
Arrêtez confrères, frères cons et autres congénères cons génitaux !
Arrêtez votre acharnement contre cet homme, ce pauvre type, au beau visage d’ange ses joues rosées d’une timidité permanente !
Arrêtez ce lynchage médiatique contre cette silhouette fluette, ce physique à jouer les méchants dans la célèbre « Grande vadrouille »…
Stoppez cette chasse indigne ! Macabre manipulation selon notre Premier ministre et ses gros sourcils tristes et mal brossés…
Cessez cette cabale d’un autre âge ! Ce fauché idéologique a bien des soucis dans son ministère de l’Intérieur en charge du délit de sale gueule, une lourde et bien fade peine.
Ne vous laissez pas prendre au jeu des images volées lors d’une fin de banquet trop arrosée !
D’ailleurs il supporte très modérément les alcools. Ces derniers lui donnent encore davantage cet air corniaud miné par la vinasse.
Stoppez cette battue ignoble ! Cet être est si fragile, porcelaine au milieu de la politique d’égout…
On se croirait à une chasse aux sans papiers…
Brice Hortefeux ne ferait pas de mal à son prochain.
Tout homme est son frère.
Souvenez-vous ingrats ! Il a aidé tous ces bougres victimes du mal du pays à regagner leurs jungles sauvages, leurs nations en guerre, leurs patries sous dictatures à bord d’avions spécialement affrétés par ses soins.
Un coup de pied au cul en guise de billet. Direction la pauvreté.
Un temps heureux initié par ses soins et sa gouaille du travail bien fait, du chiffre rond. Un temps jadis où son humanisme sans bornes lui permettait ces largesses d’esprit, cette générosité toute « nationale », au sein du ministère de l’Immigration et de la carte d’identité certifiée conforme. Alors, je vous le demande, maîtrisez votre joug ! Son successeur, un scélérat de gauche, lui est bien supérieur…
Quoi il a déjà fait des siennes ? Il était favorable au tatouage génétique des immigrants souhaitant un regroupement familial ? Quoi de plus normal pour un passionné de sciences. Il aime les arbres généalogiques propres, le fichage précis et concis.
Revenons à notre affaire et ce bouleversant court métrage. Brice n’est qu’un blagueur de fin de ripaille, d’apéro trop arrosé, il aime la gaudriole vacharde et stéréotypée, tout au plus. Il a vu du monde, un public carnassier et motivé. Il aime l’humour et le "one man show". Il était inspiré et en a marre de se manger du Anne Romanoff. Il s'est lancé tel un Bigard au Stade de France...
Un brave homme. Ne vous m’éprenez pas.
Ce digne serviteur de l’État est victime d’une grosse mascarade, il a prononcé ces paroles imbéciles sous la contrainte et la pression insupportable de gros auvergnats à moustaches, sous la pression des méchants photographes et leurs vilains flashs, sous la pression d’une fin d’été propice à une ratonnade, pardon une pantalonnade. Peu importe la pression, peu importe d’où elle vienne, cet homme est sensible. Il a peur de la foule.
Vous insistez ?
Bon qu’est ce qu’on lui reproche ?
Allez lumière !
J’ai vu la vidéo et les sous-titres correspondants. Au début, je dois l’avouer, j’ai cru à un nouveau canular de Gérald Dahan.
Mais non.
Description de la scène incriminée.
On voit Brice, pull d’un pur bleu clair, délicatement déposé sur sa carrure somme toute moyenne, une fine chemise rayée coquette pour la guinguette, ses cheveux en arrière à la Emile & Images, un style en osmose dans l’ambiance méchoui du dimanche.
Jusque là rien à dire ?
Si ?
Goût vestimentaire de chiottes ?
Je ne m’engagerai pas sur ce terrain…
Brice se promène, déambule avec son pote Copé attifé de son éternel costume de vendeur de bagnoles, muni de son sourire crispé et crispant, un faciès véritable appel à la violence... Des sympathisants approchent, meuglent.
Parmi le troupeau, une cible.
Brice observe l’étranger, pardon le militant. Sa première phrase est un compliment sur la taille robuste du voleur de poule, pardon du militant, « il est beaucoup plus grand que nous en plus… ».
Jusque là, rien à dire ?
Si ?
« Plus grand que nous « en plus » … » En plus de quoi ? Oui là je ne sais pas… le jeune homme est bronzé, peut-être revient t-il de vacances ? Et évidemment Brice n’est pas Brice de Nice, à côté il a la tronche d’un lait caillé… Le jeune individu est arrogant ? Ça n’a pas l’air. Il n’est pas là où il devrait être ? Il n’a pas ses papiers ? En plus de quoi alors ? Mystère…
Brice auvergnat tout juste sorti de sa chaîne de volcans poursuit « il ne correspond pas du tout au prototype … ».
Jusque là rien à dire ?
Si ?
Est-ce qu’il existe un prototype ? Et lequel évoque Brice ?
Non ...? ! Vous croyez qu’il parle du même prototype sur lequel Jean-Marie le Pen déblatère dans ses discours nauséabonds, provocations, extrémismes, autour desquels le parfum xénophobe flotte comme une vieille rengaine : l’arabe de banlieue, un couteau entre les dents, nez fourchu, regard de tueur, persécuteur de flics, dealer, suceur d’allocs, voleur de sacs ? Non… Pas lui... pas le ministre de l'Intérieur...
Bon passons, c’est certainement une erreur.
Brice poursuit, pose pour la photo, lève le bras droit, oui le bras droit... pour se recoiffer je crois, un rictus, il attend le petit aigle sortir, et ajoute réjouit « il en faut bien un. Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes… ».
Jusque là, c’est la merde…
Oui.
Pourquoi « il en faut un » ? L’UMP a un quota ? Un arabe toutes les cent clichés pour ne pas effrayer les auvergnats à bacchantes ou les photographes aux objectifs agressifs ?
« Quand il y en a un ça va » ? Pourquoi ? Faut avoir peur de ce barbare, pardon ce militant, quand il se promène en famille ?
« C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes » ? Ah bon, ce profane, pardon ce militant, attaque en bande ? Il existe des places où cette brute immigrée, pardon ce militant, vit spécialement ? Ils ont des casquettes ? Des baskets ? Des chiens d’attaque ? Ils piquent notre boulot ? Ils ont des armes ? Ils inquiètent notre belle France rance recroquevillée derrière ses tas de fumiers ? Ils sont responsables de la crise ? Ils ne sont pas français, ils ne sentent pas le vieux béret et la croûte de camembert ? Ils …
Non, Brice n’a pu induire et sous entendre cet immondice, ce tas de préjugés hideux, cette crasse tortueuse, cette infamie sordide pullulante de haine sous-cutanée, non, ce n’est pas possible, pas autant de fientes en si peu de mots…
Si ?
Et ces amis du gouvernement le défendent par vents et travers ? Surtout de travers… Ah… surtout Copé, ça c’est moins étonnant. Et l'arabe, pardon le militant, il dit quoi ? Ah, il préfère sa tunique UMP que ses origines mises à mal...
Brice, un chic type…
Arrêtez votre acharnement contre cet homme, ce pauvre type, au beau visage d’ange ses joues rosées d’une timidité permanente !
Arrêtez ce lynchage médiatique contre cette silhouette fluette, ce physique à jouer les méchants dans la célèbre « Grande vadrouille »…
Stoppez cette chasse indigne ! Macabre manipulation selon notre Premier ministre et ses gros sourcils tristes et mal brossés…
Cessez cette cabale d’un autre âge ! Ce fauché idéologique a bien des soucis dans son ministère de l’Intérieur en charge du délit de sale gueule, une lourde et bien fade peine.
Ne vous laissez pas prendre au jeu des images volées lors d’une fin de banquet trop arrosée !
D’ailleurs il supporte très modérément les alcools. Ces derniers lui donnent encore davantage cet air corniaud miné par la vinasse.
Stoppez cette battue ignoble ! Cet être est si fragile, porcelaine au milieu de la politique d’égout…
On se croirait à une chasse aux sans papiers…
Brice Hortefeux ne ferait pas de mal à son prochain.
Tout homme est son frère.
Souvenez-vous ingrats ! Il a aidé tous ces bougres victimes du mal du pays à regagner leurs jungles sauvages, leurs nations en guerre, leurs patries sous dictatures à bord d’avions spécialement affrétés par ses soins.
Un coup de pied au cul en guise de billet. Direction la pauvreté.
Un temps heureux initié par ses soins et sa gouaille du travail bien fait, du chiffre rond. Un temps jadis où son humanisme sans bornes lui permettait ces largesses d’esprit, cette générosité toute « nationale », au sein du ministère de l’Immigration et de la carte d’identité certifiée conforme. Alors, je vous le demande, maîtrisez votre joug ! Son successeur, un scélérat de gauche, lui est bien supérieur…
Quoi il a déjà fait des siennes ? Il était favorable au tatouage génétique des immigrants souhaitant un regroupement familial ? Quoi de plus normal pour un passionné de sciences. Il aime les arbres généalogiques propres, le fichage précis et concis.
Revenons à notre affaire et ce bouleversant court métrage. Brice n’est qu’un blagueur de fin de ripaille, d’apéro trop arrosé, il aime la gaudriole vacharde et stéréotypée, tout au plus. Il a vu du monde, un public carnassier et motivé. Il aime l’humour et le "one man show". Il était inspiré et en a marre de se manger du Anne Romanoff. Il s'est lancé tel un Bigard au Stade de France...
Un brave homme. Ne vous m’éprenez pas.
Ce digne serviteur de l’État est victime d’une grosse mascarade, il a prononcé ces paroles imbéciles sous la contrainte et la pression insupportable de gros auvergnats à moustaches, sous la pression des méchants photographes et leurs vilains flashs, sous la pression d’une fin d’été propice à une ratonnade, pardon une pantalonnade. Peu importe la pression, peu importe d’où elle vienne, cet homme est sensible. Il a peur de la foule.
Vous insistez ?
Bon qu’est ce qu’on lui reproche ?
Allez lumière !
J’ai vu la vidéo et les sous-titres correspondants. Au début, je dois l’avouer, j’ai cru à un nouveau canular de Gérald Dahan.
Mais non.
Description de la scène incriminée.
On voit Brice, pull d’un pur bleu clair, délicatement déposé sur sa carrure somme toute moyenne, une fine chemise rayée coquette pour la guinguette, ses cheveux en arrière à la Emile & Images, un style en osmose dans l’ambiance méchoui du dimanche.
Jusque là rien à dire ?
Si ?
Goût vestimentaire de chiottes ?
Je ne m’engagerai pas sur ce terrain…
Brice se promène, déambule avec son pote Copé attifé de son éternel costume de vendeur de bagnoles, muni de son sourire crispé et crispant, un faciès véritable appel à la violence... Des sympathisants approchent, meuglent.
Parmi le troupeau, une cible.
Brice observe l’étranger, pardon le militant. Sa première phrase est un compliment sur la taille robuste du voleur de poule, pardon du militant, « il est beaucoup plus grand que nous en plus… ».
Jusque là, rien à dire ?
Si ?
« Plus grand que nous « en plus » … » En plus de quoi ? Oui là je ne sais pas… le jeune homme est bronzé, peut-être revient t-il de vacances ? Et évidemment Brice n’est pas Brice de Nice, à côté il a la tronche d’un lait caillé… Le jeune individu est arrogant ? Ça n’a pas l’air. Il n’est pas là où il devrait être ? Il n’a pas ses papiers ? En plus de quoi alors ? Mystère…
Brice auvergnat tout juste sorti de sa chaîne de volcans poursuit « il ne correspond pas du tout au prototype … ».
Jusque là rien à dire ?
Si ?
Est-ce qu’il existe un prototype ? Et lequel évoque Brice ?
Non ...? ! Vous croyez qu’il parle du même prototype sur lequel Jean-Marie le Pen déblatère dans ses discours nauséabonds, provocations, extrémismes, autour desquels le parfum xénophobe flotte comme une vieille rengaine : l’arabe de banlieue, un couteau entre les dents, nez fourchu, regard de tueur, persécuteur de flics, dealer, suceur d’allocs, voleur de sacs ? Non… Pas lui... pas le ministre de l'Intérieur...
Bon passons, c’est certainement une erreur.
Brice poursuit, pose pour la photo, lève le bras droit, oui le bras droit... pour se recoiffer je crois, un rictus, il attend le petit aigle sortir, et ajoute réjouit « il en faut bien un. Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes… ».
Jusque là, c’est la merde…
Oui.
Pourquoi « il en faut un » ? L’UMP a un quota ? Un arabe toutes les cent clichés pour ne pas effrayer les auvergnats à bacchantes ou les photographes aux objectifs agressifs ?
« Quand il y en a un ça va » ? Pourquoi ? Faut avoir peur de ce barbare, pardon ce militant, quand il se promène en famille ?
« C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes » ? Ah bon, ce profane, pardon ce militant, attaque en bande ? Il existe des places où cette brute immigrée, pardon ce militant, vit spécialement ? Ils ont des casquettes ? Des baskets ? Des chiens d’attaque ? Ils piquent notre boulot ? Ils ont des armes ? Ils inquiètent notre belle France rance recroquevillée derrière ses tas de fumiers ? Ils sont responsables de la crise ? Ils ne sont pas français, ils ne sentent pas le vieux béret et la croûte de camembert ? Ils …
Non, Brice n’a pu induire et sous entendre cet immondice, ce tas de préjugés hideux, cette crasse tortueuse, cette infamie sordide pullulante de haine sous-cutanée, non, ce n’est pas possible, pas autant de fientes en si peu de mots…
Si ?
Et ces amis du gouvernement le défendent par vents et travers ? Surtout de travers… Ah… surtout Copé, ça c’est moins étonnant. Et l'arabe, pardon le militant, il dit quoi ? Ah, il préfère sa tunique UMP que ses origines mises à mal...
Brice, un chic type…

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