
Notre espace temps est de plus en plus occupé par des balises de plus en plus grossières. Des balises qui en plus d’être peu discrètes se parent d’emballages laids, prioritairement et quasi exclusivement « commerciaux ». Notre pauvre humanité ne se reconnait qu’en des actes poussés, guidés, enfoncés, bourrés, rabâchés jusqu’à l’overdose, jusqu’à l’indigestion la plus coriace. Les autorités sanitaires nous avertissent du développement de la gastroentérite mais cette diarrhée saisonnière n’est que billevesée face à la campagne obscène en faveur de la fête des amoureux et sa longue litanie estampillée et proclamée romantique par les proxénètes du sentiment.
Tous les ans, il est difficile d’échapper à la cuvée guimauve, dont la promotion nous ramène au niveau préhistorique.
Quelle joie de constater les rabais sur les étalages de dessous braillés « sexy » par les supermarchés, culottes en dentelles, strings à ficelle extra fine, bas rouges dignes des débuts de mois sur Canal +, le tout coincé entre les DVD de Navarro et les tranches de rôti de porc… Attention ne vous m’éprenez pas ! Il ne s’agit pas de dénigrer le mauvais goût adapté aux moins fortunés d’entre nous, non pas du tout ! Il n’est pas moins « classe » de s’encanailler à pénétrer dans un magasin spécialisé dans la lingerie pour s’exciter le caleçon Dim… Peu importe la déclaration de revenus ! La vulgarité est au bout ! Que Bobonne soit sanctifiée d’un ensemble aguicheur dissimulé sous les pots de yaourts du caddie ou commémorée par des guenilles « couches toi là » enveloppées par les soins d’un vendeur certifié, la St Valentin n’en demeure pas moins un appel des plus primaires.
L’homme y est placé comme détenteur du compte bancaire et devant le mouvement sans faille, entretenu par les petits malins qui savent que ça marche, le mâle doit ravir et contenter d’une offrande sa femme redevenue femelle. Un cadeau qui lui ouvrira des secrets d’intimité, puisque la femme décrétée vénale par les margoulins calculateurs, succombera au sacrifice et pour finir cette cérémonie ancestrale, elle s’unira à lui, en un râle alimenté par la dernière cafetière SENSEO empaquetée sous la rose et les portes jarretelles…
A peine sortis des festivités pour la naissance prétendue d’un prétentieux prophète amateur de vinasse et de boulangerie, à peine extirpé du rouleau compresseur des soldes à gogo pour gogos, on nous plonge la face dans la tringle générale du 14 février… La St Valentin nous empêche de penser c’est un de ses premiers rôles, sa principale fonction. Elle n’est qu’une étape vers la démission. Dès novembre, les appels à la générosité, pourtant fantastique mensonge, de Noël nous inondent, , ensuite la corde tire jusqu’au Jour de l’An et ses feux d’artifices et ses cuites anesthésiantes… Pour persévérer, avant que tout le monde ne s’aperçoive des fortunes inconsidérées englouties dans ces réjouissances robotisées, les soldes arrivent au grand galop pour éviter de se lamenter devant notre chéquier débile. Et en bout de course des ristournes sensationnelles, arrivent avec son lot barbare de produits dérivés et de menus surtaxés de connerie, nos danses de la séduction encadrées et rythmées par les devantures surchargées des boutiquiers Sex Shop.
Notre existence est jalonnée de ces bringues chroniques, planifiées, agencées. Nos envies, nos tendresses, nos attirances n’ont pas échappé à la règle. La St Valentin est devenue la fête des fleuristes et le premier VRP des restaurants et leurs formules en forme de cœur. Les salles des restos de viandes saignantes se transforment en secte, avec ces couples par poignées, leurs sourires forcés jetés à table par les réclames putassières, obnubilés par le souci de faire comme tout le monde et éviter les railleries.
Et oui, les derniers résistants à cette singerie à code carte bleue sont montrés du doigt, honte à eux, ces goujats et insulte suprême criée par la bonne conscience : ces radins ! Si tu refuses de dépenser ton fric dans le filet garni de la mélasse mercantile du cul, haro sur toi, mécréant !
Tous les ans, il est difficile d’échapper à la cuvée guimauve, dont la promotion nous ramène au niveau préhistorique.
Quelle joie de constater les rabais sur les étalages de dessous braillés « sexy » par les supermarchés, culottes en dentelles, strings à ficelle extra fine, bas rouges dignes des débuts de mois sur Canal +, le tout coincé entre les DVD de Navarro et les tranches de rôti de porc… Attention ne vous m’éprenez pas ! Il ne s’agit pas de dénigrer le mauvais goût adapté aux moins fortunés d’entre nous, non pas du tout ! Il n’est pas moins « classe » de s’encanailler à pénétrer dans un magasin spécialisé dans la lingerie pour s’exciter le caleçon Dim… Peu importe la déclaration de revenus ! La vulgarité est au bout ! Que Bobonne soit sanctifiée d’un ensemble aguicheur dissimulé sous les pots de yaourts du caddie ou commémorée par des guenilles « couches toi là » enveloppées par les soins d’un vendeur certifié, la St Valentin n’en demeure pas moins un appel des plus primaires.
L’homme y est placé comme détenteur du compte bancaire et devant le mouvement sans faille, entretenu par les petits malins qui savent que ça marche, le mâle doit ravir et contenter d’une offrande sa femme redevenue femelle. Un cadeau qui lui ouvrira des secrets d’intimité, puisque la femme décrétée vénale par les margoulins calculateurs, succombera au sacrifice et pour finir cette cérémonie ancestrale, elle s’unira à lui, en un râle alimenté par la dernière cafetière SENSEO empaquetée sous la rose et les portes jarretelles…
A peine sortis des festivités pour la naissance prétendue d’un prétentieux prophète amateur de vinasse et de boulangerie, à peine extirpé du rouleau compresseur des soldes à gogo pour gogos, on nous plonge la face dans la tringle générale du 14 février… La St Valentin nous empêche de penser c’est un de ses premiers rôles, sa principale fonction. Elle n’est qu’une étape vers la démission. Dès novembre, les appels à la générosité, pourtant fantastique mensonge, de Noël nous inondent, , ensuite la corde tire jusqu’au Jour de l’An et ses feux d’artifices et ses cuites anesthésiantes… Pour persévérer, avant que tout le monde ne s’aperçoive des fortunes inconsidérées englouties dans ces réjouissances robotisées, les soldes arrivent au grand galop pour éviter de se lamenter devant notre chéquier débile. Et en bout de course des ristournes sensationnelles, arrivent avec son lot barbare de produits dérivés et de menus surtaxés de connerie, nos danses de la séduction encadrées et rythmées par les devantures surchargées des boutiquiers Sex Shop.
Notre existence est jalonnée de ces bringues chroniques, planifiées, agencées. Nos envies, nos tendresses, nos attirances n’ont pas échappé à la règle. La St Valentin est devenue la fête des fleuristes et le premier VRP des restaurants et leurs formules en forme de cœur. Les salles des restos de viandes saignantes se transforment en secte, avec ces couples par poignées, leurs sourires forcés jetés à table par les réclames putassières, obnubilés par le souci de faire comme tout le monde et éviter les railleries.
Et oui, les derniers résistants à cette singerie à code carte bleue sont montrés du doigt, honte à eux, ces goujats et insulte suprême criée par la bonne conscience : ces radins ! Si tu refuses de dépenser ton fric dans le filet garni de la mélasse mercantile du cul, haro sur toi, mécréant !

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