mardi 1 septembre 2009

Ouf !


Attention, voici la livraison de la semaine !

Ouf ! J’ai bien failli ne jamais réussir à écrire à temps ce doux billet ! (je publie en général le mercredi)

La faute à qui ? Oui il faut toujours un fautif, une victime, une cible…

Réponse : le rire !

Oui le rire ! Provoqué par une comique qui s’ignore de surcroit !

Rhabillez-vous les Muriel Robin, Florence Foresti, Anne Roumanoff, Arlette Chabot, qui sais-je encore ! Vous n’arrivez pas à sa cheville ! Que dis-je ? ! Vous ne parvenez que péniblement à sa choucroute grise, permanente impeccable de mémère endimanchée ! Vous l’avez deviné, j’évoque par ces quelques mots notre Ministre de l’économie et du flouze, le trublion de la feuille d’impôt, j’ai nommé (c’est bien la première fois que je nomme un ministre… je suis ému), j’ai nommé donc : Christine Lagarde !

Elle vient de nous offrir un extrait de son prochain spectacle, non sans plaisir à voir sa gouaille se promener sur les écrans de la petite lucarne, avec ce petit sourire en coin, la malice aux bouts des commissures... Ravie d’une fumisterie dont elle a le secret !

Explication.

Devant la fuite de nos cerveaux, pardon de nos capitaux, vers les contrées montagneuses de la Suisse et ses secrets bancaires, et les fraudes fiscales en découlant fort logiquement, la Ministre a prévenu ! La liste des 3000 salopards s’adonnant à l’évasion scélérate dans la main ! Elle a averti que l’Etat prendra des sanctions si … attention suspens… si les mêmes 3000 salopards se dénoncent « eux-mêmes », la queue entre les jambes, le chéquier honteux, la carte bancaire en berne, aux services de Bercy ! EUX-MEMES ! Ben voyons…

Un peu comme si pour lutter contre le trafic de drogue, on demandait aux trafiquants de se dénoncer aux douanes… "Bonjour Messieurs, papiers du véhicule..."

Prendre le populo pour un con c’est un métier, il ne faut pas avoir le trac…


Le quotidien reprend ses droits, les vacances sont finies, la ritournelle « les cahiers au feu, la maîtresse au milieu » est rangée au placard des actions saisonnières.

Luc Chatel, le remplaçant de Darcos, a promis de continuer les réformes de son prédécesseur, parti s’amuser au ministère, je cite, « du Travail, des Relations sociales, de la Solidarité, de la Famille et de la Ville ». Rien que ça… Ils auraient pu ajouter et « des Jeux d’échecs, et du panier de la Ménagère », mais ça manquait de place sur le prospectus de présentation...

Donc Luc, oui appelons-le par son petit nom propre, a fait comme tous ces ancêtres à son poste, il a sifflé les caméras, il a mis son plus beau costume « classe sociale moyenne », il a pris sa voiture de fonction (faut pas déconner non plus), et il est allé faire le comptable, comme un bon père de famille, dans les allées « fournitures scolaires » des supermarchés qui veulent que notre bien, pardon notre blé, pour nous annoncer avec un sourire imbécile, que le cartable du bambin coûterait cette année encore moins cher que le cartable du chiard de l’année dernière.

Ouf ! Tout le monde s’est satisfait de la nouvelle, les parents ont respiré un grand coup ! Il n’aurait plus manqué que leur rejeton leur fasse les poches pour s’acheter un agenda.

Petit con !

C’est donc la crise partout, morose, pesante, grise, opaque, mais pas dans le monde merveilleux des rayons estampillés « passe ton bac d’abord on verra après ». La population expire d’un grand soulagement, ses yeux s’adoucissent, esquissent une larme attendrie vers les futurs profs qui, avec leurs beaux discours sur les bienfaits de l’école, leur feront, eux, les poches, mais dans une moindre mesure, grâce au gars frisé et sa bouille des jours heureux du 110 rue de Grenelle : notre bon Luc. (Après cette phrase reprendre sa respiration)

Mais qu’est ce que l’on m’apprend ? ! La visite au supermarché du coin n’était qu’un leurre ? Notre bon Luc se serait fourvoyé en s’entourant de fausses mamans faisant leurs emplettes ? Elles ne seraient que des militantes UMP, déguisées en greluches, travesties en ménagères en quête de colle Uhu ? … Je n’ose y croire, pas Luc, pas lui et son gracieux visage frisoté, frêle caniche au regard si débonnaire… si ? Bon tant pis…

Tout cela n’empêche, que j’attends avec impatience le jour où on demandera au Ministre de la Défense de pratiquer la même cérémonie… et le voir devoir justifier et s’embourber dans les comptes faramineux de son sinistre portefeuille de la guerre en attente.

Le ministre nous expliquera à combien nous revient l’entretien de toutes les machines absurdes dont se garnit le joli parc à tuerie de la France, pays des droits de l’Homme, excusez du peu… à combien s’élève de faire flotter la carcasse dépassée de notre porte avion patriotique jusqu’aux bouts de hélices, le Charles de Gaulle… à combien nous revient l’entretien de toutes ces casernes qui foutent le feu à la garrigue marseillaise…

Bref toutes ces joyeusetés marquées « la guerre sont nos emplois »…

J’imagine notre Michèle Alliot-Marie en treillis, expliquer devant les caméras de télévision, que l’armée pour notre portefeuille et celui de tous les écoliers, collégiens, étudiants, représente une somme astronomique… Juste ce parallèle pour m’interroger sur le besoin constant de l’éducation d’aller se justifier devant le jugement populaire… qui visiblement ne se questionne et ne remet jamais en cause des ministères à l’existence plus que critiquable…


Ouf ! Ils ne se sont pas meuglés dessus ! Ils ont réussi à être dans un même endroit, dans une même salle, assis presque les uns à côté des autres, sans se tirer les cheveux, sans se lancer des objets, sans s’hurler dans les oreilles, sans coups de poignards, sans se tirer la langue par-dessus le pupitre… Non je ne parle pas d’une quelconque prérentrée d’une quelconque classe de maternelle. J’expose l’université d’été du Parti Socialiste à la Rochelle, qui pauvre ville, en plus de se farcir les touristes à bermudas, en quête de souvenirs pour les cousins, doit s’enfiler la grande messe des éléphants roses.

Une pensée compatissante pour cette ville…

Les socialistes ont réussi à se pas se livrer à une bataille de chiffonniers. Les médias, l’opposition ne se sont contentés que d’observer, presque soulagés de ne pas à avoir à commenter une énième caricature de parti. Pas de petites phrases assassines envers les planteurs de roses, même Frédéric Lefebvre est resté dans un étonnant mutisme. Pour dire ! D’ailleurs il y a un bout de temps qu’il n’a pas ouvert son clapet, pour nous gratifier d’une énormité dont il se fait le chantre…

Bref la Rochelle n’a débouché sur rien. Il arrive fréquemment ces dernières années, que les éléphants accouchent d’une souris… et cette bringue de plus n’a rien donné de très excitant, et loin de pouvoir lever les foules ou du moins reconquérir des électeurs au bord de la saturation.


Ouf ! Un homme est heureux.

Stallone.

Oui, le poète.

2BBOB apprend dans une immense émotion, que ce chanceux ménestrel vient de réussir à convaincre les studios hollywoodiens de produire le nouveau volet de Rambo. Il va nous emmener à nouveau, nous humains aux besoins de rêves, il va nous dépayser, nous faire voyager, nous évader, nous emporter dans un monde de lutte, de guerre, de pouvoir, de manipulation, de sueurs, de massacre dans les écoles, de menaces contre les méchants escrocs de l’impôt, de guerre des gangs à la fleur épinée…

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