samedi 26 décembre 2009

Le pape plaqué par une femme...


Le pape s’est fait plaquer par une femme.

Un triomphe.

Cette tragédie sentimentale, cette histoire d’amour s’est jouée aux yeux du monde. Et pas seulement le monde de la frange catholique. Les catholiques ont crié, hurlé mais les autres ont ri.

Pour ne pas rire, il aurait fallu faire le difficile…

L’histoire drôle avec chute est toujours du meilleur effet. Vidéo Gags en direct de Rome n’a pas dérogé à la règle. Mais derrière cette blague éculée mais toujours efficace, une scène de ménage mondiale, une idylle se brisait devant nos sourires sournois. Une histoire bucolique se symbolisait et se terminait en cette cavalcade furieuse sur le sol de pierres de Rome… (Vous apprécierez le jeu de mots)

Le Benoit XVI déambulait avec tous ses copains déguisés. Ils se marraient, ils se gaussaient de la foule déplacée. Le pape déconnait en chuchotant au sujet de la prochaine béatification de Pie XII, oui, oui, ce souverain pontife dont le silence à couvert le génocide juif pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il pouffait aussi au sujet du même projet au bénéfice de Jean-Paul II, ce triste sire allergique à la capote et vilipendant l’avortement avec son gros doigt dégueulasse de puceau…

Bref, il se marrait le couillon couillu de la morale bigote, son rictus à la face des caméras avides de ses moindres gestes, fussent-ils très à droite de l’échiquier politique… Mais son auréole en plastique lui donne droit à une immunité perpétuelle, alors…

Benoit avançait benoitement, insouciant, frivole, d’humeur volage, vers « sa » journée de turbin de l’année. Il savait une fois le grand cirque fini, qu’il irait se goinfrer une dinde et ses flageolets, même si ces derniers, son pêcher mignon, lui donnent cet air crispé, ce qui explique en partie son visage grimaçant traversé par des instants de flatulences égarées à l’odeur pas toujours très châtiée… Il pensait à tout cela, son regard pervers se perdant dans les fesses dodues de l’individu le précédent.

Soudain la nostalgie s’emparait de ses pensées et il se souvenait alors de sa dernière fête de la bière et cette bavaroise aux seins démesurés… Quand ! Tout d’un coup… Il entendait une femme se faufiler entre les conviés à la grande sauterie du jour ! Ses yeux se détournaient alors du rondelet cul se trémoussant sur son chemin de croix ! Il apercevait une des ses ex sauter telle une jument au dessus d’une haie, la barrière des manants ! Elle franchissait la masse du public en rang d’oignons, clamant le passage de « son » homme à grosse crosse. Elle se précipitait vers ce joli minois en quête de quêtes rondelettes et grassouillettes pour refaire les freins de sa bagnole sous verre.

On ne peut en vouloir à cette femme enragée.

Il faut dire qu’il était beau comme jamais lors de cette messe de minuit de 22h (Oui le dévoué homme aime par-dessus tout la gaudriole, alors il avait avancé l’apéro de deux heures), il était endimanché en ce jeudi soir faut voir comme ! Il était la star sous les sunlights du Macumba Night du Vatican ! Son visage à peine dissimulé par ce large chapeau doré, laissait entrevoir cette beauté toute en psaumes ! Sa virilité ne souffrait guère de cette grande robe qu’il aime à revêtir comme un écossais son kilt ! Son membre à grelots bringuebalait gaiement en une gymnastique toute humaine. La foule gémissait à son passage telle une petite fille apeurée par le grand loup…

Alors donc, n’y tenant plus, cette femme bondissait des ouailles en pagaille caquetant en chorale, téléphones portables aux mimines ! Elle surgissait de la masse serrée en une partouze de prières ! Elle jaillissait, habillée de sa plus belle veste de jogging rouge, celle là même qui plaisait tant en ces jadis jours heureux où les deux tourtereaux, elle et Benoit, gloussaient en des lieux saints où ils jouaient au Petit Chaperon Rouge… Elle pensait lui raviver quelques souvenirs coquins…

Benoit la reconnaissait aussitôt sans l’ombre d’une hésitation. Ses sens mettaient de côté la future bûche pâtissière au parfum pistache et se concentraient en des envies plus charnelles. Comme un reflex, dans un seul élan, il s’allongeait à terre, sa longue robe déjà remontée jusqu’à ses cuisses velues… Sa belle le rejoignait à terre, se collait à lui et lui demandait à l’oreille, en une voix suave et sensuelle « pourquoi avait-il de si grandes dents et une si… ? ». Ils vibraient en un plaisir honteux…

Heureusement pour le royaume catholique, les capitaines de soirées de Benoit XVI mirent fin à cette passion, en un amas de corps enchevêtrés appliqués à arracher l’obsédée de sa proie, non sans profiter de l’occasion pour légèrement lui tâter quelques attributs… Sans cette intervention musclée et rapide, la face du monde catholique en aurait été officiellement et irrémédiablement changée…

jeudi 17 décembre 2009

le débat sur l'identité nationale et ses vertus...


L’identité nationale a trouvé son centre, son moteur, son allégorie. Elle s’est solidifiée en une intervention chirurgicale. Nos oreilles se sont alors fracassées sur les problèmes de dos d’une vedette-accessoire pour soirée inoubliable présentée par Jean-Pierre Foucault.

De jolies chroniques dignes des articles pour mémés de Voici et consorts sont venues égayer nos informations. Ces dernières étaient bien tristes, bien mornes et si peu intéressantes, coincées entre le sommet de Copenhague au chevet de notre avenir et la menace des nouveaux essais iraniens de missiles assassins. Il fallait donc trouver un sujet sur lequel toute la planète France, puisse se jeter à corps perdu et porter un digne intérêt.

Depuis, les journaux télévisés ouvrent leurs éditions sur la couleur des fientes de « la » star du rock des bérets à tatouages, pour rassurer les fans transis d’effroi devant leurs ternes assiettes…
Johnny vivant, pyromane du célèbre « Allumer le feu », était déjà surexposé, mais cela ne suffisait pas, le Johnny coincé entre le fauteuil roulant et le Stade de France se devait d’obtenir une autre dimension.

Une dimension jusqu’au gavage.

Alors la grande manipulation, l’engraissage, le fourrage se sont actionnés, additionnés.

Alors Johnny selon certaines âmes sensibles et aveugles représenterait la France, noble pays aux mains du félon Besson dont le faciès devient cause d’indigestion. Ce Johnny serait en plus de l’icône populaire fabriquée et propulsée devant nos yeux révulsés, un digne ambassadeur de cette belle contrée aux mains de l’Eurovision UMP et sa chorégraphie digne des pires insultes.

Johnny serait donc un emblème et fort de cette stature, il mériterait ce tapage médiatique, ce matraquage indécent sur nos pauvres raisons mises à dure épreuve. Il faudrait s’inquiéter pour cette girouette si soucieuse et concernée par nos âmes, cette marionnette belge au nom d’artiste américanisé, dont les revenus sont sur un compte en Suisse, dernier recours devant le refus de sa demande d’exil monégasque…

Johnny Hallyday est devenu Marianne qui a la place du drapeau dans la main, a un coffre fort sous le bras.

Il fut décrété que l’on pense dans un élan patriotique, à ce triste bouffon, roi du chronomètre sur le Paris-Dakar, course dont les relents colonialistes nauséabonds suintent sur les pneus conquérants des blindés subventionnés par Total. Il fut exigé de plaindre et verser une larme, sur celui qui fait soigner son hernie discale en Californie, fait profiter son hernie fiscale aux helvètes, déblatère son hernie musicale dans nos esgourdes…

La manœuvre, ce feuilleton de Noël, assez pauvre pour ne pas empêcher nos portes monnaies de se jeter dans la gueule des festivités, a parfaitement fonctionné. Johnny Hallyday a fait plus parler de lui en l’espace de quelques jours que la famine au Soudan en quelques années… Et les gogos le plaignent… avec cet air attristé de leurs existences suspendues aux tracas de la star trader.

Un fraudeur du fisc et fier de l’être, dans le monde merveilleux de Sarkozy, est devenu l’effigie rock intergénérationnelle des opprimés de l’impôt, dont le degré de réflexion est aussi large que leur déclaration de revenus. Maigre.


Le débat sur l’identité nationale permet aux déclarations foireuses, aux sous-entendus les plus crasses, aux préjugés les plus vils, aux stéréotypes les plus crétins de venir gonfler la longue file d’élans racistes et parmi ceux-ci, le pire de tous, celui qui s’ignore. Celui qui s’est imprégné, qui s’est fondu dans les discours, les dialogues, les motifs, les comportements les plus anodins. Les médias volent au secours des auteurs incriminés les plus célèbres en qualifiant les déclarations douteuses en « dérapages »…
Loyaux et bons serviteurs.
Les communicants réagissent vite et demandent aux médias l’expiation. La manœuvre est habile de la part de nos élites montrées du doigt. Elle est sous couvert officiel d'une phrase malheureuse, "sortie de son contexte", une caresse généreuse et un appel aux voix de la bête immonde le Front National et son œil de verre.

Au rythme des conneries, il ne peut s’agir d’erreurs ou de paroles échappées par un manque de concentration. Nos élites sont bien trop entraînées et briffées à la présence constante des moyens de communication. Se retrouver sur You Tube ou consorts fait maintenant partie de la vie courante des personnes publiques.

Au même titre que les torchons pour décérébrés dont les éditoriaux sont guidés par les paparazzis et les « people » en manque de publicité, Internet est l’outil préféré des politiques pour se faire une clientèle, confirmer ou tenter un électorat. Le débat sur l’identité nationale a juste aidé à l’exorcisation de ces pensées cradingues, il a dégagé le terrain.

Et puis il est facile de feindre l’horreur d’entendre ces fameux « dérapages », et d'oublier un peu vite que Le Pen et « ses détails de l’histoire » ont connu leur apogée en une année présidentielle pas si lointaine…


Le débat sur l’identité nationale permet les plus beaux voyages. Le charter d’Afghans se glisse grâce au débat sur l’identité nationale comme un argument de plus. Besson et sa compagnie de voyages dont le slogan « un charter pour la guerre » remporte un franc succès.

Un charmant vol pour Kaboul a été organisé dans une insouciance guillerette, les plateaux repas préparés avec soin par Besson, l’arriviste de l'expulsion. Les flashes crépitent autour de l’auteur du scélérat convoi. Il sourit, se pose en justicier, en humaniste convaincu de sa mission de sauvegarde du territoire face à ces envahisseurs sans papiers, devenus défier la tranquillité des français et parmi eux, bien entendu, les fans de Johnny… Dont la peine pour « l'idole des jeunes » aux vertèbres tassées, ne peut être dérangée par l’espoir de survivre d’une poignée d’Afghans fuyant les massacres…

Le débat sur l’identité nationale permet le dosage de la vaseline sur la bûche de Noël.

jeudi 10 décembre 2009

le "lip daube" ...



La jeunesse UMP ne savait plus quoi faire de ses journées ensoleillées. Les saucisses merguez ne suffisaient plus à son appétit. La pluie de ces dernières semaines ont dû paraitre bien longues et lancinantes pour ces jeunes guillerets, joviaux et autres folâtres.

Écrasés par le lourd ciel sans nuages des Landes, la jeunesse UMP (n’y a-t-il pas ici un contre sens… ?) au sourire extra blancheur a dû sévèrement faire tourner les serviettes et faire circuler le Perrier rondelle, lors de l’université d’été de leur parti patrie, en la apparemment "festive" ville de Seignosse.

Emportée par cette cuite monumentale qui a vu Xavier Bertrand finir torse dénudé, ravagé par un cidre sec trop frais, sifflotant les paupières mi-closes YMCA des Village People, la gironde et fine équipe des jouvenceaux sous suppositoire Sarkozy s’est éprise de réaliser un "lip dub". Cette technique consiste à mimer les paroles d’une chanson, connue et entrainante si possible, et contenant ô merveille un message.

Pour le message, ceux qui l’ont reçu sont ceux qui soudainement pendant et après le visionnage de ce clip grossier, ont ressenti une profonde douleur que nous qualifierons de rectale.

Passons au débriefing de cette farce putassière.

Alors évidemment ce "débrif " pour parler branché la main dans les cheveux l’air de réfléchir, ne s’appuie, malheureusement ou heureusement, que sur les extraits pêchés ici ou là sur la toile, nom métaphorique du terme terne d’Internet.

Un, deux, trois, vous pouvez commencer à taper la cadence avec vos doigts, et vous remémorer ce hit disgracieux et m’accompagner.

Premier plan, Rama Yade dont la moue cache mal le fait d’avoir été posée là, sur un banc de jeunes premiers dont l’acné n’est effacée qu’avec peine par un Biactol poussif. Les têtes d’anges qui l’accompagnent ont pourtant tous le look et la dégaine à papa…

Deuxième plan, Rachida Dati, juriste de luxe, plus proche du temps de son passage à la justice de Chanel et Dior que des conditions déplorables des centres pénitenciers… Elle annonce sans rougir, toutes dents dehors, qu’elle entend "la révolte qui gronde", tout en levant le bras gauche comme un "j’men balance jusqu’à l’épaule"… Ce passage, les juges, les avocats, le système judiciaire dans son ensemble ont dû apprécié, au souvenir de la surdité persistante de Madame face à leur demande de dialogue…

Troisième plan, Quasimodo ! On pense d’emblée à un remake de Notre Dame de Paris, la comédie musicale cause de suicide imparable chez les gargouilles. On craint d’apercevoir Fiori, on prépare le piège à loups… Non en fixant d’un peu plus près, on reconnait Raffarin, seul, petit vieillard au visage libidineux, prônant une nouvelle société. Rien à ajouter…

Quatrième plan, David Douillet est entouré d’une chorale estampillée eau précieuse. Visiblement les concepteurs du vidéoclip lui ont interdit de se joindre à la chorégraphie du groupe, de peur qu’il assomme un petit communiant.

Cinquième plan. Un des plus drôles sans doute. Fallait que ça tombe sur elle ce genre de connerie. Christine Lagarde. Son air de chien battu à côté d’un pré-pubère mafioso déguisé en Dick Tracy. Elle nous fait mal Christine. On sent bien que ce n’est pas son truc la gaudriole en rythme. Elle nous décoince une pseudo-danse, le manche à balai a l’air bien tendu. Ses deux petites mimines empotées ont l’air de demander du fric… Elle est si peu souple qu’on dirait une réclame pour une greffe des bras.

Sixième plan, Vautier et ses yeux ébahis, acculé au faciès crispé et qui ne comprend pas ce que font ces jouvencelles en débardeurs à se dandiner devant sa chevelure grisonnante…

Septième plan, Darcos avec son allure de Proviseur adjoint affirme avec espoir "nous saurons bien les transplanter". Parle t-il des membres de Lagarde ?...

Huitième plan, la provocation a un visage et une gestuelle : Frédéric Lefebvre et son joli cœur Peace and Love. C’est vrai qu’avec sa chevelure mi-longue et légèrement ondulée, il est certainement le plus hippie de sa clique de croque-morts.

Neuvième plan, la séquence comique… La séquence « Y-a-t-il un pilote dans l’avion ? ». Non, il est dans sa bagnole 4x4, il est non-voyant, il se nomme Gilbert Montagné et vient d’écraser les pompes de Jean Sarkozy le cadreur pour l’occasion…

Ensuite se croisent et se décroisent en une subtile mélodie Rachida Dati, encore elle, bloquée entre deux polos de teenagers cachetés "la droite en vacances", et Valérie Pécresse qui se déhanche en un mouvement personnel, tout de blanc vêtue, tel un Kamel Ouali sous drogue douce…

Darcos revient et dessine un gros rond dans l’air, censé représenter le monde, la Terre, notre planète bleue en attente de l’UMP, ces rêveurs traders, ces convertis à l’affairisme, à la tradition, à la ringardise, à la dangereuse confusion entre identité nationale et immigration… ce rond symbole est pourtant d’une toute autre nature, il n’est que le contour de la sphère anale, la nôtre, où ce film de propagande poujadiste se complaît en une évidente violence intellectuelle.

Les plans se poursuivent et nous stimulent une forte envie de dégobiller.

La séquence "cliché" arrive en vélo avec dessus la nommée pour l’écologie, lèvres en fleur, sur fond végétal vert.

La séquence "rien à battre" avec Devedjan qui se contrefout de ce pastiche-programme-politique, en s’appuyant sur un mur comme on attend une bière avant de retourner bosser.

La séquence "traître" avec le félon Besson, qui à peine la caméra braquée sur lui, glisse, le visage menaçant, style bandit en cavale, ses mains dans le dos de deux jeunes innocentes... On a envie de les avertir de se retourner... L’œil avertit note que parmi les deux innocentes, les initiateurs de ce diner dansant ont placé une femme de couleur noire. Manipulation qui ne se s’embarrasse pas de subtilité pour faire oublier les Afghans renvoyés dans leur pays en guerre. Message subliminal de tolérance...

Séquence "apothéose" avec l’entrée triomphante, sous une haie d’honneur de militants champêtres, de Nadine Morano et Xavier Bertrand tels Peter et Sloane version karaoké pour demeurés…

C’était le « lip daube » de l’UMP…

jeudi 3 décembre 2009

Le temps des Miss...



Ce weekend se réunira un jury d’éminents spécialistes afin d’élire la représentante française officielle de la foire à la saucisse de Vélizy. Après un long et sévère casting digne des références de boucherie, avec prises de mensurations, prises de poids et un défilé en maillot de bain assez sexy pour plaire et exciter le mâle en manque de foot, mais également assez sage pour rassurer la ménagère de moins de 50 ans et son caddy de supermarché, la nouvelle Eve de l'Oréal sera portée en triomphe.

Après cette longue commémoration, la France aura sa VRP coincée dans son écharpe tricolore, la nation connaitra alors un bonheur immense de se savoir munie d’une icône. Elle se couchera ravie et soulagée de se voir équipée d’un totem féminin pour lui faire oublier la crise.

De cette cérémonie bovine, de cette réunion Tupperware à la gloire du cosmétique, une jeune femme se tapera toutes les fêtes locales insoupçonnées, s’avalera les salons en tout genre, du salon de l’automobile à la foire à la vinasse, se rendra sur les plateaux télé avides de potiches. Elle se coltinera le chapeau de la Fontenay pendant un an, puis à la fin de son mandat elle posera pour le torchon Entrevue pour le bonheur des frustrés et de son compte en banque. On remarquera au passage, la guerre entre les deux principales chaines de télévision française lors de ce prochain samedi d’élection, TF1 et son étalage de viande sous paillettes à la recherche du corps proche de la perfection face à France 2 et ses corps abîmés à la recherche de solutions. Deux conceptions de la société…

Une autre Miss va être au centre de tous les questionnements. Je parle de Miss Humanité. Cette gourde est appelée à comparaitre au sommet sur l’environnement de Copenhague. Son avenir dépendra de la réussite ou non de cette concertation internationale ou chacun devra proposer autre chose que de faire son mea culpa. Car Miss Humanité n’est jusqu’à lors qu'une sombre et fière connasse, les mains pleines de CO2. Elle aime se plaindre, geindre et dénoncer les catastrophes dont elle est l’origine. Mais ce temps est révolu, les minutes passent et il va s’agir de ne plus seulement regarder sa montre (une Rolex évidemment sinon c’est que tu as raté ta vie…). Il va falloir faire un effort sur le chrono si Miss Humanité ne veut pas faire de la banquise des stations balnéaires pour bobos en guinguette. Elle va devoir sérieusement se pencher sur son mode de fonctionnement et s’obliger à redresser la barre, et enfin lever les yeux afin d’éviter de se goinfrer le mur de son indigence.

Il y a une autre Miss qui se porte comme un charme.

Miss Xénophobie.

Hortefeux s’était fendu d’un bel hommage au cours d’une pseudo-blague auvergnate où Miss Xénophobie fut triomphante et arrogante. Chirac sorti de sa tanière s’est laissé aller à une tape amicale dans le dos de Miss Xénophobie toute heureuse de l’offrande sournoise. Cette garce aime ces clins d’œil quotidiens et rances, déguisés dans un sombre costume de l’habitude. Chirac son éternelle bonhommie et l’inexplicable sympathie qui l’accompagnent, s’est targué d’un nouveau dérapage.

En effet, il y a quelques années, il avait suinté « du bruit et de l’odeur » lors d’un banquet du défunt et non regretté RPR.

Il n’a pu s’empêcher de récidiver.

Il a alimenté un peu plus la gloire, le succès, la légitimité d’une Miss Xénophobie ravie qu’on lui fasse la cour avec cette décontraction, avec cet air enjoué et coutumier de l’allusion crasse.

Miss Xénophobie obtient également une mention spéciale en Suisse. Les Helvètes lui ont fait un triomphe inattendu en stigmatisant la communauté musulmane en se prononçant contre la construction de minarets sur leur sol. Les Suisses ont voté du bras droit…

Mais l’apothéose pour la pimpante xénophobe est intervenue lors de l’interview d’un élu UMP. Ce maire d’une commune de 40 habitants perdue au fin fond d’une campagne du nord de la France s’est outragé, lors d’un débat au sujet de la « fameuse » identité nationale de Besson le félon, « de la présence de 10 millions d’immigrés payés à rien foutre… ». Et oui tout ça postillonné par la tronche d’un seul pot de merde…

Paroles ignobles, bêtise effrayante, déclaration à gerber, le racisme n’est que d’égout, mais quand il prend cette dégaine inepte, cette persuasion conne, cette paranoïa coupable de toutes les dérives, cet accent déconcertant, il nous plonge dans l’abîme et dans la circonspection la plus totale… En tout cas Miss Xénophobie n’en a pas cru ses oreilles. Elle n’a pu retenir une larme d’extase, assise sur les genoux d’un Le Pen lui aussi ému mais ne pleurant que d’un œil...

Une autre Miss est venue garnir ce tableau déjà dramatique. Elle fut désignée par ses pairs et collègues de chambrées. La chevelure grisonnante, les joues tombantes malgré le progrès des crèmes de peau, le regard joyeux, la voix soporifique entrainée à l’enfilade, vous avez reconnu Christine Lagarde.

La description était facile et je le concède, embellie.

Elle fut promue « Meilleure Ministre de l’économie d’Europe ». Non ce n’est pas une blague. Nos élites politiques s’observent, se vautrent, se scrutent, jouent à la Nouvelle Star, et les deux pieds dans le bourbier boursier, elles s’octroient des prix médailles en chocolat, des labels de connerie provocatrice.

Par leurs agissements, par leurs orientations, par leur laisser aller cradingue, elles ont abandonné le pouvoir de décision aux fluctuations et flatulences de la finance, mais elles s’auto-congratulent de leurs actes, de leurs courses vers le profit absolu. Lagarde s’est elle donc confondue en une gêne qui aurait paru normale ?

Non.

Elle a haussé le menton et a profité de cette tribune généreuse pour étaler ses qualités et l’amour de son chef, notre petit PDR, dont la joie s’est muée en des tocs nerveux et un rictus comme un majeur dressé de plus…

jeudi 26 novembre 2009

Henry Wanted


Depuis une semaine, on nous casse les oreilles, on nous hurle dans les esgourdes, on se lamente, on s’insurge, on crie au scandale dans tous les sens, ça postillonne sur le voisin… Quel scandale a pu ainsi mettre l’opinion dans une telle effervescence ? Quel est donc cet événement tragique origine de cette vague médiatique insupportable ? Quel est le motif de ces beuglements ?

Attention …

Suspens….

Accrochez-vous…

Le départ de ces révoltes, de ce tintamarre assourdissant est une malheureuse main sur la baballe d’un match de foot…

Depuis une semaine maintenant la vie en France, la vie en Irlande, la vie en Europe, la vie du monde est assujettie à la petite mimine d’un footeux et les relents éructés autour…

Depuis une semaine le monde s’est réveillé la gueule de bois, tout déçu d’un de ses dieux en short. La tricherie est par l’acte délictueux de Thierry Henry tout d’un coup révélée à la Terre entière… Il faut croire que notre monde jusqu’à cet incroyable délit, ce coup de paluche, il faut croire que notre jolie planète était un havre de paix où la justice et la vertu triomphaient. Faut-il croire que n’existent pas ou n’ont jamais existé Frédéric Lefebvre, Benjamin Castaldi, Tibéri, Le Pen et sa fille déménageuse, Claude François, Les Grosses Têtes, Le Figaro, Tournez-manège, Chevalier et Laspalès, Jean-Claude Narcy, les épinards, Napoléon…

Notre planète bleue était si belle, sublimée de sérénité, que depuis le trouble occasionné par le tour de passe-passe d’Henry, les innombrables diatribes se sont succédées et ont fondu sur ce chevalier à crampons, elles en ont fait leur cible préférentielle, leur sujet favori, leur défouloir facile…

Des hordes de tout bord, des « dites » élites intellectuelles aux hommes politiques soudain frappés par l’honnêteté en passant par des éditoriaux les plus enragés, toutes se sont jetées à mâchoires déployées sur ce malheureux homme devenu Judas en Adidas, qui a découvert que l’honneur de l’humanité reposait sur ses frêles épaules !

Que de conneries déblatérées sur ce footballeur ! Les médias et leurs voix offusquées ont moins de salives pour s’invectiver contre les salaires exorbitants pratiqués pour pousser le ballon dans le but… C’est vrai que ces mêmes stars font vendre leurs pages ou leurs émissions en garantissant des rentrées publicitaires inespérées…

S'agit-il ici de prendre la défense du condamné à la potence d’une droiture brusquement valeur ultime ? Non. De plus il a réellement truandé son monde. Mais quelle surprise de constater cette jacquerie virulente ! Le monde se sentait-il si beau avant la bévue du pauvre Henry ? Il faut croire que oui, vu le Tsunami de lamentations, d’indignations, de foudres dont est l’objet la coupable pogne.

La grippe A ne suffit plus pour faire digérer la crise économique, les bénéfices records des banques, le chômage galopant, la tronche du fils prodigue Sarkozy, les sans papiers non régularisés, les renvois d’Afghans dans leur pays poudrière, les crèves la dalle en Afrique, le Pôle Nord bientôt destination ensoleillée dans le catalogue Club Med…

Alors la presse (à part quelques exceptions) s’est ruée sur le football devenu encore une fois (et quelle fois !), le sujet vaseline à toutes les saloperies dont peut se targuer notre belle humanité. En tirant sur la corde et certains ne s’en privent pas, il est même une caution pour le tortueux débat sur l’identité nationale cher au félon Besson et ses appels du pied à l’hideuse tronche du Front National, pour remplir les urnes de son parti d’adoption.

J’entends encore sortis de leurs sommeils par ce match de foot, les justiciers regretter les conséquences désastreuses de l’action de « la honte » sur le monde amateur !

Les œillères sont sévères pour certains.

Elles leur font croire que le monde amateur est un univers à part, lisse, angélique, saint… ô la belle croyance en un refuge irréprochable et moral. Le paradis se trouverait donc sur terre… L'estropié sur sa croix mentirait donc...

Quelle désarmante innocence de penser que les amateurs ont attendu la patte frauduleuse d’une de leurs icônes (encore faut-il considérer que tous les amateurs de foot aiment le foot professionnel !) pour parfois tromper, truquer, filouter, brutaliser… Les raisons de s’indigner du monde amateur ne manquent pourtant pas ! Le refus de jouer par exemple d’une équipe de Créteil contre le Paris football Gay n’est pourtant pas si loin pour ne citer que cette affaire. Cette pensée s'appuie sur cette certitude imbécile que l'exemple vient toujours d'en haut...

Certaines auras craignent de leur naïveté feinte que l’escroquerie d’Henry ne pervertisse la masse… comme si la masse ne s’en prenait pas déjà plein la face de saloperies en tout genre, comme si elle n’était pas déjà sur le fil du raz le bol, comme si elle n’était pas déjà bien fatiguée, comme si elle n’était pas déjà lassée d’entourloupes profondes et violentes… De la part de ces joyeuses paroles, de ces visions exacerbées par leurs égos, c’est vraiment prendre la masse (ne serait-ce qu’une part de celle-ci) pour une conne et lui dénigrer bien des facultés, des possibilités et la plonger dans un lisier qui leur sert de prétexte à l’ouvrir.

mardi 17 novembre 2009

Une fessée pour Ewidge Antier...


La députée Edwige Antier s’emmerdait sur son siège, les mots croisés et le Sudoku de Télé Z n’arrivaient plus à faire passer les débats sur l’identité nationale. Dérangée dans son sommeil prise soudain d’une envie toute pédiatrique, elle s’est mise en tête d’inscrire dans la loi l’interdiction de la fessée.

Dans une première réaction les sadomasochistes ont d’abord cru à la remise en cause d’un geste sacré pour leur confédération de cuir et de latex. Une manifestation monstre des utilisateurs d’ustensiles en vachette véritable se préparait sur fond de claquements de fouets.

Point du tout.

Les joyeux drilles rangeaient leurs jouets à clous.

L’idée d’une telle loi relève de l’enfance.

La fessée ici évoquée n’avait pour objet que celle issue de la punition parentale. L’élue s’est donc entichée de mener un combat acharné contre la réprimande sur le cul…

Noble et fier combat dans une période où cette question il est vrai mérite une préoccupation de premier ordre…

La fessée ferait-elle partie d’un des chapitres de l’identité nationale fierté du sale gosse Besson ? La fessée est-elle une solution à la crise provoquée par les rejetons traders ? Empêcherait-elle la détresse au travail déclenchée par des mioches en mal de pouvoir ?

La célèbre pédiatre siégeant sous le sigle UMP (Union du Mouvement Pédiatre) s’inquiète des répercutions de la calotte sur le royal fessier de l’enfant roi. Elle ergote, vitupère sur les ondes radiophoniques et télévisuelles, elle amplifie avec un malin plaisir, elle invente les douloureux impacts de la fessée comme moyen d’éducation. Elle appuie son argumentation en utilisant des termes bien choisis, des mots inspirant la peur, la meilleure alliée d’une politique apôtre de la paranoïa, afin d’augmenter, de spéculer sur la violence physique de cette acte. Elle y va gaiement et sournoisement : elle balance « correction, raclée, frapper, brutaliser, battre, cogner… ». Elle s’est retenue d’employer « blesser, massacrer, abattre, barbarie, génocide… »

C’est par ces analyses idiotes que l’enfant roi immerge, pulvérise l’autorité parentale et nous déblatère dans les esgourdes quand on prend le train.

Interdire la fessée, punition courante et loin de pouvoir être accusée de génocide intellectuel ou d’avoir fracassé toute une génération, c’est de la part de cette pédiatre en mal d’occupation ou en quête d’un coup de pub, la négation de la société et ses inégalités criantes. Les familles sont loin d’être sur un pied d’égalité face à l’instruction et l’éducation. Toutes les familles n’ont pas les mêmes moyens financiers, pédagogiques, culturels, pour proposer à leur enfant un éternel dialogue et les enfants ne sont pas les mêmes, ne sont pas des êtres idylliques prêts à la conversation avec papa et maman. Et oui parmi les enfants, il en existe des cons, des bornés, des intraitables, des sur qui les mots ricochent, malgré une attention de tous les instants.

Antier justifie son idée de loi par le fait de son expérience professionnelle, c'est-à-dire qu’au contact de ses patients, elle aurait observé que la fessée était nocive au développement psychique de l’enfant. Je cite « plus on lève la main sur un enfant, plus il devient sournois, menteur et agressif ». Grâce à ce fin raisonnement on n’en sait un peu plus sur l’enfance des militants de l’UMP… Bon « sérieusement » admettons que son expérience puisse amener à une telle conception, mais alors celle-ci repose, c’est le moins que l’on puisse dire, sur une idée de la famille parfaite. La majorité des familles, contrairement à ce qu’elle pense, n’a pas un pédiatre attitré, loin de là.

L’élue vit dans une overdose pédiatrique, elle voit dans tous les couples un Ken et une Barbie, attachés à la lecture de Françoise Dolto et fans d’Henri Dès… Elle nous la joue catastrophisme, tragédie de l’enfance battue, mutilée, traumatisée. La fessée est devenue un attentat terroriste, les parents qui s’y adonnent sont des paras, il faut les désigner du doigt, les huer, les coller dans les pattes de la justice, les brandir devant le juge d’instruction … ah non pardon, ce dernier est appelé à disparaitre, trop doué pour mettre sur le devant de la scène des affaires d’Etat…

Non seulement, elle est sous drogue dure, elle snife de la coke au petit pot, non seulement elle exagère jusqu’au mélodrame parodique l’acte de la fessée, mais en plus elle se fout ouvertement et allègrement de nous. En effet, elle braille à la sauvagerie, à l’impétuosité de la tapette au cul.

Elle s’insurge.

Elle s’habille d’un costume de rédemptrice, porte drapeau de l’enfance outragée, mais elle ne montre pas autant de poigne quand son camp politique prône les centres éducatifs fermés, la prison possible des 13 ans, le couvre-feu pour certains mineurs… Elle a mesuré l’impact d’un couvre-feu pour des mineurs ? Elle a mesuré les conséquences pour les mineurs de l’enfermement, la prison, la stigmatisation ? Elle est où la pédiatre ? Elle joue avec ses théories fumeuses entre deux salons pour familles modèles ? Elle râle, gesticule contre la fessée, pratique décrétée ultime exécution de l’agression. Elle donne des leçons d’enfance façon Nadine de Rotschild.

Grand bien lui fasse.

Mais pendant ces discours vides, ces indignations bouche-trous, des adolescents se lancent des caillasses dans les banlieues pour un malheureux résultat de football entre l’Algérie et l’Egypte.

Pendant ces révoltes creuses estampillées Blédina, ces dénonciations inhabitées, des émeutes éclatent à cause d’une quête qui n’a pas eu lieu. En effet, des magouilleurs, des manipulateurs, des requins avaient promis une aumône au centre de Paris pour égayer l’existence blafarde de gueux assez demeurés pour se déplacer vers cette opération marketing, dont le ridicule n’a d’égal que la cruauté.

Le mot de la fin : il y a vraiment des fessées qui se perdent…

jeudi 12 novembre 2009

Prix Goncourt du con pour "le devoir de réserve"...


Eric Raoult s’est illustré sur le chemin tortueux et glissant de la connerie ou plus exactement sur la route de la lèche éhontée envers son chef de camp.

Ce charmant parlementaire s’est fustigé d’un coup de gueule contre la lauréate du dernier prix Goncourt : Marie N’Diaye. Cette dernière a eu l’irrévérence de critiquer le régime sarkozyste et quelques hautes emblèmes sournoises du gouvernement de votre petit PDR : Hortefeux et Besson. A savoir les deux entités les plus ambigües, les plus antipathiques de nos têtes de gondoles politiques. Donc finalement la romancière s’inscrit dans une mouvance large et connue : l’allergie aux inamicaux. Au contraire d’une menace pour sa fronde, la lauréate mérite et suscite une amitié d’office.

Eric Raoult a demandé expressément, coincé dans sa chemise de vendeur de tapis, la condamnation par le ministère de la culture de Marie N’Diaye pour sa diatribe. Il veut que soit instauré « un droit de réserve » pour les vainqueurs du Goncourt.

Rien que ça.

En résumé « t’as le Goncourt et tu fermes ta gueule ! ». Cette réaction « extrême » en dit long sur l’idée de certains sur la liberté d’expression.

Les hommes et les femmes de lettres auréolés d’une récompense prodigieuse seraient ensuite soumis à un mutisme de bon ton.

Par cette grossièreté, cette vulgarité, cette éructation de bout de comptoir, Eric Raoult ajoute une illustration désolante, misérable, méprisable de sa vision politique. L’agité Raoult s’est déjà fait remarquer dans le passé par des positions dont « le progressisme » ne choquerait pas la chef camionneuse du Front National : il a en octobre 2009 approuvé l’expulsion de Tunisie d’une journaliste du Monde visiblement « trop critique » (tiens donc encore cette fameuse critique) vis-à-vis du pouvoir sans partage de Ben Ali, il s’est mobilisé pour le retour partiel de la peine de mort, il s’oppose fermement à l’homoparentalité…

Un homme étouffé donc de pensées humanistes, un militant de l’évolution sous toutes ses formes…

Eric Raoult se caractérise par cette quête fruste de la réflexion raccourcie vers les dogmes les plus imbéciles. Rien de surprenant au final. D’ailleurs dès l’origine cet énergumène, ce lèche-bottes insupportable donne la nausée. Pour preuve ? Dites vite fait et plusieurs fois d’affilée « Eric Raoult »… ça donne comme une envie de gerber, ça gratte la gorge…

Dans un même temps, Hortefeux, notre ami anti-auvergnat, organise une petite sauterie, « sa » petite sauterie, tout à la gloire de son illustre teint rosé, telle une pomme à peine mûre. Il convie les journalistes à sa fiesta subventionnée par TASER.

Les journalistes accourent, les petits fours ont l’air délicieux, les reporters de TF1 arrivent en tenue de gala, assurés d’une place privilégiée. Les chiffres servis en digestifs seront communiqués et relayés avec envie, avec une joie non feinte, par un Jean-Pierre Pernault chaussé de ses sandales en bouse de vaches du Languedoc.

Lors de cette bringue, Hortefeux célèbre la délinquance dans un étalage de statistiques et de contrôle au faciès. Il se congratule de condamnations, d’emprisonnements, de châtiments. Il se gausse en une commémoration inepte, alors que la société devrait déplorer la délinquance et lutter prioritairement contre ses causes et non plus faire de ses conséquences « le » baromètre de la popularité et l’efficacité politique. Mais les enjeux délicieux et délicats de la politique de communication, de la politique du spectacle en ont fait un motif absurde de surprise-partie.

Parmi le constat des infractions, une inédite fait son apparition au rang des actes habitués et stigmatise cette triste période que nous traversons. Oui je sais, il y a aussi la sortie de la nouvelle soupe en CD d’Amel Bent… vraiment les temps sont durs…

Je disais donc une chose inédite au titre des pratiques frauduleuses occupe le podium : le vol de nourriture est en augmentation continue. Ces actes malheureux sont exécutés par des personnes lambda dont le pouvoir d’achat a fondu aussi rapidement que sont montés vertigineusement les bénéfices actuels des banques prostitués et sans scrupules…

Dans ce cloaque de l’ordre, ce merdier de la répression célébrée comme l’ultime esthétique de l’humanisme, Hortefeux aura peut-être pondu avec ses conseillers à matraques, une loi prévoyant de sanctionner « les déclarations abruties, les demandes idiotes à fort relents anti-démocratiques. » Dans ce cas, Eric Raoult (ne vomissez pas !) doit préparer sa défense sans attendre. Le mur de Berlin est tombé il y a 20 ans, le mur du con lui est toujours aussi solide.

vendredi 6 novembre 2009

Chirac et quelques autres nouvelles...


Le hasard fait bien les choses. Au moment où les affaires concernant Chirac reviennent sur le devant de la scène, ce dernier lance en librairie « ses mémoires ». Des mémoires courtes puisqu’elles tournent autour de 500 pages… Ce qui en dit déjà long sur l’influence politique de Chirac sur le courant de l’Histoire avec un grand H. Pas de révélation tonitruantes, pas de surprises, de confessions sorties des dédales de la vie au sommet du pouvoir, tout juste des secrets de polichinelle : le grand Jacques ne pardonne pas le grand mou Balladur et son quadruple menton ; il déteste Giscard et ne confesse pas avoir couché avec Lady Di ni avec David Douillet ; il avait soupçonné l’ambition de notre petit PDR et ses yeux de faux cul… Bref, aucun scoop n’émerge de cette longue litanie. Par contre, de longs chapitres à la gloire de sa jeunesse, de ses goûts, de ses habitudes, de ce qui le rend humain, son attirance pour la bière, les bonnes blagues de fin de repas, son âge avancé, le tout sur un fond philosophique option « vieillesse source de pensées profondes »… j’en passe et des meilleurs…

Il veut nous attendrir, nous charmer. Vous allez voir qu’il va nous reparler au gré de son marathon médiatique de cette fameuse fracture sociale…

Il surfe sur son image de grand-père à l’air éternellement benêt, il nous cherche au fond des yeux, nous titille la fibre sentimentalo-compassionnelle… Pour qu’à la dernière phrase de sa maigre œuvre bibliographique, une larme vienne nous couler sur la joue, et nous faire admettre que la justice doit laisser ce vieil homme tranquille. Il nous parle de sa maison de retraite, son pot de chambre, ses amitiés perdues, ses peines de cœur et de cul… Les faux électeurs ? Non, ça n’a jamais existé, abracadabrantesque histoire, sortie de ces rivaux politiques jaloux de la chiraquie. Les emplois fictifs de la mairie de Paris ? Fabulation ! Boniment ! Les comptes secrets au Japon ? Vous n’y pensez pas, pas Chirac… Les frais de bouffe démentiels à la cantoche de Paris ? Le financement occulte du RPR ? Et … et … Un revers de main balaye soupçons et interrogations.

Les mémoires de Chirac ont l’allure d’une plaidoirie devant ses jurés, d’un énième témoignage en sa faveur, un ultime appel aux français, une sorte « d’appel du 18 juin » non pour la résistance en Europe, mais pour la liberté d’un requin aux yeux fatigués, pour l’affranchissement d’un impérissable tacticien.

C’est cousu de fil blanc.

Par le plus simple décryptage de cette grossière couture, on devine le jeu de notre Chirac.

Il met sur un piédestal son pire ennemi Mitterrand, lui offre une stature de chef de l’Etat, pour tirer un peu sur la couverture et rendre aimable et sensible l’opposition socialiste. Il critique Balladur et Giscard pour faire marrer le comptoir du bistrot. Il caresse notre petit PDR, pourtant félon de la première heure à son encontre, pour se protéger d’un éventuel acharnement de son ancienne majorité. En prime un message subliminal, pour si possible, par un coup de pouce, étouffer rapidement les casseroles et les ardoises. En contre partie, il laissera son ancien bras droit de Villepin se faire massacrer par la droite carnassière…

Le coût de la présidence française à la tête de l’Europe a provoqué des remous. Elle a explosé les records. Je ne vais pas revenir sur la somme rondelette de l’ensemble. Mais je ne peux pas m’empêcher de vous faire parvenir la note coquette de la douche royale. Notre petit PDR a une haute estime de sa toilette personnelle. Il a fait installer pour je ne sais plus quel rassemblement européen, une douche à près de 250 000 euros… Le petit PDR aurait-il des bourrelets si honteux et si disgracieux que la crasse s’y entasserait avec un malin plaisir et nécessiterait un lavage or et argent ? Les photos retouchées des magazines français exposant la silhouette musclée de notre potentat sont si modifiées ? ! Cette douche ruineuse avait-elle des jets dédiés à masser notre illustre ? Avait-elle un réhausseur intégré ? Proposait-elle du petit DOP au lait de femelle crocodile ? Présentait-elle une double place, afin que notre dispendieux chef puisse chantonner la Marseillaise avec le contrôleur d’identité Besson en une chorale toute nationaliste ? Cette douche devait-elle faire passer l’addition quelque peu salée des 5000 euros de repas par tête ?

Karachi ? La vérité se situe dans les archives classées secret défense. Les terroristes islamistes ne seraient plus les coupables désignés d’office. Il s’agirait d’une sombre et dégueulasse affaire de commission, pour ne pas dire corruption, entre l’Etat français marchand d’armes talentueux et les hauts dignitaires militaires du Pakistan, qui faute d’argent n’ont pu se payer 15 jours aux Antilles… Vu les soupçons qui se portent sur le financement de la campagne présidentielle de Balladur via ces fameuses commissions, dont le porte parole n’était autre que Brutus Sarkozy, on va faire confiance à notre état major pour asphyxier le plus longtemps possible les révélations qui pourraient en découler… En attendant, les familles sont dans le doute et la colère. Et pendant ce temps là, notre petit PDR continue de fredonner au garde à vous, notre hymne national sous l’eau ruisselante de sa toilette quatre étoiles…

La centrale de Flamanville, verrue sur les falaises de la Hague, fait encore parler d’elle et la construction en son enceinte du nouveau réacteur EPR. En effet, les rapports européens et français se succèdent et se ressemblent. Ils mettent en doute la sureté de ce nouveau beau projet estampillé EDF au slogan niais de « changer l’énergie ensemble ». Apparemment EDF serait un peu seul à vouloir changer et contre l’avis de tous… Ce qui est drôle, inquiétant, amer, c’est d’avoir commencé à construire un réacteur avant même d’en déterminer les éventuels dangers… et les alertes sont issues d’instances loin d’être réputées pour être des écologistes révolutionnaires ou des opposants farouches à la gloire de l’atome…

Cette semaine fut encore riche en bonne nouvelles, alors comme dirait le philosophe Didier Super « vaut mieux en rire que de s’en foutre »…

jeudi 29 octobre 2009

Besson ça rime avec quoi déjà...

Dernièrement, le prince Jean a monopolisé par son incandescente provocation les tribunes. Mais un personnage a pris le relais dans un joyeux élan. Il prend et occupe outrageusement le devant de la scène. Il s’expose dans les médias avec le sourire cynique de l’entourloupe toujours réussie. Il se gausse d’être le plus beau traitre de ce début de siècle. Il s’applique avec un malin plaisir. Il hausse le menton de cette fierté perverse du coup de couteau dans le dos. Fort de cette exposition médiatique, il n’hésite plus à déblatérer avec une assurance assassine les plus belles infamies. Il a donc sans sourciller déclaré sans honte que la guerre n’était pas un motif d’asile politique en France.

Plus c’est gros plus ça passe. Il faut tailler dans le vif, les échéances électorales pointent leur nez. Les messages doivent être clairs, limpides.

Les régionales arrivent à grands pas, l’UMP doit draguer et courtiser les voix nauséabondes du Front National et sa blonde camionneuse.

Eric Besson devient le premier promoteur du tourisme de guerre. Finis les safaris dans les paysages du Kenya.

C’est dépassé.

Ringard.

Aux oubliettes.

Eric Besson veut de l’émotion, de la survie, de la sueur, de la peur, du véritable suspens pas comme dans le Koh-Lanta de la grande nouille de Denis Brogniart. Le judas prophétique Eric Besson renvoie les afghans dans leur contrée. Après leur « confortable » voyage avec plateau repas, les afghans sont coincés entre les forces internationales et les Talibans, acculés entre les mitrailleuses des uns et les attentats des autres, écrasés entre la démocratie à tronche de flingue et la barbe maculée de sang des illuminés religieux. Ça a quand même plus de gueule qu’une dizaine de ploucs occidentaux échoués sur une plage à bouffer des gros vers !

Interdiction de chialer sur les malheureux largués dans ce bordel sordide, dans ce cocktail glauque au faciès de mort, l’Afghanistan ne vaut des pleurs que lorsque nos troupes reviennent les pieds devant avec la légion d’honneur…

Eric Besson est fier. Il est invité partout, il se congratule, il se félicité, il s’aime… il est inspiré. Il nous le prouve, le vent en poupe. L’identité nationale s’est mise à gratter le félon.

Alors le renégat Besson lance un grand débat sur l’identité nationale. Un des projets consiste à apprendre et faire chanter la Marseillaise, « notre hymne main sur le cœur », aux enfants de notre « mère patrie ». Fini le catéchisme cul bénit, vive les chorales enfantines à la gloire de notre drapeau, devenu l’emblème de la compagnie charter d’Eric Besson, commandant de bord de la Beauf nation.

L’identité nationale revue et corrigée par un perfide se veut et doit redevenir le chantre et le modèle de nos générations futures. Voici le postulat vers le retour au bonheur de la nation déséquilibrée par « le sang impur » censé abreuver nos sillons ! Besson se veut le chef de file d’un débat autour des valeurs de l’identité française. Enième provocation, énième majeur dressé vers nos âmes abîmées par cet énergumène dont les agissements lui interdisent la moindre leçon de morale, énième main tendue vers les votes au regard borgne.

Par cette idée « lumineuse », par son talent tortueux, par son abnégation hideuse, par sa politique de l’adultère, par son parjure inné, le ministre de l’immigration et du faciès réglementaire est désigné comme favori à la course pour le poste de Premier Ministre ou en tout cas il peut s’enorgueillir d’être le premier de la classe auprès de son maitre… Ce qui en dit long sur les critères de sélection et les références de notre petit PDR. Après les tentatives grossières et infructueuses pour son fils naturellement obscène, notre PDR arrivera peut-être à mettre sur un piédestal son fils adoptif mais pas moins puissant répulsif.

En tout cas notre chant révolutionnaire ne soigne pas la grippe A.

Quand on observe les joyeuses destinées et les résultats de notre cantique patriotique aux mains et cordes vocales des supporters du PSG et de l’OM, on peut s’étouffer de frayeur… Quand on a vu éructer les analphabètes des deux camps se balancer et s’approprier ce joyeux chant, les yeux exorbités de haine, on peut se questionner sur la nécessité de l’enfoncer dans le crâne de nos bambins déjà allègrement pollués.

La grippe du cochon n’a jamais aussi bien porté son nom.

Les porcs avaient revêtu leurs joggings, leurs écharpes et leurs bannières.

Les images de guerre civile en plein centre de Marseille, pour prétexte l’annulation du match de foot OM-PSG, ont pour origine ces rivalités de clocher, ces antagonismes infects, ces identités poussées à leur paroxysme, ces puretés décrétées valeurs communes aux tribus... Cette référence standardisée, ces clans encouragés par une reconnaissance chantée, symbolisée, clamée par des idéaux réduits à des superlatifs identitaires, chers à Eric Besson, aboutissent à ces affrontements entre « supporters », dont la pauvre existence se résume dans ces luttes néanderthaliennes. L’identitaire au sens « Bessonien » du terme, mêlé ou non au virus H1N1, vire et tend vers la très contagieuse connerie de masse, vers la grosse connerie crasse, celle qui nous démange, nous désespère, nous plonge dans la mélasse épaisse de ces batailles de villages recroquevillés derrière leurs tas de fumiers.

Louis Pasteur disait « la science n’a pas de patrie ». L’insanité a elle le visage tuméfié de la roublardise d’un homme, dont la République n’est que l’excuse d’une ambition démesurée, empruntant les chemins débarrassés de tout humanisme. La trajectoire la plus « droite » est la plus courte. Surtout à bout de bras (droit)…