mardi 8 septembre 2009

D'une info à une autre,


Le JT d’M6 est la grande affaire de cette rentrée télévisuelle. « La petite chaine qui monte » fut longtemps le sobriquet de cette maison hertzienne.

Elle monte c’est vrai.

Elle ne se contente plus de diffuser des « sagas » américaines aux scénarios plus maigres que Kate Moss.

M6 grimpe l'échelle de la connerie, la garce.

Elle a plongé tête la première dans la téléréalité, avec le mémorable accouplement aquatique, entre un grand dadais et une bimbo siliconée. Elle nous a révélé dans un même temps le talent pour la télé poubelle de B. Castaldi, grand apôtre du trash scénarisé, pour vendre entre deux pauses, des serviettes hygiéniques et du papier cul. Elle est coupable d’avoir mis sur le devant de la scène des « artistes » imbuvables, clowns tristes du vote par SMS, mais qualifiés pour le besoin des promoteurs de « Nouvelle Star », à coups de grosses louches. Le gavage d’oies ne s’exerce pas que dans les fermes…

Bref elle a déjà un panel exemplaire de vulgarités et de tocs à son actif. Comme son grand modèle TF1.

Elle souhaite continuer dans le grand art, elle veut cette fois se draper dans le sérieux, ils ont mis de côté la gaudriole pour les ados boutonneux et la fameuse ménagère de moins de 50 ans, icône du goût de chiotte.

Ils lancent leur grande messe du 20H, leur journal télévisé. Enfin 20H… plus exactement 19h45, ça c’est pour l’élan novateur… ça en jette dis donc… Le tout présenté par une femme à l’allure de chasseuse de têtes. Peu importe son nom. Et ça fait la une des journaux spécialisés ou non, les rubriques « télévision » des grands quotidiens écrits et j’en passe. A croire que sans cette "incroyable audace », l’actualité des médias aurait été triste et fade. Il ne faut pas grand-chose pour réjouir et occuper les dandys si créatifs de la petite lucarne, qui vendent ce que toutes les autres chaines font déjà, comme de l’exceptionnel.

Tiens au fait… à propos d’exclusivité…

Le magasine Marianne titre cette semaine sur les révélations de l’ancien chef de gare des renseignements généraux. En abrégé : RG. Le périmé boss balance sur ses anciennes occupations et bave deux, trois secrets-défense et quelques saloperies dont sont capables les James Bond français.

Ce titre sonne faux. Creux. Délavé.

Un titre malheureusement devenu anachronique… malgré lui, malgré certainement son intéressante teneur. Comme dirait un Président récent, ce genre d’accroche fait « Pssshit… ». D’une les secrets-défense ne sont plus un secret pour personne, ils existent. Le citoyen lambda y prend garde entre la biscotte et le café. Sans plus.

De deux, le temps de ces scoops est passé.

Le quotidien est jonché de scandales, de révélations, de motifs à faire éclater en feux d’artifices des affaires d’Etat à la pelle. Mais l’heure n’est plus à s’heurter des manœuvres frauduleuses de ses dirigeants, l’homme est tristement inondé de coups bas, de « Clearstream » en paquet de dix, de secrets d’Etat en colis avec de jolis rubans… Les secrets d’Etat ne font plus recette sur la place publique. Souvenez-vous à la vitesse où a été étouffé, et avec l’accord silencieux de toute la population, les suspicions dont étaient l’objet les attentats de Karachi contre les employés de la DCN de Cherbourg et leurs possibles tenants et aboutissants (financement de la campagne de Balladur en 1995 ?…).

Les secrets d’Etat ne sont plus à la page, au contraire de Secret story qui rencontre, lui, la passion débordante de curiosité des cerveaux usés par l’incohérence et l’indigence d’une grande part de nos têtes d’affiches politiques et leurs ambitions délirantes.

En parlant d’ambition, un homme en a et le clame haut et fort… et seul.

Bayrou.

Vous aviez deviné ? Il faut dire que la description était facile et l’indice « seul » ôtait le moindre doute.

Il veut rassembler les forces d’opposition pour faire barrage à la politique de notre petit PDR, en route pour un renouvellement de bail au palais de l’Elysée… Bayrou, ses oreilles décollées et son air réjoui nous font mal... Il fait un appel du pied, le gauche, au Parti Socialiste pour une alliance politique. Son but étant bien entendu, la culbute suprême : Président de la République.

C’est beau l’espoir…

Il s’est bien habillé pour de jolies photos, les bras en V, gestuelle gaullienne, sourire de vainqueur, mains tendues vers son public et vers la principale force de gauche… une larme nous échapperait presque… de rire… Il geint, gigote, gesticule, nous ressert sa posture présidentielle, son ton rassembleur, Papa parle, on écoute les enfants.

Les enfants ne sont pas dupes…

Bayrou lors de son show estival a admis ne pas connaitre David Guetta. Certain en ont profité pour le railler. Ah bon ? Il est plutôt chanceux le François ! Que ses grandes esgourdes n’aient pas croisé la purée musicale de cet industriel de la musique électro de supermarché, vendue comme branchée pour les zombies d’une sous jet set en mal de reconnaissance ou pour le populo stressé sous les sunlights robotiques, est une chose qu’on ne peut lui reprocher ! L’innocence de Bayrou n’empêche pas les boites de nuit de diffuser à coup d’enceintes saturées, les notes indigestes, les paillettes et le toc, de David « Ghetto ».

A ce propos.

La rentrée scolaire ne sera pas la seule à être chamboulée par la grippe A. Les boites de nuit vont devoir organiser leur propre lutte contre la grippe du cochon, pour éviter la profusion de ce virus lors des soirées mousse, tee-shirt mouillés, gogos danseuses, strings et capotes à gagner… Les jeux et les cadeaux des boites de nuit sont toujours d’une classe folle… La première mesure est de supprimer les pailles pour siroter sa vodka-orange, pour éviter l’échange de salive…

Bien sur…

Pour éviter la diffusion de la grippe A, il va falloir faire mieux…

Les pailles ne sont qu’une maigre cible. Il va falloir danser avec un masque, rouler une pelle avec un masque, draguer une pouf avec un masque, chauffer un beauf tee-shirt moulant, grosses chaines avec un masque, vomir sur le parking « en relevant » le masque sous peine de mauvaise surprise. Le DJ avec un masque, ça c’est la bonne idée…

En parlant de masque… un homme a bien fait de ne pas en porter. Il a joué sur son physique, disons peu facile, pour se forger une carrière basée sur un humour potache et sur ses traits hideux.

Sim a disparu.

Officiellement.

Sale temps pour la planète du spectacle. Mickael Jackson et maintenant Sim, trublion d’après guerre… Chacun ses vedettes… En hommage les fans de Sim se réuniront dans la France entière, y compris au Trocadéro pour singer leur maître, tous avec des têtes plus affreuses les unes que les autres…

Le monde est mal fait.

Imaginez les hommages conjugués des deux « artistes » et la planète s’offrait le clip de « Thriller » en mondiovision !

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