Les jours se suivent et se ressemblent agrémenté ici et là, par les caprices et conséquences de la crise financière devenue crise économique galopante. Sarkozy a tenté de nous faire croire qu’il avait sauvé le monde au sommet du G20, qui sans son courage politique n’aurait été qu’un sympathique diner dansant pour chefs d’Etat en goguette.
En attendant, le fric par milliards circule et se marre vers les nantis coupables et complices de la déconfiture mondiale. Enfin déconfiture mondiale… pas pour tout le monde, les victimes sont malheureusement les mêmes, elles ont des gueules abîmées, la tête des mauvais jours, elles tirent franchement la langue. Ceux qui sont tout en bas, ont des gueules abîmées par les mirages à crédit, chantés sous leurs grands yeux pétillants de posséder eux aussi. Alors, les ouvriers, les classes moyennes ont, ces derniers temps et de plus en plus, le regard hagard devant leurs chutes, les remboursements et les prélèvements qui se profilent bêtement, automatiquement, et qui s’alignent sur le relevé de compte, ou la case salaire ne suffit plus à assurer le quotidien. Cette masse silencieuse pour l’instant…
En attendant, nos gouvernants convertis au dieu argent, nous font des blagues, ou plus exactement nous gratifient de provocations crasses. Elles baissent encore le fameux taux de rémunération des livrets d’épargne populaire. Il est passé à 1.75%... Nos glorieux élus votent, décident d’un côté la subvention mirifique des pauvres établissements bancaires, qui se sont brûlés les ailes, dans leurs jeux de hasard… et de l’autre ils réduisent le sacro saint livret A à peau de chagrin. Au passage faudra qu’on m’explique comment et pourquoi jouit d’autant de prestige, quasiment au niveau du mythe, ce foutu compte épargne ? Bref … certaines choses demeurent et profitent de l’apathie populaire, ravagée par l’innocence d’y croire…
Au registre, on se fout de votre tronche avec un tendre et malin plaisir, les médias ont annoncé que les emballages de la plupart des produits de consommation courante, vont tous diminuer de quantité. Pourquoi ? Le mystère reste entier. Passons. Mais que dans le même temps, pour une quantité moindre, les prix des produits concernés ne connaitront pas de baisse… Et on nous annonce ça avec le sourire, lors de la grande cérémonie journalistique du 20H. Cette nouvelle donne est passée encore sans vaseline, les proctologues-sociologues ont des questions à se poser sur l’inertie inquiétante et constante, de cette masse laborieuse, enfilée dans tous les sens. Cette annonce n’a pas fait sourciller grand monde…
Une joyeuse nouvelle dans cette crise croissante dans l’ignominie, la perversité et le sadisme, Jordy, le sale môme qui nous a déblatéré dans les esgourdes, tenu en laisse par ses parents caissiers, a gagné son procès contre la maison de disque BMG. Cette dernière fut la complice dans la manipulation mercantile du gamin-produit Jordy. La nourrice BMG doit lui verser une partie des revenus faramineux, qu’elle a gagnée sur les paroles bavées par la jadis marionnette enfantine. Le pactole : 800 000 euros et des brouettes. C’est une somme énorme certes, mais c’est une juste récompense à un long préjudice. Pas le préjudice financier, même si son cher papa a détourné les bénéfices de la berceuse disco, de sa progéniture qui sortait à peine de ses Pampers pleines… Non, le préjudice moral, avec un grand M ! Oui ! Parce que vous imaginez les années collèges et lycées de Jordy ? En plus des boutons d’acné, de la voix qui mue, le laid duvet de moustache, les modes improbables, les équations à deux inconnues, l’appareil dentaire, et j’en passe, et bien le cher Jordy a mangé toute son adolescence les moqueries, les railleries de ses camarades sous forme de rappels discographiques… combien de fois ses collègues adolescents ont dû lui chanter, lui brailler son refrain comme des ânes…
Profite mon gars ! Mais place pas ta récompense ou une partie, sur un compte d’épargne populaire, ça rapporte que dalle …

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