jeudi 23 avril 2009

Je m'excuse...


Un concours d’excuses est lancé.

Par qui ?

Par une ex-candidate aux élections présidentielles en manque de présence médiatique, et qui a du mal à reconnaître et à vivre ses défaites consécutives.
Certes, elle a fait un score honorable à la compétition électorale suprême, mais elle a bien perdu et qui plus est, par un écart qui ne pouvait souffrir d’aucune contestation. Ensuite, elle s’est essayée au suffrage de son parti pour en prendre la tête, laissée vacante par son ex compagnon, qui en avait ras la touffe de cheveux. Elle s’est vautrée. Ramassée face à une revenante, qui parait-il, aurait bénéficié du succès de « Bienvenue chez les Ch’tis »… Bref, une défaite de plus pour son ego, qui n’a rien à envier, à celui de notre petit PDR surexcité. A voir ses gesticulations, l’orgueil n’est ni de gauche, ni de droite, il est juste con et borné.

Pour occuper le terrain médiatique et se consoler, elle a trouvé une idée formidable, elle s’excuse à tour de bras « au nom de la France », (rien que ça !), des conneries, des discours, des actes de notre petit PDR et sa grande gouaille… A ce rythme, elle va être occupée pendant plusieurs dizaines d’années… En temps de crise, ce qui est courageux, la Ségo, nommons la ainsi, a monté sa petite entreprise d’excuses internationales, nationales, locales… Fallait y penser.

J’espère qu’elle s’est excusée auprès de deux de ses anciens collaborateurs, licenciés par elle, et pour lesquels elle fut condamnée pour une mise à la porte abusive. J’espère aussi que la reine Ségo va s’excuser platement pour la fadeur de ses théories politiques, sa voix coincée, de son vide idéologique, de ses postures et références de Madone emplie de bonne conscience chrétienne…


La séquestration des patrons par les salariés virés à coups de pompe dans le cul, devient monnaie courante. Face à ces actes, les avis divergent. Effectivement la liberté de mouvement des individus est ici bafouée, cette violence est condamnable. La violence physique est évidemment plus facile à vociférer, à dénoncer. Par contre, la violence d’un licenciement et son lot de conséquences incalculables, innommables, impalpables est certainement moins visible. Alors les caméras avides du symbole, du message à raccourci, ont tendance ces derniers temps à cibler, à serrer en gros plan, les cernes du patron cadenassé par ses magouilles. Les salariés désespérés, puisqu’il faut l’être pour croire que la technique du cloisonnement forcé peut fonctionner, ne retiennent en réalité personne. Ils s’accrochent plutôt à leurs crédits en cours, à leurs rêves éveillés de vivre « normalement », à leurs caddies des allées bondées des supermarchés, à leur dignité… Ils ont la mine des mauvais jours, la colère monte, l’incompréhension, le sentiment d’injustice les plongent et les font toucher à des solutions plus radicales. Si la violence dont on nous rabâche les oreilles venait réellement à éclater, si elle nous montrait son vrai visage, les images ne se borneraient pas à un patron voyou enfermé dans un bureau, dont la sortie serait quelque peu vilipendée… Mais les journaux télévisés, les photos de presse devraient s’armer d’un logo interdit aux mineurs, âmes sensibles s’abstenir…

Continental, Caterpillar, deux entreprises aux entités bien différentes, commencent à laisser deviner une voie moins pacifique. Une sous préfecture en a fait les frais… D’ailleurs, n’est ce pas là un formidable et inquiétant message que ce saccage ? Les pouvoirs publics, les pouvoirs politiques par cette destruction démontrent leurs incapacités, leurs pertes de légitimité auprès d’une masse silencieuse qui fera bientôt un bruit incontrôlable si nos chers responsables ne relèvent pas leurs têtes d'autruches. Il sera alors temps, que notre petit PDR, Ségo, et les autres, les courtisans, les cumulards, les élus de tous bords, les professionnels du mandat, de s’excuser, de nous faire des courbettes, de nous demander un réel pardon, d’avoir laissé courir et d’être les principaux responsables de la multiplication des spectacles des Restos du Cœur. Des files d’attentes proportionnelles aux groupes de personnes, passés sous la ligne froide et statistique du seuil de pauvreté, se multiplient. Et pour s’en sortir, on nous invite et on nous force à écouter et acheter Fiori et la dégénérescence de la variété lourdingue. D’ailleurs, on peut se demander si cette flopée de braillards n’est pas étudiée pour nous couper l’appétit… ce qui l’un dans l’autre arrange les choses…

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