
Cette année 2010 allait être différente. C’était certain ! Les verres de champagne résonnaient en un léger son cristallin ! Les sourires explosaient ! Les espoirs naissaient ! Les motivations novices nous parcouraient ! Un nouvel élan nous empoignait ! Des considérations inédites voyaient le jour ! Des résolutions originales pleuvaient ! Feux d’artifices dans la nuit étoilée ! Cris de joies ! Le monde allait voir à quel point il prendrait un autre virage ! Tous sur la ligne de départ ! 1,2, 3, partez ! ! !
Mercredi 13 janvier...
La jungle de Calais (prononcez la « jeune gueule » de Calais pour être dans le coup) revient sur le devant de la scène. Comme prévu... Comme prévu, au moment même du démantèlement « médiatique » des bidonvilles de réfugiés pour faire plaisir aux électeurs en manque de Le Pen, les immigrants ont patienté le départ des caméras, sont revenus et ont réinstallé des camps de fortune en attendant un hypothétique départ pour l’Angleterre.
Bien entendu Besson le félon réaffirme avec aplomb que « le problème est résolu ».
En effet, la jungle de Calais n’existe plus, c’est une certitude, les bulldozers et les compagnies de CRS ont bien fait le boulot. Mais voilà, comme pronostiqué, ça n’a fait que déplacer le problème. Les demandeurs d’asile ou juste en quête d’une existence meilleure se sont simplement installés plus loin. Ils préfèrent faire les nomades et éviter de se retrouver coincés entre les bombes et les menaces des cowboys coalisés et les religieux fanatiques. Les exilés ont tout simplement « décalé » leurs baraques de misères et leurs espoirs. Besson nie l’importance de ces favelas ch'tis et le désarroi grandissant des associations soucieuses de nourrir et soigner les clandestins.
Dans une interview, il vitupère les organisations d’aides en les accusant d’avoir caricaturé son action de déblayage en septembre 2009.
Il est vexé le garnement, il n’aime pas la critique l’humaniste de l’immigration.
Alors il se moque, il se fout clairement de leurs déboires et leurs découragements face à une situation alarmante. Il évoque sans honte les « 150 lits pour les mineurs et 200 lits pour les adultes » mis à disposition par ses services pour les personnes évacuées par son opération de communication.
Mais le maître d’hôtel a de sérieuses lacunes en maths. Il les collectionne décidément : traitre, tête à claques, mauvais en calculs… Puisque dans le même entretien, deux paragraphes plus haut, il évoque la défunte « jeune gueule » comme « un campement insalubre où se sont entassés jusqu’à 1500 clandestins… » Euh… Attends… 1500 personnes dans 350 lits, ça fait combien par matelas ? Pour se la raconter et philosopher aux extrémités de l’identité nationale, il est là le félon, mais pour ce qui est de calculer les moyens hôteliers que doit mettre à disposition son ministère de la honte, il n’y a plus grand monde…
C'était une "nouvelle" année sous le ciel de pluies acides de Besson...
En 2010, la guerre ça tue encore. Les politiques prennent leurs tristes têtes de généraux de la Première Guerre Mondiale de retour des tranchées et sortent leurs médailles grigris qu’ils distribuent à titre posthume.
Généreuse attention...
La nouvelle année s’annonce impropre à un quelconque changement. Des militaires français ont été de nouveaux touchés par les barbus déjantés des montagnes afghanes. Les familles vont peut-être de nouveau décider de porter plainte contre l’armée pour mise en danger des troupes. (Quel juge osera une jurisprudence contre les ordres militaires ?…)
Elles auraient mieux fait de coller aux tribunaux leurs enfants voulant s’engager ou mettre l’armée devant la justice pour racolage abject à la sortie des écoles, sur les places des villes, dans les salons d’orientation, dans de jolies publicités customisées jeux vidéos avec dégaines de supers-héros, véritable campagne de promotion pour la mort décorée, entre les réclames pour une assurance et la Playstation.
C’était une "nouvelle année" sous le ciel des bérets au garde à vous.
En 2010, France Telecom n’est toujours pas encline au vert de l’espoir, mais s’abonne toujours au noir suicide. Les oranges continuent d’être gentiment et correctement pressées. Un salarié vient de célébrer les prochains 365 jours en mettant fin au siens.
Les chefs tatillons ont encore des postes clés et ce malgré les mesures décidées par les plus hautes instances. Ils ont eu une pause forcée par l’hécatombe trop voyante. Mais ils sont repartis de plus belle. La trêve des confiseurs a été prolifique et généreuse ! Aux pieds de leurs sapins de belles panoplies de techniques de harcèlement ! Ils ont sauté de bonheur devant l’horreur promise, les restructurations et les obligations de résultats inatteignables leurs souhaitaient les meilleurs vœux. L’euphorie les gagnait. Ils ont même fait des paris.
C’était une "nouvelle" année sous le ciel encombré des poteaux-potences téléphoniques.
En 2010, les abrutis gavés au carburant Total et au désir de faire vroum-vroum chez les pauvres ont encore à disposition leur jouet favori : le Paris Dakar. Mis un coup de pied au cul hors d’Afrique qui ne supportait plus l’arrogance de leurs marques de pneus sur la tronche de ses enfants sous alimentés, les gros dégueulasses ont donc décidé d’aller faire leur course de beaufs sur les pistes sud américaines.
Ils nomment encore leur rallye de demeurés le Paris-Dakar...
Eclater les mioches africains ça ils savent faire mais la géographie ça devient plus délicat. Et puis c’est un moyen mémo technique pour la plupart de ces cons conquérants pour se rappeler de leur loisir débile. Il parait même que certains croient toujours concourir sur le continent africain. Les gentils organisateurs les occupent comme ils peuvent dans l’avion en leur racontant des histoires terrifiantes de cannibales avec des os dans le nez...
C’était une "nouvelle année" sous le ciel pollué des hommes de Cro-Magnon à volant.
2010 aurait été une "nouvelle" année si on avait envoyé nos troupes armées arrêter le Paris Dakar et filer les bagnoles aux réfugiés de Calais qui au passage auraient écrasé les pompes de Besson et des tyrans de France Telecom avant de s’embarquer pour le pays de Shakespeare.
Mercredi 13 janvier...
La jungle de Calais (prononcez la « jeune gueule » de Calais pour être dans le coup) revient sur le devant de la scène. Comme prévu... Comme prévu, au moment même du démantèlement « médiatique » des bidonvilles de réfugiés pour faire plaisir aux électeurs en manque de Le Pen, les immigrants ont patienté le départ des caméras, sont revenus et ont réinstallé des camps de fortune en attendant un hypothétique départ pour l’Angleterre.
Bien entendu Besson le félon réaffirme avec aplomb que « le problème est résolu ».
En effet, la jungle de Calais n’existe plus, c’est une certitude, les bulldozers et les compagnies de CRS ont bien fait le boulot. Mais voilà, comme pronostiqué, ça n’a fait que déplacer le problème. Les demandeurs d’asile ou juste en quête d’une existence meilleure se sont simplement installés plus loin. Ils préfèrent faire les nomades et éviter de se retrouver coincés entre les bombes et les menaces des cowboys coalisés et les religieux fanatiques. Les exilés ont tout simplement « décalé » leurs baraques de misères et leurs espoirs. Besson nie l’importance de ces favelas ch'tis et le désarroi grandissant des associations soucieuses de nourrir et soigner les clandestins.
Dans une interview, il vitupère les organisations d’aides en les accusant d’avoir caricaturé son action de déblayage en septembre 2009.
Il est vexé le garnement, il n’aime pas la critique l’humaniste de l’immigration.
Alors il se moque, il se fout clairement de leurs déboires et leurs découragements face à une situation alarmante. Il évoque sans honte les « 150 lits pour les mineurs et 200 lits pour les adultes » mis à disposition par ses services pour les personnes évacuées par son opération de communication.
Mais le maître d’hôtel a de sérieuses lacunes en maths. Il les collectionne décidément : traitre, tête à claques, mauvais en calculs… Puisque dans le même entretien, deux paragraphes plus haut, il évoque la défunte « jeune gueule » comme « un campement insalubre où se sont entassés jusqu’à 1500 clandestins… » Euh… Attends… 1500 personnes dans 350 lits, ça fait combien par matelas ? Pour se la raconter et philosopher aux extrémités de l’identité nationale, il est là le félon, mais pour ce qui est de calculer les moyens hôteliers que doit mettre à disposition son ministère de la honte, il n’y a plus grand monde…
C'était une "nouvelle" année sous le ciel de pluies acides de Besson...
En 2010, la guerre ça tue encore. Les politiques prennent leurs tristes têtes de généraux de la Première Guerre Mondiale de retour des tranchées et sortent leurs médailles grigris qu’ils distribuent à titre posthume.
Généreuse attention...
La nouvelle année s’annonce impropre à un quelconque changement. Des militaires français ont été de nouveaux touchés par les barbus déjantés des montagnes afghanes. Les familles vont peut-être de nouveau décider de porter plainte contre l’armée pour mise en danger des troupes. (Quel juge osera une jurisprudence contre les ordres militaires ?…)
Elles auraient mieux fait de coller aux tribunaux leurs enfants voulant s’engager ou mettre l’armée devant la justice pour racolage abject à la sortie des écoles, sur les places des villes, dans les salons d’orientation, dans de jolies publicités customisées jeux vidéos avec dégaines de supers-héros, véritable campagne de promotion pour la mort décorée, entre les réclames pour une assurance et la Playstation.
C’était une "nouvelle année" sous le ciel des bérets au garde à vous.
En 2010, France Telecom n’est toujours pas encline au vert de l’espoir, mais s’abonne toujours au noir suicide. Les oranges continuent d’être gentiment et correctement pressées. Un salarié vient de célébrer les prochains 365 jours en mettant fin au siens.
Les chefs tatillons ont encore des postes clés et ce malgré les mesures décidées par les plus hautes instances. Ils ont eu une pause forcée par l’hécatombe trop voyante. Mais ils sont repartis de plus belle. La trêve des confiseurs a été prolifique et généreuse ! Aux pieds de leurs sapins de belles panoplies de techniques de harcèlement ! Ils ont sauté de bonheur devant l’horreur promise, les restructurations et les obligations de résultats inatteignables leurs souhaitaient les meilleurs vœux. L’euphorie les gagnait. Ils ont même fait des paris.
C’était une "nouvelle" année sous le ciel encombré des poteaux-potences téléphoniques.
En 2010, les abrutis gavés au carburant Total et au désir de faire vroum-vroum chez les pauvres ont encore à disposition leur jouet favori : le Paris Dakar. Mis un coup de pied au cul hors d’Afrique qui ne supportait plus l’arrogance de leurs marques de pneus sur la tronche de ses enfants sous alimentés, les gros dégueulasses ont donc décidé d’aller faire leur course de beaufs sur les pistes sud américaines.
Ils nomment encore leur rallye de demeurés le Paris-Dakar...
Eclater les mioches africains ça ils savent faire mais la géographie ça devient plus délicat. Et puis c’est un moyen mémo technique pour la plupart de ces cons conquérants pour se rappeler de leur loisir débile. Il parait même que certains croient toujours concourir sur le continent africain. Les gentils organisateurs les occupent comme ils peuvent dans l’avion en leur racontant des histoires terrifiantes de cannibales avec des os dans le nez...
C’était une "nouvelle année" sous le ciel pollué des hommes de Cro-Magnon à volant.
2010 aurait été une "nouvelle" année si on avait envoyé nos troupes armées arrêter le Paris Dakar et filer les bagnoles aux réfugiés de Calais qui au passage auraient écrasé les pompes de Besson et des tyrans de France Telecom avant de s’embarquer pour le pays de Shakespeare.

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