mardi 20 avril 2010

Billet de "rumeurs"...


La rumeur voudrait que le couple présidentiel ne soit qu’un alibi à un échangisme forcené… Quelle terrible histoire ! Une histoire de cul devient une affaire d’Etat ! Décidemment le quinquennat de notre petit PDR n’est que le synonyme de la désacralisation de la fonction suprême… Voilà au moins un point sur lequel il aura réussi. Les manœuvres politiques vont bientôt se résumer en des scènes de jalousie et des ouï-dire de boites à partouze où le GIGN sera envoyé pour récupérer un caleçon accusateur ou un préservatif usagé de semences de notables. La luxure trônera au sommet des programmes politiques. Bientôt les QG de campagne seront des maisons closes et Paris Match titrera « Sarkozy et son harem en tête devant DSK et ses conquêtes »… Ces histoires d’érections en motivent d’autres : ce n’est pas avec ces coucheries que l’abstention aux élections va dégonfler... Notre petit PDR a mis les racontars et ses soucis personnels sur le dos de la pauvre Rachida Dati. Encore un dommage collatéral de ce nauséabond débat sur l’identité national du félon Besson, c’est encore l’immigré qu’on dénonce du doigt et qu’on dévisage… Ah ce cher Besson qui a joué les pleureuses quand Guillon lui a concocté sa chronique… Ce même ministre crie à la méchanceté, à la critique déplacée, à l’acharnement, à l’irrespect, lui, ce bon Eric, celui qui renvoie un coup de pied au cul les sans papiers dans des pays en guerre, lui qui dresse des doigts d’honneur aux caméras, lui dont le corps est secoué de spasmes proche de la jouissance yeux au ciel au doux mot « trahison », lui qui a inventé le délit de solidarité, lui démolisseur à Calais pour les électeurs du Front National, lui le sauveur du clan le Pen et ses pensées négationnistes… La provocation où est-elle déjà ? Chez un humoriste dont le temps de parole avoisine les cinq minutes ou du côté d’un ministère dont le titre n’est qu’un amalgame dégueulasse, guidé de main de maître par un opportuniste dégoulinant de bassesse ? Besson n’est que le portefeuille ministériel, véritable trésor, implacable tribune pour le borgne et sa fille catcheuse, ne lui en déplaise…

La rumeur enfle, un seul cratère bloquerait le ballet aérien d’une partie du globe… Un nuage venu d’Islande, échappé d’une éruption volcanique, squatte les cieux européens et empêche les gros n’avions de faire leurs lignes de fumée au dessus de nos têtes… La masse médiatique a foncé dans le tas, comme à son habitude, avec grosses louches et messages grandiloquents de connerie. L’occident a toujours eu cette sale habitude de s’admirer le nombril… et de croire en son monde merveilleux. O grand malheur ! Le volcan est un gros méchant qui crache de la vilaine fumée ! Les premières victimes ? Non ce n’est pas vrai ? ! Pas eux ? ! Si ? ! ... Les touristes ! Les vacanciers en guinguette ! Les pauvres, eux et leurs appareils photos derniers modèles coincés au bord de la piscine… Le monde s’arrête de tourner, les allemands en short, les français à casquette, les anglais en bermuda et consorts ne peuvent plus rentrer dans leurs pays ? Ils sont obligés de rester dans ces contrées lointaines peuplées de sauvages ? Ils vont peut-être louper la finale de Koh Lanta ? ! Attention, le drame arrive, un drame en un seul mot, ils vont devoir, horreur parmi les horreurs de ce cloaque sans pitié : ATTENDRE.

Ça y est le terme est lâché, l’opprobre s’abat sur notre civilisation… Musique aux morts… Drapeaux en berne… Notre monde est si con, est devenu si con, que même un événement naturel devient motif à toutes les lamentations. Et de surcroît se mue en un empêcheur de produire en rond, de s’en mettre plein les fouilles, encore un peu plus, notre existence chiale, menée par cette quête éperdue de la croissance économique, proxénète de notre espèce perdue sur son radeau bleu… Notre fonctionnement robotique et forcené est si bien enclenché que les journaux brandissent la honte ultime : « Des millions de voyageurs obligés de « prolonger » leurs vacances »… Une annonce comme un scandale, les millions de sous-alimentés peuvent crever, les SDF cuire sous le soleil radieux du printemps, les queues des restos du cœur patienter dans leurs godasses, les licenciés par wagons fermer leurs gueules, l’homme qui gagne est en souffrance… L’inquiétude se porte à vous véritables malheureux, à vous les condoléances, à vous, tourisme, tours opérateurs, compagnies aériennes, complexes hôteliers, vous, tous liés par les mêmes angoisses ravageuses : le chiffre d’affaire en berne et l’action à la baisse. A vous, nos pensées émues et tristes...

Pendant ce temps là, le brouillard islandais couvre les dérives pédophiles des hommes catholiques en robe, les affaires se tassent. De plus, le pape s’excuse à tour de bras, il fait un prix d’ensemble : les dégueulasses tonsurés sur enfant de cœur, les enfants de cœur sous dégueulasses tonsurés, Dieu est amour merde ! La rumeur affirme que c’est le PDG du Vatican lui-même qui passe la pommade, tout le monde est rassuré…

Un célèbre adage dit « il n’y pas de fumée sans feu », mais la suite est souvent omise, «Qui tient l’allumette ? »

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