lequel toute la planète France, puisse se jeter à corps perdu et porter un digne intérêt.

Depuis, les journaux télévisés ouvrent leurs éditions sur la couleur des fientes de « la » star du rock des bérets à tatouages, pour rassurer les fans transis d’effroi devant leurs ternes assiettes…
Johnny vivant, pyromane du célèbre « Allumer le feu », était déjà surexposé, mais cela ne suffisait pas, le Johnny coincé entre le fauteuil roulant et le Stade de France se devait d’obtenir une autre dimension.

Une dimension jusqu’au gavage.

Alors la grande manipulation, l’engraissage, le fourrage se sont actionnés, additionnés.

Alors Johnny selon certaines âmes sensibles et aveugles représenterait la France, noble pays aux mains du félon Besson dont le faciès devient cause d’indigestion. Ce Johnny serait en plus de l’icône populaire fabriquée et propulsée devant nos yeux révulsés, un digne ambassadeur de cette belle contrée aux mains de l’Eurovision UMP et sa chorégraphie digne des pires insultes.

Johnny serait donc un emblème et fort de cette stature, il mériterait ce tapage médiatique, ce matraquage indécent sur nos pauvres raisons mises à dure épreuve. Il faudrait s’inquiéter pour cette girouette si soucieuse et concernée par nos âmes, cette marionnette belge au nom d’artiste américanisé, dont les revenus sont sur un compte en Suisse, dernier recours devant le refus de sa demande d’exil monégasque…

Johnny Hallyday est devenu Marianne qui a la place du drapeau dans la main, a un coffre fort sous le bras.

Il fut décrété que l’on pense dans un élan patriotique, à ce triste bouffon, roi du chronomètre sur le Paris-Dakar, course dont les relents colonialistes nauséabonds suintent sur les pneus conquérants des blindés subventionnés par Total. Il fut exigé de plaindre et verser une larme, sur celui qui fait soigner son hernie discale en Californie, fait profiter son hernie fiscale aux helvètes, déblatère son hernie musicale dans nos esgourdes…

La manœuvre, ce feuilleton de Noël, assez pauvre pour ne pas empêcher nos portes monnaies de se jeter dans la gueule des festivités, a parfaitement fonctionné. Johnny Hallyday a fait plus parler de lui en l’espace de quelques jours que la famine au Soudan en quelques années… Et les gogos le plaignent… avec cet air attristé de leurs existences suspendues aux tracas de la star trader.

Un fraudeur du fisc et fier de l’être, dans le monde merveilleux de Sarkozy, est devenu l’effigie rock intergénérationnelle des opprimés de l’impôt, dont le degré de réflexion est aussi large que leur déclaration de revenus. Maigre.


Le débat sur l’identité nationale permet aux déclarations foireuses, aux sous-entendus les plus crasses, aux préjugés les plus vils, aux stéréotypes les plus crétins de venir gonfler la longue file d’élans racistes et parmi ceux-ci, le pire de tous, celui qui s’ignore. Celui qui s’est imprégné, qui s’est fondu dans les discours, les dialogues, les motifs, les comportements les plus anodins. Les médias volent au secours des auteurs incriminés les plus célèbres en qualifiant les déclarations douteuses en « dérapages »…
Loyaux et bons serviteurs.
Les communicants réagissent vite et demandent aux médias l’expiation. La manœuvre est habile de la part de nos élites montrées du doigt. Elle est sous couvert officiel d'une phrase malheureuse, "sortie de son contexte", une caresse généreuse et un appel aux voix de la bête immonde le Front National et son œil de verre.

Au rythme des conneries, il ne peut s’agir d’erreurs ou de paroles échappées par un manque de concentration. Nos élites sont bien trop entraînées et briffées à la présence constante des moyens de communication. Se retrouver sur You Tube ou consorts fait maintenant partie de la vie courante des personnes publiques.

Au même titre que les torchons pour décérébrés dont les éditoriaux sont guidés par les paparazzis et les « people » en manque de publicité, Internet est l’outil préféré des politiques pour se faire une clientèle, confirmer ou tenter un électorat. Le débat sur l’identité nationale a juste aidé à l’exorcisation de ces pensées cradingues, il a dégagé le terrain.

Et puis il est facile de feindre l’horreur d’entendre ces fameux « dérapages », et d'oublier un peu vite que Le Pen et « ses détails de l’histoire » ont connu leur apogée en une année présidentielle pas si lointaine…


Le débat sur l’identité nationale permet les plus beaux voyages. Le charter d’Afghans se glisse grâce au débat sur l’identité nationale comme un argument de plus. Besson et sa compagnie de voyages dont le slogan « un charter pour la guerre » remporte un franc succès.

Un charmant vol pour Kaboul a été organisé dans une insouciance guillerette, les plateaux repas préparés avec soin par Besson, l’arriviste de l'expulsion. Les flashes crépitent autour de l’auteur du scélérat convoi. Il sourit, se pose en justicier, en humaniste convaincu de sa mission de sauvegarde du territoire face à ces envahisseurs sans papiers, devenus défier la tranquillité des français et parmi eux, bien entendu, les fans de Johnny… Dont la peine pour « l'idole des jeunes » aux vertèbres tassées, ne peut être dérangée par l’espoir de survivre d’une poignée d’Afghans fuyant les massacres…

Le débat sur l’identité nationale permet le dosage de la vaseline sur la bûche de Noël.

jeudi 10 décembre 2009

le "lip daube" ...



La jeunesse UMP ne savait plus quoi faire de ses journées ensoleillées. Les saucisses merguez ne suffisaient plus à son appétit. La pluie de ces dernières semaines ont dû paraitre bien longues et lancinantes pour ces jeunes guillerets, joviaux et autres folâtres.

Écrasés par le lourd ciel sans nuages des Landes, la jeunesse UMP (n’y a-t-il pas ici un contre sens… ?) au sourire extra blancheur a dû sévèrement faire tourner les serviettes et faire circuler le Perrier rondelle, lors de l’université d’été de leur parti patrie, en la apparemment "festive" ville de Seignosse.

Emportée par cette cuite monumentale qui a vu Xavier Bertrand finir torse dénudé, ravagé par un cidre sec trop frais, sifflotant les paupières mi-closes YMCA des Village People, la gironde et fine équipe des jouvenceaux sous suppositoire Sarkozy s’est éprise de réaliser un "lip dub". Cette technique consiste à mimer les paroles d’une chanson, connue et entrainante si possible, et contenant ô merveille un message.

Pour le message, ceux qui l’ont reçu sont ceux qui soudainement pendant et après le visionnage de ce clip grossier, ont ressenti une profonde douleur que nous qualifierons de rectale.

Passons au débriefing de cette farce putassière.

Alors évidemment ce "débrif " pour parler branché la main dans les cheveux l’air de réfléchir, ne s’appuie, malheureusement ou heureusement, que sur les extraits pêchés ici ou là sur la toile, nom métaphorique du terme terne d’Internet.

Un, deux, trois, vous pouvez commencer à taper la cadence avec vos doigts, et vous remémorer ce hit disgracieux et m’accompagner.

Premier plan, Rama Yade dont la moue cache mal le fait d’avoir été posée là, sur un banc de jeunes premiers dont l’acné n’est effacée qu’avec peine par un Biactol poussif. Les têtes d’anges qui l’accompagnent ont pourtant tous le look et la dégaine à papa…

Deuxième plan, Rachida Dati, juriste de luxe, plus proche du temps de son passage à la justice de Chanel et Dior que des conditions déplorables des centres pénitenciers… Elle annonce sans rougir, toutes dents dehors, qu’elle entend "la révolte qui gronde", tout en levant le bras gauche comme un "j’men balance jusqu’à l’épaule"… Ce passage, les juges, les avocats, le système judiciaire dans son ensemble ont dû apprécié, au souvenir de la surdité persistante de Madame face à leur demande de dialogue…

Troisième plan, Quasimodo ! On pense d’emblée à un remake de Notre Dame de Paris, la comédie musicale cause de suicide imparable chez les gargouilles. On craint d’apercevoir Fiori, on prépare le piège à loups… Non en fixant d’un peu plus près, on reconnait Raffarin, seul, petit vieillard au visage libidineux, prônant une nouvelle société. Rien à ajouter…

Quatrième plan, David Douillet est entouré d’une chorale estampillée eau précieuse. Visiblement les concepteurs du vidéoclip lui ont interdit de se joindre à la chorégraphie du groupe, de peur qu’il assomme un petit communiant.

Cinquième plan. Un des plus drôles sans doute. Fallait que ça tombe sur elle ce genre de connerie. Christine Lagarde. Son air de chien battu à côté d’un pré-pubère mafioso déguisé en Dick Tracy. Elle nous fait mal Christine. On sent bien que ce n’est pas son truc la gaudriole en rythme. Elle nous décoince une pseudo-danse, le manche à balai a l’air bien tendu. Ses deux petites mimines empotées ont l’air de demander du fric… Elle est si peu souple qu’on dirait une réclame pour une greffe des bras.

Sixième plan, Vautier et ses yeux ébahis, acculé au faciès crispé et qui ne comprend pas ce que font ces jouvencelles en débardeurs à se dandiner devant sa chevelure grisonnante…

Septième plan, Darcos avec son allure de Proviseur adjoint affirme avec espoir "nous saurons bien les transplanter". Parle t-il des membres de Lagarde ?...

Huitième plan, la provocation a un visage et une gestuelle : Frédéric Lefebvre et son joli cœur Peace and Love. C’est vrai qu’avec sa chevelure mi-longue et légèrement ondulée, il est certainement le plus hippie de sa clique de croque-morts.

Neuvième plan, la séquence comique… La séquence « Y-a-t-il un pilote dans l’avion ? ». Non, il est dans sa bagnole 4x4, il est non-voyant, il se nomme Gilbert Montagné et vient d’écraser les pompes de Jean Sarkozy le cadreur pour l’occasion…

Ensuite se croisent et se décroisent en une subtile mélodie Rachida Dati, encore elle, bloquée entre deux polos de teenagers cachetés "la droite en vacances", et Valérie Pécresse qui se déhanche en un mouvement personnel, tout de blanc vêtue, tel un Kamel Ouali sous drogue douce…

Darcos revient et dessine un gros rond dans l’air, censé représenter le monde, la Terre, notre planète bleue en attente de l’UMP, ces rêveurs traders, ces convertis à l’affairisme, à la tradition, à la ringardise, à la dangereuse confusion entre identité nationale et immigration… ce rond symbole est pourtant d’une toute autre nature, il n’est que le contour de la sphère anale, la nôtre, où ce film de propagande poujadiste se complaît en une évidente violence intellectuelle.

Les plans se poursuivent et nous stimulent une forte envie de dégobiller.

La séquence "cliché" arrive en vélo avec dessus la nommée pour l’écologie, lèvres en fleur, sur fond végétal vert.

La séquence "rien à battre" avec Devedjan qui se contrefout de ce pastiche-programme-politique, en s’appuyant sur un mur comme on attend une bière avant de retourner bosser.

La séquence "traître" avec le félon Besson, qui à peine la caméra braquée sur lui, glisse, le visage menaçant, style bandit en cavale, ses mains dans le dos de deux jeunes innocentes... On a envie de les avertir de se retourner... L’œil avertit note que parmi les deux innocentes, les initiateurs de ce diner dansant ont placé une femme de couleur noire. Manipulation qui ne se s’embarrasse pas de subtilité pour faire oublier les Afghans renvoyés dans leur pays en guerre. Message subliminal de tolérance...

Séquence "apothéose" avec l’entrée triomphante, sous une haie d’honneur de militants champêtres, de Nadine Morano et Xavier Bertrand tels Peter et Sloane version karaoké pour demeurés…

C’était le « lip daube » de l’UMP…

jeudi 3 décembre 2009

Le temps des Miss...



Ce weekend se réunira un jury d’éminents spécialistes afin d’élire la représentante française officielle de la foire à la saucisse de Vélizy. Après un long et sévère casting digne des références de boucherie, avec prises de mensurations, prises de poids et un défilé en maillot de bain assez sexy pour plaire et exciter le mâle en manque de foot, mais également assez sage pour rassurer la ménagère de moins de 50 ans et son caddy de supermarché, la nouvelle Eve de l'Oréal sera portée en triomphe.

Après cette longue commémoration, la France aura sa VRP coincée dans son écharpe tricolore, la nation connaitra alors un bonheur immense de se savoir munie d’une icône. Elle se couchera ravie et soulagée de se voir équipée d’un totem féminin pour lui faire oublier la crise.

De cette cérémonie bovine, de cette réunion Tupperware à la gloire du cosmétique, une jeune femme se tapera toutes les fêtes locales insoupçonnées, s’avalera les salons en tout genre, du salon de l’automobile à la foire à la vinasse, se rendra sur les plateaux télé avides de potiches. Elle se coltinera le chapeau de la Fontenay pendant un an, puis à la fin de son mandat elle posera pour le torchon Entrevue pour le bonheur des frustrés et de son compte en banque. On remarquera au passage, la guerre entre les deux principales chaines de télévision française lors de ce prochain samedi d’élection, TF1 et son étalage de viande sous paillettes à la recherche du corps proche de la perfection face à France 2 et ses corps abîmés à la recherche de solutions. Deux conceptions de la société…

Une autre Miss va être au centre de tous les questionnements. Je parle de Miss Humanité. Cette gourde est appelée à comparaitre au sommet sur l’environnement de Copenhague. Son avenir dépendra de la réussite ou non de cette concertation internationale ou chacun devra proposer autre chose que de faire son mea culpa. Car Miss Humanité n’est jusqu’à lors qu'une sombre et fière connasse, les mains pleines de CO2. Elle aime se plaindre, geindre et dénoncer les catastrophes dont elle est l’origine. Mais ce temps est révolu, les minutes passent et il va s’agir de ne plus seulement regarder sa montre (une Rolex évidemment sinon c’est que tu as raté ta vie…). Il va falloir faire un effort sur le chrono si Miss Humanité ne veut pas faire de la banquise des stations balnéaires pour bobos en guinguette. Elle va devoir sérieusement se pencher sur son mode de fonctionnement et s’obliger à redresser la barre, et enfin lever les yeux afin d’éviter de se goinfrer le mur de son indigence.

Il y a une autre Miss qui se porte comme un charme.

Miss Xénophobie.

Hortefeux s’était fendu d’un bel hommage au cours d’une pseudo-blague auvergnate où Miss Xénophobie fut triomphante et arrogante. Chirac sorti de sa tanière s’est laissé aller à une tape amicale dans le dos de Miss Xénophobie toute heureuse de l’offrande sournoise. Cette garce aime ces clins d’œil quotidiens et rances, déguisés dans un sombre costume de l’habitude. Chirac son éternelle bonhommie et l’inexplicable sympathie qui l’accompagnent, s’est targué d’un nouveau dérapage.

En effet, il y a quelques années, il avait suinté « du bruit et de l’odeur » lors d’un banquet du défunt et non regretté RPR.

Il n’a pu s’empêcher de récidiver.

Il a alimenté un peu plus la gloire, le succès, la légitimité d’une Miss Xénophobie ravie qu’on lui fasse la cour avec cette décontraction, avec cet air enjoué et coutumier de l’allusion crasse.

Miss Xénophobie obtient également une mention spéciale en Suisse. Les Helvètes lui ont fait un triomphe inattendu en stigmatisant la communauté musulmane en se prononçant contre la construction de minarets sur leur sol. Les Suisses ont voté du bras droit…

Mais l’apothéose pour la pimpante xénophobe est intervenue lors de l’interview d’un élu UMP. Ce maire d’une commune de 40 habitants perdue au fin fond d’une campagne du nord de la France s’est outragé, lors d’un débat au sujet de la « fameuse » identité nationale de Besson le félon, « de la présence de 10 millions d’immigrés payés à rien foutre… ». Et oui tout ça postillonné par la tronche d’un seul pot de merde…

Paroles ignobles, bêtise effrayante, déclaration à gerber, le racisme n’est que d’égout, mais quand il prend cette dégaine inepte, cette persuasion conne, cette paranoïa coupable de toutes les dérives, cet accent déconcertant, il nous plonge dans l’abîme et dans la circonspection la plus totale… En tout cas Miss Xénophobie n’en a pas cru ses oreilles. Elle n’a pu retenir une larme d’extase, assise sur les genoux d’un Le Pen lui aussi ému mais ne pleurant que d’un œil...

Une autre Miss est venue garnir ce tableau déjà dramatique. Elle fut désignée par ses pairs et collègues de chambrées. La chevelure grisonnante, les joues tombantes malgré le progrès des crèmes de peau, le regard joyeux, la voix soporifique entrainée à l’enfilade, vous avez reconnu Christine Lagarde.

La description était facile et je le concède, embellie.

Elle fut promue « Meilleure Ministre de l’économie d’Europe ». Non ce n’est pas une blague. Nos élites politiques s’observent, se vautrent, se scrutent, jouent à la Nouvelle Star, et les deux pieds dans le bourbier boursier, elles s’octroient des prix médailles en chocolat, des labels de connerie provocatrice.

Par leurs agissements, par leurs orientations, par leur laisser aller cradingue, elles ont abandonné le pouvoir de décision aux fluctuations et flatulences de la finance, mais elles s’auto-congratulent de leurs actes, de leurs courses vers le profit absolu. Lagarde s’est elle donc confondue en une gêne qui aurait paru normale ?

Non.

Elle a haussé le menton et a profité de cette tribune généreuse pour étaler ses qualités et l’amour de son chef, notre petit PDR, dont la joie s’est muée en des tocs nerveux et un rictus comme un majeur dressé de plus…