
Commençons notre revue de presse par une nouvelle inoffensive, ça ne peut pas nous faire de mal en ces temps de sombre crise. Un de mes articles précédents s’était penché, souvenez-vous, sur le lancement du nouveau JT d’M6. Un JT censé refaire le monde du JT, en y incluant un horaire d’avant-garde, 19h45, une présentatrice debout, et attention ! Quelques fois elle poussera l’audace à se fagoter en pantalon ! On est heureux à l’occasion de constater que les années 1960, la libéralisation de la femme et des mœurs ont enfin touché les ondes de la sixième chaîne…
En représailles à ce culot « monstre », le 20h vraiment à 20h de TF1 a inauguré et répondu du tac au tac. Ce fut l’occasion d’un mini buzz ! Le buzz ? Les requins de l’information et du merchandising ont posé Claire Chazal sur son bureau, en posture prétendue sexy, un genou à vue pour émoustiller les téléspectateurs libidineux, du trentenaire puceau au quinquagénaire bedonnant. Elle a joué le jeu, la Clara Claire Chazal Morgane de la grande messe, elle a accepté la nympho de l’info, d’ouvrir la guerre d’Afghanistan et les inondations en Asie, en découvrant son intime déontologie… Demain Pernault en string à quatre pattes dans le studio…
La libido n’est apparemment pas seulement printanière.
Le suicide non plus.
Le Président Directeur Général (quel titre pompeux ! Ils auraient pu rajouter Caporal Chef Commandant…), le PDG donc, de France Telecom a décrété les trop nombreux suicides dans son entreprise, comme « une mode ». Une mode est normalement, intrinsèquement passagère, futile, temporaire, résumons : « saisonnière ».
Malheureusement la détresse se fout du temps qu’il fait dehors, de savoir si les feuilles se dandinent aux bouts des branches ou au pied du tronc, de savoir si le soleil est estival ou hivernal.
Au regard du massacre, on distingue les contours scélérats de la restructuration de l’ex entreprise publique. On imagine la flopée de petits chefs tatillons, voire nazillons, formés à la prime au rendement, pour descendre le moral des troupes et les acculer au grand saut, au geste fatal.
France Telecom licencie, dégraisse de manière « subtile », finie la traditionnelle porte qui claque, place à la corde qui pend.
Les pourris origines de ces drames terribles ne seront pas menacés, encore moins condamnés, ils sont embauchés en ce moment et avec une promotion à La Poste… Le transfert de compétences revêt parfois des visages inattendus. Pour les ressources humaines de France Telecom, le suicide est bien plus qu’ « une mode », il est un critère de recrutement.
Tiens en parlant d’embauche, notre petit PDR avait recruté pour son intervention de New York, à l’occasion du G20, David Pujadas et Laurence Ferrari. Un homme, une femme, pour une allégeance à deux sexes : un Pujadas très appliqué, tiré à quatre épingles, ses questions aussi lisses que son costard, une coupe de cheveux de premier de la classe ; Laurence Ferrari, endimanchée, look vieille poule du samedi soir, digne d’une soirée pour célibataires endurcis. Les deux compères et leurs yeux admiratifs ont livré une partition parfaite : faire de leur hôte l’icône de l’anticapitalisme.
Un sketch.
Il nous a bien fait marrer Louis de Funès ! Je cite « le capitalisme va être moralisé », « le secret bancaire et les paradis fiscaux n’existent plus… ». Du grand art ! Du contenu au grand fou rire!
Après ou avant cette pause spectacle au profit de sa gloire, notre petit PDR grimpé sur des échasses à la tribune onusienne a comme ses collègues de boulot, menacé l’Iran de mesures de rétorsion en faisant les gros yeux, au cas où les dirigeants à barbes de ce pays persévéreraient dans le développement nucléaire.
Ahmadinejad a bien ri. Beaucoup.
En réaction, les militaires iraniens ont exhibé une de leurs dernières créations : un missile longue portée, capable d’atteindre sans trop forcer Israël, l’ennemi juré.
Le nom de leur engin : le Prophète ! Et dire que ce sont ces mêmes tarés qui ont hurlé au scandale pour deux trois caricatures de leur Dieu à l’humour aussi court que leurs idées… Eux le déguisent en missile, va comprendre…
Bientôt dans cette région poudrière, au passage de ce joli joujou, les habitants des pays survolés s’exclameront « tiens le Prophète passe… ». En Israël, les hommes visés raccrocheront le téléphone en s’écriant « désolé chérie, je te laisse, voilà le Prophète… » Ce seront bien les seules fois avérées et prouvées où un quelconque Prophète apparaîtra…
En attendant, rendons à César ce qui est à César, et relevons cette belle métaphore, révélatrice, du Prophète à travers ce missile : le Prophète est bien issu d’un long travail, d’une longue, inaltérable, vacharde, sans scrupule imagination, fruit d’une volonté dominatrice sans borne. Au départ, au décollage de la belle histoire, il fait beaucoup de bruit, le Prophète, il impressionne et engendre la peur moutonnière, aussi bien dans son antre que chez ses ennemis, avec l’ultime but : la destruction de l’infidèle…
Les athées remercient cordialement l’initiateur de cette trouvaille…
En représailles à ce culot « monstre », le 20h vraiment à 20h de TF1 a inauguré et répondu du tac au tac. Ce fut l’occasion d’un mini buzz ! Le buzz ? Les requins de l’information et du merchandising ont posé Claire Chazal sur son bureau, en posture prétendue sexy, un genou à vue pour émoustiller les téléspectateurs libidineux, du trentenaire puceau au quinquagénaire bedonnant. Elle a joué le jeu, la Clara Claire Chazal Morgane de la grande messe, elle a accepté la nympho de l’info, d’ouvrir la guerre d’Afghanistan et les inondations en Asie, en découvrant son intime déontologie… Demain Pernault en string à quatre pattes dans le studio…
La libido n’est apparemment pas seulement printanière.
Le suicide non plus.
Le Président Directeur Général (quel titre pompeux ! Ils auraient pu rajouter Caporal Chef Commandant…), le PDG donc, de France Telecom a décrété les trop nombreux suicides dans son entreprise, comme « une mode ». Une mode est normalement, intrinsèquement passagère, futile, temporaire, résumons : « saisonnière ».
Malheureusement la détresse se fout du temps qu’il fait dehors, de savoir si les feuilles se dandinent aux bouts des branches ou au pied du tronc, de savoir si le soleil est estival ou hivernal.
Au regard du massacre, on distingue les contours scélérats de la restructuration de l’ex entreprise publique. On imagine la flopée de petits chefs tatillons, voire nazillons, formés à la prime au rendement, pour descendre le moral des troupes et les acculer au grand saut, au geste fatal.
France Telecom licencie, dégraisse de manière « subtile », finie la traditionnelle porte qui claque, place à la corde qui pend.
Les pourris origines de ces drames terribles ne seront pas menacés, encore moins condamnés, ils sont embauchés en ce moment et avec une promotion à La Poste… Le transfert de compétences revêt parfois des visages inattendus. Pour les ressources humaines de France Telecom, le suicide est bien plus qu’ « une mode », il est un critère de recrutement.
Tiens en parlant d’embauche, notre petit PDR avait recruté pour son intervention de New York, à l’occasion du G20, David Pujadas et Laurence Ferrari. Un homme, une femme, pour une allégeance à deux sexes : un Pujadas très appliqué, tiré à quatre épingles, ses questions aussi lisses que son costard, une coupe de cheveux de premier de la classe ; Laurence Ferrari, endimanchée, look vieille poule du samedi soir, digne d’une soirée pour célibataires endurcis. Les deux compères et leurs yeux admiratifs ont livré une partition parfaite : faire de leur hôte l’icône de l’anticapitalisme.
Un sketch.
Il nous a bien fait marrer Louis de Funès ! Je cite « le capitalisme va être moralisé », « le secret bancaire et les paradis fiscaux n’existent plus… ». Du grand art ! Du contenu au grand fou rire!
Après ou avant cette pause spectacle au profit de sa gloire, notre petit PDR grimpé sur des échasses à la tribune onusienne a comme ses collègues de boulot, menacé l’Iran de mesures de rétorsion en faisant les gros yeux, au cas où les dirigeants à barbes de ce pays persévéreraient dans le développement nucléaire.
Ahmadinejad a bien ri. Beaucoup.
En réaction, les militaires iraniens ont exhibé une de leurs dernières créations : un missile longue portée, capable d’atteindre sans trop forcer Israël, l’ennemi juré.
Le nom de leur engin : le Prophète ! Et dire que ce sont ces mêmes tarés qui ont hurlé au scandale pour deux trois caricatures de leur Dieu à l’humour aussi court que leurs idées… Eux le déguisent en missile, va comprendre…
Bientôt dans cette région poudrière, au passage de ce joli joujou, les habitants des pays survolés s’exclameront « tiens le Prophète passe… ». En Israël, les hommes visés raccrocheront le téléphone en s’écriant « désolé chérie, je te laisse, voilà le Prophète… » Ce seront bien les seules fois avérées et prouvées où un quelconque Prophète apparaîtra…
En attendant, rendons à César ce qui est à César, et relevons cette belle métaphore, révélatrice, du Prophète à travers ce missile : le Prophète est bien issu d’un long travail, d’une longue, inaltérable, vacharde, sans scrupule imagination, fruit d’une volonté dominatrice sans borne. Au départ, au décollage de la belle histoire, il fait beaucoup de bruit, le Prophète, il impressionne et engendre la peur moutonnière, aussi bien dans son antre que chez ses ennemis, avec l’ultime but : la destruction de l’infidèle…
Les athées remercient cordialement l’initiateur de cette trouvaille…

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire